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jeudi 27 mars 2014

La Banque WIR, le succès d'une banque suisse sans but lucratif

La Banque WIR


Réponse à la crise financière: principe de la coopérative et monnaie complémentaire

par W. Wüthrich, Zurich

hd. Ces prochaines semaines, Horizons et débats publiera une série d’articles relatifs à la crise financière. Le contexte mondial doit être examiné. Sans noircir le tableau, nous esquisserons des réponses et tracerons des voies permettant de surmonter la crise. L’histoire de la Caisse d’épargne zurichoise d’aide aux paysans (voir no 35/36 d’Horizons et débats) a marqué un début. L’exemple de la Banque WIR lui succède aujourd’hui. Beaucoup de place sera consacrée aux idées de Raiffeisen.
Le 16 octobre 1934, une société coopérative a été fondée, qu’il convient aujourd’hui de considérer comme unique dans sa conception et son développement. Elle se nommait WIR Cercle économique société coopérative, mais a changé de nom il y a quelques années et s’appelle maintenant Banque WIR. On peut lire dans les statuts que la Société coopérative WIR est une organisation d’entraide d’exploitations commerciales, artisanales et de services. Elle a pour but de stimuler ses participants, de mettre, par le système WIR, leur pouvoir d’achat au service les uns des autres et de le maintenir dans leurs rangs afin de procurer aux participants un chiffre d’affaires supplémentaire.1

Principe de base

La Société coopérative WIR est une communauté qui se caractérise par un système monétaire complémentaire. Comme une banque centrale, elle émet sa propre monnaie, qui circule parmi ses associés à titre de moyen de paiement et dans laquelle elle octroie des crédits. La valeur du WIR est liée au franc suisse (1 WIR = 1 CHF). Une caractéristique principale est l’absence de taux d’intérêt. Les avoirs en compte ne sont pas rémunérés. C’est une incitation à vite dépenser l’argent et à accroître ainsi le chiffre d’affaires entre participants. A l’origine, les avoirs n’étaient pas seulement non rémunérés: un droit de rétention était perçu. Cela devait inciter encore davantage à remettre l’argent rapidement en circulation.

Un exemple

La commission des crédits de la Société coopérative WIR octroie un prêt hypothécaire de 100 000 WIR-CHF contre remise des sûretés usuelles en matière bancaire. Toutefois, elle ne prête pas l’argent de ses clients – comme le font les autres banques – mais émet l’argent elle-même, aujourd’hui en cliquant sur l’ordinateur. Contrairement au cas de l’institut d’émission, l’argent est créé non de par la loi, mais par un contrat et par la disposition d’une communauté à accepter l’argent de la société coopérative. Le preneur de crédit utilisera l’argent pour bâtir une maison, par exemple. Il paiera les artisans, qu’il connaît comme associés de la société coopérative. Ceux-ci règleront ainsi des factures de matériaux établies par d’autres associés qui, à leur tour, effectueront des paiements, etc. En règle générale, les factures seront payées en WIR à raison de 30 à 40% du montant total. Le solde sera payé en francs, car les entreprises participantes versent leurs salaires en francs et de nombreux autres frais, tels les impôts, ne peuvent pas être payés en WIR. – Ainsi, le prêt hypothécaire résultant de monnaie nouvelle crée un chiffre d’affaires dans la société coopérative pour de nombreuses années, jusqu’à ce que le crédit soit remboursé.
Le taux de l’intérêt perçu ne se chiffre actuellement qu’à 1%. Il correspond à peu près à la marge d’intérêt2 dans les banques et atteint, en moyenne, à long terme, un tiers des taux bancaires normaux. Il suffit à couvrir les frais et à constituer des réserves suffi­santes. Cette possibilité s’offre parce que la société coopérative produit la monnaie comme un institut d’émission. Une banque normale reçoit des fonds d’épargne, paie de ce fait des intérêts et prête l’argent à son tour. Elle payera aussi des intérêts pour recevoir l’argent de l’institut d’émission.
Depuis 1936, la Société coopérative WIR a le statut d’une banque et est soumise aux strictes prescriptions de la Commission fédérale des banques. La loi sur les banques prévoit un certain rapport entre les fonds propres et les actifs. Le volume du crédit n’est donc pas illimité. La monnaie WIR est couverte par des biens. Derrière chaque paiement effectué avec de la monnaie WIR, il y a un échange de biens et de services.
La société coopérative donne une plate-forme à ses membres pour s’offrir les uns aux autres des biens et des services. En font partie, outre la liste des participants – aujourd’hui en ligne – des brochures, des foires, des services de distribution, etc. Plus de 90 000 visiteurs de toutes les parties du pays ont visité l’an dernier les quatre grandes foires de Zurich, Lucerne, Wettingen et Berne, afin de faire connaissance d’autres coopérateurs et de leurs offres. De surcroît, les groupes régionaux organisent des rencontres politiques et culturelles. En 2007, 53 manifestations ont eu lieu, qui ont attiré 1600 personnes.
Le système exige que les participants planifient leurs besoins en francs WIR et dressent un budget. Les francs peuvent être échangés à tout moment contre des WIR. En revanche, les francs WIR ne peuvent être dépensés que chez d’autres coopérateurs contre des produits ou des services. Ou peuvent servir au remboursement d’un crédit. Un échange contre des francs n’est pas possible.

Système de monnaie complémentaire

Selon la théorie monétaire, WIR est une monnaie complémentaire. On entend par là l’accord conclu au sein d’une communauté et visant à accepter une monnaie qui n’est pas la monnaie nationale comme moyen d’échange. La monnaie complémentaire ne remplace pas la monnaie nationale. Toutefois, elle exerce une fonction sociale pour laquelle la monnaie nationale n’a pas été créée. Dans la Société coopérative WIR, les associés se soutiennent mutuellement en achetant les uns chez les autres avec leur propre monnaie et en pouvant recevoir des crédits de la centrale très avantageux. C’est important à des époques particulièrement difficiles sur le plan économique ou lors de hausses de taux d’intérêt. Le bien-être est généré et le chômage empêché.

Fondation de la Société coopérative WIR

Organisation d’entraide, la Société coopérative WIR a été fondée en 1934 par Werner Zimmermann, Paul Enz et 14 autres personnes – toutes convaincues par la théorie de la monnaie franche de Silvio Gesell. La dépression économique a frappé durement les petites et moyennes entreprises de l’époque. Les chiffres d’affaires se sont effondrés et de nombreux collaborateurs n’ont plus pu être employés. Il n’y avait pas de signe d’amélioration. Du point de vue de la doctrine de la monnaie franche, la cause de ce désastre résidait dans l’insuffisance de l’approvisionnement en monnaie et dans la perturbation de la circulation monétaire par la thésaurisation de la monnaie. – Comment cela s’est-il produit? De nombreuses banques ont fait faillite. Dans la seule Europe, elles étaient plus de mille. De grandes banques, telle la Kreditanstalt en Autriche, en faisaient partie. Beaucoup de personnes avaient perdu confiance et conservaient leur argent de préférence chez elles. En Suisse, on estimait que quelque 20% des billets en circulation étaient thésaurisés hors du système bancaire. Dans d’autres pays, le taux semble avoir été encore nettement supérieur. Les banques disposaient ainsi de moins d’argent pour accorder des crédits, ce qui a paralysé l’économie. Les monnaies étant liées à l’or, les instituts d’émission ne pouvaient pas mettre autant d’argent en circulation qu’elles le voulaient, contrairement à ce qui se passe aujourd’hui.

Que faire?

Une organisation d’entraide devrait entraider. La Société coopérative WIR a démarré avec 16 associés et un capital initial de 42 000 francs. Le nom de WIR (nous) est non seulement l’abréviation allemande de «Cercle économique société coopérative»; Werner Zimmermann l’a défini aussi comme le contraire de «ICH» (moi). Une communauté peut mieux défendre les intérêts de l’individu. A l’époque, les fondateurs du WIR n’étaient pas seuls. Il y avait, dans le monde, de nombreuses organisations semblables. Des associations et des villages entiers faits d’êtres les plus divers se sont efforcés, par des organisations d’échange et de la monnaie créée par eux-mêmes de s’opposer au climat paralysant de la grande dépression économique. Le processus suivant leur était commun:
1.    Pour compenser la limitation de la monnaie nationale, ils ont créé une monnaie complémentaire dans un cadre restreint, bien discernable.
2.    Ils ont pourvu le nouveau moyen d’échange de l’attrait de ne pas garder ni thésauriser la monnaie, mais de la dépenser rapidement. Non seulement les avoirs n’ont pas été rémunérés, mais un droit de rétention a été perçu. Celui qui ne dépense pas l’argent paie un droit. Cette obligation devrait empêcher que l’argent soit thésaurisé par peur de l’avenir. Les blocages de la pensée et de l’action – qui font aussi partie de l’image de la maladie psychiatrique de la dépression – devraient ainsi être éliminés.

Organisations analogues

Les organisations d’entraide étaient répandues surtout aux Etats-Unis, où le taux de chômage atteignait parfois 25% (10% en Suisse). Elles constituaient la réponse de la société civile aux problèmes quotidiens opprimants. De plus, les monnaies complémentaires ont déjà une longue tradition aux Etats-Unis.
En Allemagne, de nombreuses communes ont créé leur propre système monétaire lors de la grande inflation des années 20. Lorsque la crise économique mondiale a commencé, en 1929, la Société d’échange Wära a été fondée à Erfurt. Elle se considérait comme une association voulant s’opposer à la crise et au chômage sur le plan privé et de par sa propre initiative.

Wörgl

Wörgl, commune de 5000 habitants située près d’Innsbruck, en Autriche, a attiré l’attention.3 Dans cette petite ville et ses environs immédiats, il y avait 1500 chômeurs. Le maire payait les travaux urgents de la commune et partiellement aussi le salaire des employés avec des «Arbeitswertscheine» (billets équivalant à la valeur du travail). Cet argent communal était couvert à 100% par la monnaie nationale. Il pouvait être utilisé au sein de la commune pour l’achat de marchandises et de services. La nouvelle monnaie avait pourtant une particularité: A la fin du mois, chacun devait faire tamponner les billets qui se trouvaient en sa possession et devait payer une taxe de 1%. A la fin de l’année cela représentait 12%. Cette dépense pouvait être évitée si l’on dépensait la nouvelle monnaie avant la fin du mois. Le fait de ne pas dépenser l’argent était donc «puni».
L’échange contre de la monnaie nationale était possible, mais uniquement contre une taxe de 2%.
Pour la population de Wörgl, la participation à cette expérience monétaire était en principe facultative. Elle s’est laissé persuader par son maire et a accepté la nouvelle monnaie. La masse monétaire en circulation – ce qui est bien compréhensible – a augmenté inéluctablement. Le chômage a baissé d’un quart en une année et la situation financière de la commune s’est améliorée de façon significative. Les recettes supplémentaires (des taxes et des impôts) ont pu être utilisées pour des dépenses sociales.
La nouvelle du succès de l’expérience monétaire de Wörgl s’est vite répandue: Un système de paiement complémentaire intelligible au sein d’une collectivité locale ou régionale assure la circulation monétaire, fait baisser le chômage et assure la cohésion. D’autres communes, avant tout en Autriche mais aussi au Liechtenstein (Triesen) ont suivi l’exemple. L’expérience bien documentée a attiré l’attention de politiques et de scientifiques du pays et de l’étranger. L’économiste le plus connu de l’époque, John Maynard Keynes, s’est exprimé positivement. Le Premier ministre français Daladier fut un des nombreux politiciens qui ont visité Wörgl. Tout plaidait en faveur de l’extension de cette expérience couronnée de succès. Mais il n’en fut pas ainsi.

Etouffement de l’entraide mutuelle

La monnaie alternative de Wörgl a été interdite – au motif que seule la banque d’émission avait le droit d’émettre de la monnaie. Les autorités étaient en général sceptiques envers les organisations d’entraide et les monnaies de secours. En Allemagne et en Autriche, elles ont été interdites encore avant la prise du pouvoir par Hitler. Dans le débat politique, l’expérience de Wörgl a d’abord été dénoncée comme une «bêtise». Ensuite elle a été qualifiée d’idée communiste et, après la Seconde Guerre mondiale, de fasciste.
On a entendu parler d’événements semblables aux Etats-Unis où des monnaies complémentaires ont eu une très grande diffusion et où elles ont la tradition la plus longue. En 1933, J. D. Roosevelt a été élu président américain. Dans son discours d’investiture déjà, il annonça un programme qui allait entrer dans l’histoire sous le nom de new deal. La dépression économique avec son taux de chômage élevé devait être combattue. Il annonça des mesures de soutien de l’Etat aux banques et de nombreux et vastes programmes de création d’emplois. Comme les caisses étaient vides, l’Etat dut s’endetter. – En même temps, Roosevelt annonça l’interdiction des monnaies de secours de nombreuses organisations d’entraide.
Roosevelt a-t-il eu du succès avec son new deal? Les programmes de création d’emplois étaient sans doute mieux que rien. De nombreuses personnes ont effectué un travail utile dans le cadre de ces programmes. Le chômage est cependant resté élevé. La plupart des historiens de l’économie sont aujourd’hui d’accord sur le fait que le spectre de la dépression, aux USA comme en Allemagne, n’a disparu qu’avec le passage à l’économie de guerre. Des solutions décentralisées de la société civile auraient sans doute pu améliorer les programmes de l’Etat de manière plus durable.4
En Suisse, les autorités n’ont pas pris de mesures aussi rigoureuses contre les organisations d’entraide qu’en Allemagne et aux Etats-Unis. On a fait la différence entre organisations de droit public et de droit privé. La Société coopérative WIR, organisation privée, a été tolérée. En 1936, elle a été soumise à la loi sur les banques. Des requêtes de communes ont en revanche été rejetées avec la même justification qu’en Autriche. Des grandes communes comme Bienne et Brienz avaient planifié des expériences semblables à celle de Wörgl.

WIR – le seul système de monnaie complémentaire ayant survécu à la guerre

Dans les pays scandinaves, de nombreuses organisations d’entraide ont pu se maintenir avec leurs monnaies complémentaires jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Elles se sont alors toutes dissoutes. Les raisons résidaient d’une part dans des difficultés internes et d’autre part dans les désordres de la guerre. – La Société coopérative WIR a aussi connu des difficultés. Elle a cependant pris un nouvel élan après la Seconde Guerre mondiale et avec le boom économique, le nombre de ses membres a vite augmenté. Cela montre que la monnaie complémentaire n’a pas des avantages seulement pendant une crise écono­mique. Le mécanisme consistant à imposer une taxe à la monnaie WIR a été tout à fait abandonné après la guerre. En cela, la coopérative prenait quelque distance avec la théorie de la monnaie libre de Silvio Gesell. – Cependant l’idée de prêts sans intérêt a été maintenue. Les crédits WIR sont toujours sans intérêt.
Ce correctif avait des raisons tout à fait pratiques: Une incitation aussi massive à dépenser l’argent le plus vite possible s’était avérée bénéfique pour Wörgl. Mais elle aurait été inadéquate en plein boom économique. A la différence de la dépression des années 1930, il n’était plus nécessaire d’animer l’économie dans les années de l’après-guerre. C’était le plein emploi et les autorités suisses étaient occupées à freiner la haute conjoncture.

Une histoire changeante

La Société coopérative WIR a eu un long développement. Du milieu des années 1960 aux années 1970, elle a vécu une grave crise. Plusieurs membres ont vu dans le système WIR une occasion bienvenue de vendre de la marchandise de moindre qualité à des prix excessifs. Ou bien la monnaie WIR a été offerte dans des annonces de journaux 20% plus chère. La société coopérative risquait de voir sa réputation compromise et d’échouer. Il était nécessaire de lutter résolument contre les abus. Le commerce des créances WIR a été interdit par la société coopérative. Ainsi, jusqu’à aujourd’hui, d’année en année, les membres qui enfreignent les statuts sont systématiquement exclus. Le retour à l’idée d’entraide a ramené la société coopérative sur la voie du succès.
62 000 membres environ participent aujourd’hui au système WIR, uniquement des petites et moyennes entreprises. Ils règlent entre eux des paiements d’un montant d’environ 1,65 milliard de francs WIR par année. En tenant compte du fait qu’un paiement s’effectue en moyenne à raison de 30 à 40% seulement en WIR et que le reste s’effectue en francs suisses, le montant des biens et des services échangés au sein de la société coopérative représente plus du double. Les crédits commerciaux et hypothécaires en WIR s’élèvent à environ 860 millions.
La Société coopérative WIR dispose aujourd’hui d’un système de monnaie complémentaire bien au point. Lors du jubilé, en 1984, le directeur de la Société de Banque Suisse de Bâle a déclaré: «A partir d’une organisation d’entraide en temps de crise, WIR est devenue une institution pour les PME financièrement saine, rigoureusement organisée et parfaitement dirigée. Elle complète l’activité des banques et ne constitue pas une concurrence.»
Mais les choses ont changé depuis quelques années.

Banque WIR

En 1998, la société coopérative s’est rebaptisée Banque WIR. Elle a offert à ses membres des comptes de placement en francs suisses aux intérêts attractifs, sans pour autant cesser l’activité WIR. En 2000, elle s’est ouverte au public. Non seulement les entreprises mais aussi les particuliers peuvent aujourd’hui recourir à ses services et devenir membre de la coopérative. Aujourd’hui, chacun peut effectuer ses opérations bancaires en francs suisses chez elle. Ceux qui entrent dans le siège de Bâle pénètrent dans un bâtiment moderne en verre, acier et béton qui n’a rien à envier aux autres bâtiments bancaires. Des comptes d’épargne, de gestion, de placement en francs suisses font partie de l’offre ainsi que des crédits hypothécaires et commerciaux en francs suisses, en WIR ou mixtes.
La banque, qui est présente dans toute la Suisse, a aujourd’hui un bilan de plus de trois milliards de francs. Elle emploie à son siège de Bâle et dans ses 8 agences, réparties dans toute la Suisse, un peu plus de 200 collaboratrices et collaborateurs et forme des apprentis. Il y a peu, elle a aussi introduit la banque électronique.
La Banque WIR est ancrée dans le monde des PME et a sa place dans un réseau multiple de mesures d’entraide à ces PME. Elle s’est très bien imposée ces dernières années. L’argent des clients en francs suisses augmente d’année en année et a dépassé depuis longtemps la barre du milliard. Le nombre des clients «normaux» (qui ne participent pas au système WIR) augmente continuellement. Les organisations de consommateurs comparent souvent ses conditions avec celles d’autres banques. La Banque WIR s’en tire la plupart du temps de manière excellente. Cela n’est pas étonnant, car elle dispose de structures légères et, en tant que coopérative, elle n’est pas forcée d’obtenir un rendement maximal.
Elle organise ses relations avec ses nouveaux clients comme avant, de manière «coopérative». Elle met sur pied des ateliers. Dans ces réunions de travail par petits groupes, il ne s’agit pas seulement d’information et de conseil mais aussi d’un échange d’expériences et de l’élaboration en commun de solutions globales.

En forme pour l’avenir

L’assemblée coopérative de la Banque WIR a maintenant augmenté son capital à 17 millions de francs. L’intégration d’un système de monnaie complémentaire dans une banque «normale» est ainsi achevée. L’organisation d’entraide de 1935 est devenue, au bout de bientôt 75 ans, une banque d’affaires, mais reposant toujours sur une base coopérative. Elle a pour objectif ambitieux de devenir une banque des PME pour toute la Suisse. Elle ne veut cependant pas être une banque universelle5 mais élargir son offre «avec circonspection». La gestion de fortune et les transactions boursières n’en font toujours pas partie. En revanche, elle offre depuis 2006 un prêt écologique à 1% d’intérêt pour des investissements dans des systèmes de chauffage à énergie renouvelable. Mais son domaine principal reste toujours les prêts à intérêt réduit en WIR, en CHF ou mixtes.
Dans le monde de la finance, la Banque WIR est certainement la seule, mondialement, qui, telle une banque d’émission, crée son propre argent et accorde des prêts au sein de la coopérative et effectue des paiements. Les 62 000 PME l’apprécient. Le scepticisme envers la monnaie complémentaire WIR s’est dissipé depuis longtemps. La monnaie de la coopérative a reçu de la British Standards Institution de Londres, avec l’accord de la Banque Mondiale, le code CHW (selon ISO 4217) et a ainsi sa place dans le système financier électronique.
La Banque WIR pourra bientôt fêter son 75e anniversaire. Souhaitons beaucoup de succès à cette institution novatrice nullement concernée par la crise financière.    •
1    Le présent texte se fonde sur les rapports de gestion de la Banque WIR, l’exposé publié à l’occasion du jubilé de la Société coopérative WIR, en 1984, et d’autres sources historiques.
2    Marge d’intérêts = écart entre les taux auxquels une banque rémunère les fonds que lui confient ses clients et ceux qu’elle exige pour ses crédits.
3    Cf. Fritz Schwarz, Das Experiment von Wörgl, Bern 1983.
4    B. Lietaer, Das Geld der Zukunft, Riemann 2002, p. 274
5    Une banque universelle offre tous les services bancaires.

lundi 24 mars 2014

Finance: la meilleure vidéo !



La monnaie fait partie de notre quotidien. Elle est au cœur de nos économies : elle permet les échanges des biens et des services. Pourtant, personne ne sait vraiment qui la fabrique, ni comment elle fonctionne. En partant de ce que tout le monde connait, ce document explique les fondements des systèmes monétaire et bancaire, et en décrypte certaines conséquences. Car c’est bien l’incompréhension du système monétaire par la majorité des citoyens, des journalistes, des politiciens et de nos élites au sens large, qui permet à la finance et aux banques de régner sans entraves.

A diffuser largement sous toute forme utile.

Concepts abordés : la monnaie centrale / la monnaie scripturale / la banque centrale / les banques commerciales privées / le mythe du troc / le crédit à l’époque Sumérienne / l’invention de la monnaie / la monnaie papier et les orfèvres / la couverture partielle des dépôts / la monnaie fiduciaire / lien états – banques / le cours légale / conversion entre monnaie scripturale et centrale / définition d’un dépôt bancaire / transfert intra-bancaire / transfert interbancaire / le règlement bancaires / la compensation / les chambres de compensation / la disparition potentiel des dépôts / le trésor public / le risque systémique / les actifs / les créances / actifs financier, actifs matériels / bilan financier / bilan d’une banque / dépôts au passif / créances à l’actif / la monétisation / le crédit bancaire / la création monétaire ex-nihilo / destruction monétaire / le risque de contrepartie / la circulation de la monnaie / la masse monétaire / la croissance / une système de Ponzi / évolution exponentielle de la masse monétaire / les agrégats monétaires / variation des agrégats monétaires / le refinancement / prise en pension de titres par la banque centrale / le marché interbancaire / l’effet domino / crise de liquidité / crise de 2008 / les saisies bancaires / le sauvetage bancaire / l’assouplissement quantitatif / notions des endettements / l’usure / la concentration des richesses / rôle de la banque centrale / évasion fiscale / l’état et les marchés financiers / les intérêts de la dette / la planche à billet / inflation et déflation / l’hyperinflation / lien entre forces armées et monnaie / la réserve fédérale américaine / la banque des règlements internationaux / démocratie / aristocratie / oligarchie / le gouvernement représentatif / finance et médias / l’union européenne / le lobbying / la destruction de la planète / la décroissance / l’esclavage par la dette / la création de monnaie centrale / la monnaie du futur / intérêt général et intérêt particulier / la dictature parfaite / le conditionnement des peuples / le prêt à penser / les solutions et alternatives.
Que dire de  plus que ces quelques commentaires sur youtube?

"Réalisé par Gabriel Rabhi, ce film va vraiment très très loin, dans la sincérité, la vérité, le progrès de la pensée de tous !
Personne n’avait fait à ce jour une telle synthèse, avec à la fois autant de compétence, de capacité d’analyse et de proposition.
La profondeur et l’étendue à la fois philosophique, historique, logique et économique du message porté par ce film, franchement, c’est du jamais vu.
Il est visible en deux versions, longue et courte, et plusieurs extraits sont visibles sur le site de Gabriel : http://www.inter-agir.fr/
Partagez en masse ! Merci !"
Le film sur Youtube


Un évènement colossal, fruit de SIX MOIS de travail, à diffuser le plus largement possible :
Un film tout nouveau, sorti aujourd’hui même, 21 mars 2014 !
Réalisé par Gabriel Rabhi, ce film va vraiment très très loin, dans la sincérité, la vérité, le progrès de la pensée de tous !
Personne n’avait fait à ce jour une telle synthèse, avec à la fois autant de compétence, de capacité d’analyse et de proposition.
La profondeur et l’étendue à la fois philosophique, historique, logique et économique du message porté par ce film, franchement, c’est du jamais vu.
Il est visible en deux versions, longue et courte, et plusieurs extraits sont visibles sur le site de Gabriel : http://www.inter-agir.fr/
Partagez en masse ! Merci !
AUTRE ACCÈS par  http://www.inter-agir.fr/  AVEC UNE VERSION COURTE  QUE VOICI EN LIEN DIRECT :  https://www.youtube.com/watch?v=JKX76J7j9os&feature=player_embedded


lundi 17 mars 2014

Votons oui en mai pour que les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants

Les pédophiles doivent être interdits de travailler avec des enfants.

https://www.facebook.com/protegeons.les.enfants

Un délinquant condamné pour un délit sexuel avec des enfants ou des personnes dépendantes (par ex., des infirmes) doit perdre le droit d'exercer une activité professionnelle ou bénévole avec des mineurs ou des personnes dépendantes. Voilà l'objectif de l'initiative "pour que des pédophiles ne travaillent plus avec des enfants". De nombreux pédophiles sont des récidivistes. Il est donc important qu'ils ne puissent pas travailler avec des enfants, que ce soit dans un cadre professionnel ou durant les loisirs. Voilà la seule manière d'empêcher que des pédophiles puissent reprendre une activité dans des écoles, des institutions d'handicapés ou des sociétés sportives. On ne voit pas pour quelles raisons un tel délinquant sexuel doive, après avoir purgé sa peine, reprendre une activité qui le remette en contact avec des victimes potentielles. Il existe suffisamment d'autres métiers.
Une loi récemment adoptée par le Parlement prévoit certes une interdiction professionnelle de 10 ans, mais uniquement à la suite d'une condamnation à une peine minimale de six mois. Cela ne suffit pas. De nombreux pédophiles échapperaient à cette interdiction professionnelle ou pourraient reprendre le travail avec des enfants ou des mineurs après 10 ans déjà. Voilà pourquoi cette initiative est indispensable: il faut imposer le principe selon lequel un délinquant sexuel condamné est interdit à vie de travailler avec des enfants ou des personnes dépendantes. Voilà la meilleure manière d'éviter la répétition d'actes pénaux et de nouvelles victimes. Les intérêts des enfants doivent passer avant ceux des délinquants condamnés.
L'initiative populaire «Pour que les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants» est soutenue par un comité interpartis. 

  1. Posté par adalbert le
    Tout d’abord saluons le courage et la détermination de Madame Bussat. Son témoignage illustre la lâcheté de certains élus de gauche, partisans de l’initiative, qui préfèrent renoncer à leurs convictions pour ne pas déplaire à la direction de leur parti, inféodé à l’idéologie soixante-huitarde « il est interdit d’interdire », proclamée par un certain Cohn-Bendit… On le constate aussi lors des votes sur des sujets de société « sensibles » au Conseil national où les groupes PS-Verts votent systématiquement à la quasi unanimité contre des mesures de durcissement des peines contre les pédophiles, pour l’adoption par des couples homosexuels (impliquant le risque de pédophilie), pour la dépénalisation des drogues dites « douces », sans parler du mariage gay et les atteintes répétées aux valeurs familiales et de l’éducation, discréditées constamment par le courant libéral-libertaire dominant.
    D’ailleurs, dans le même registre, cette volonté de « purification idéologique » à l’encontre de journalistes à contre-courant de l’opinion majoritaire sur les sujets sociétaux et autres se retrouve évidemment aussi dans les médias, en particulier dans la clique RTS-Tamedia-Ringier, qui voudrait imposer sa doxa au bon peuple !
  2. Posté par Frederic Bastiat le
    @Lafayette: « C’est consternant de connerie le socialisme suisse »
    Grossière erreur, il y a un mot en trop dans ta phrase. Le dernier.
  3. Posté par dominique degoumois le
    Soyons simplement humain, donc d’aucun partis, puisque tous pervertissent les esprits, et sans doute aussi les corps!
  4. Posté par Vergères P.M. le
    Mme Bussat est grande par son engagement désintéressé pour cette si noble cause qu’est la protection des enfants! Bravo à elle. Si je ne m’abuse, elle était de gauche, tout au moins au début de son combat. Je ne sais si elle l’est encore mais l’attitude scandaleuse de nombreux élus socialistes et le silence embarrassant d’autres gauchistes de tous crins devrait la convaincre que de ce côté-là de la politique, on ne défend pas l’individu, ni adulte, ni enfant. Les êtres qui peuplent cette planète sont autant d’instruments au service du système ou des déviances de ceux qui le font. Jacques Attali, n’avait-il pas d’ailleurs écrit dans l’un de ses livres: (je cite de mémoire) « le clonage est une bonne chose. Imaginez que vous cloniez un enfant. Cet être ne sera donc pas tout à fait un être humain (!!!!) il serait en quelque sorte un « clonimage ». Dans le cas de son usage, il ne pourrait donc plus être reproché d’être pédophile ». ça fait froid dans le dos n’est-ce pas ! Et bien la personne qui a écrit cette horreur n’est pas en prison, ni ostracisé, ni rejeté. Il est écouté comme un grand gourou par sa communauté !

Christine Bussat: « les élus de gauche sont interdits de soutenir l’initiative contre la pédophilie! » [Audio]

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Présidente du comité d'initiative «Pour que les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants», Christine Bussat réagit aux récents propos de Jean-François Steiert et dit tout l'agacement que lui procure l'attitude pour le moins ambiguë de la gauche sur la pédophilie.
Christine BussatOù l'on comprend que Carlo Sommaruga aurait décidé de fusiller les initiatives de la Marche Blanche parce que quelques UDC épars avaient eu le malheur de rejoindre ses rangs.
Ne pouvant avoir la cause pour elle seule, la gauche a préféré tenter de la détruire, comme un enfant casserait un jouet qu'il ne peut posséder seul.
Christine Bussat ne comprend pas:
"En quoi ça vous dérange qu'un pédophile soit éloigné des enfants, en quoi ça vous dérange?"
La question est posée...

Interview de Mme Christine Bussat, lesobservateurs.ch, 11.03.2014
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00:00

Site de l'initiative

Voir encore

Steiert: propagande socialiste contre l’initiative anti-pédophile

Forum: Yannick Buttet attrape Steiert sur la pédophilie

Pédophilie: il faut sauver le soldat Steiert

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Initiative anti pédophiles: la grande peur du PS

Sommaruga à la course pour sauver les pédophiles

MàJ 3 : Yannick Buttet attrape Sommaruga sur la pédophilie

Pédophilie: Carlo Sommaruga ne croit pas en la récidive

Pédophilie: la droite se débat avec une gauche ambiguë

La protection de l’enfance veut des pédophiles à l’école

Logique de gauche: pas de fessées mais des attouchements

Trop méchants avec ces pauvres pédophiles !!!

Pédophilie: Un combat difficile

L’étrange combat du conseiller Sommaruga


Membres du comité

Andreas Aebi (le Conseil national, SVP/BE) · Thomas Aeschi (le Conseil national, SVP/ZG) · Céline Amaudruz (la conseillère nationale, SVP/GE) · Adrian Amstutz (le Conseil national, SVP/BE) · Caspar Baader (le Conseil national, SVP/BL) · Luc Barthassat (alt le Conseil national, CVP/GE) · Max Binder (le Conseil national, SVP/ZH) · Ivo Bischofberger (le Conseil des Etats, CVP/AI) · Christoph Blocher (le Conseil national, SVP/ZH) · Roland Borer (le Conseil national, SVP/SO) · Toni Bortoluzzi (le Conseil national, SVP/ZH) · Jacques Bourgeois (le Conseil national, FDP/FR) · Heinz Brand (le Conseil national, SVP/GR) · Toni Brunner (le Conseil national, SVP/SG) · Roland Büchel (le Conseil national, SVP/SG) · Jakob Büchler (le Conseil national, CVP/SG) · André Bugnon (le Conseil national, SVP/VD) · Yannick Buttet (le Conseil national, CVP/VS) · Martin Candinas (le Conseil national, CVP/GR) · Raymond Clottu (le Conseil national, SVP/NE) · Thomas de Courten (le Conseil national, SVP/BL) · Christophe Darbellay (le Conseil national, CVP/VS) · Fathi Derder (le Conseil national, FDP/VD) · Roland Eberle (le Conseil des Etats, SVP/TG) · Hans Egloff (le Conseil national, SVP/ZH) · Yvette Estermann (la conseillère nationale, SVP/LU) · Hans Fehr (le Conseil national, SVP/ZH) · Olivier Feller (le Conseil national, FDP/VD) · Doris Fiala (la conseillère nationale, FDP/ZH) · Sylvia Flückiger (la conseillère nationale, SVP/AG) · Peter Föhn (le Conseil des Etats, SVP/SZ) · Sebastian Frehner (le Conseil national, SVP/BS) · Oskar Freysinger (le Conseil national, SVP/VS) · Andrea Geissbühler (la conseillère nationale, SVP/BE) · Ueli Giezendanner (le Conseil national, SVP/AG) · Ida Glanzmann (la conseillère nationale, CVP/LU) · Alois Gmür (le Conseil national, CVP/SZ) · Petra Gössi (la conseillère nationale, FDP/SZ) · Jean-Pierre Grin (le Conseil national, SVP/VD) · Hans Grunder (le Conseil national, BDP/BE) · Jean-Paul Gschwind (le Conseil national, CVP/JU) · Bernhard Guhl (le Conseil national, BDP/AG) · Brigitte Häberli (la conseillère aux Etats, CVP/TG) · Ursula Haller (la conseillère nationale, BDP/BE) · Hansjörg Hassler (le Conseil national, BDP/GR) · Markus Hausammann (le Conseil national, SVP/TG) · Alfred Heer (le Conseil national, SVP/ZH) · Verena Herzog (la conseillère nationale, SVP/TG) · Lorenz Hess (le Conseil national, BDP/BE) · Hugues Hiltpold (le Conseil national, FDP/GE) · Thomas Hurter (le Conseil national, SVP/SH) · This Jenny (le Conseil des Etats, SVP/GL) · Rudolf Joder (le Conseil national, SVP/BE) · Hans Kaufmann (le Conseil national, SVP/ZH) · Peter Keller (le Conseil national, SVP/NW) · Hans Killer (le Conseil national, SVP/AG) · Hansjörg Knecht (le Conseil national, SVP/AG) · Alex Kuprecht (le Conseil des Etats, SVP/SZ) · Martin Landolt (le Conseil national, BDP/GL) · Christian Lohr (le Conseil national, CVP/TG) · Filippo Lombardi (le Conseil des Etats, CVP/TI) · Christian Lüscher (le Conseil national, FDP/GE) · Thomas Minder (le Conseil des Etats , SH) · Isabelle Moret (la conseillère nationale, FDP/VD) · Christoph Mörgeli (le Conseil national, SVP/ZH) · Thomas Müller (le Conseil national, SVP/SG) · Felix Müri (le Conseil national, SVP/LU) · Yves Nidegger (le Conseil national, SVP/GE) · Roberta Pantani (la conseillère nationale, Lega/TI) · Guy Parmelin (le Conseil national, SVP/VD) · Bruno Pezzatti (le Conseil national, FDP/ZG) · Gerhard Pfister (le Conseil national, CVP/ZG) · Nadja Pieren (la conseillère nationale, SVP/BE) · Lorenzo Quadri (le Conseil national, Lega/TI) · Fabio Regazzi (le Conseil national, CVP/TI) · Lukas Reimann (le Conseil national, SVP/SG) · Maximilian Reimann (le Conseil national, SVP/AG) · Natalie Rickli (la conseillère nationale, SVP/ZH) · Jean-François Rime (le Conseil national, SVP/FR) · Markus Ritter (Nationarlrat, CVP/SG) · Marco Romano (le Conseil national, CVP/TI) · Albert Rösti (le Conseil national, SVP/BE) · Pierre Rusconi (le Conseil national, SVP/TI) · Gregor Rutz (le Conseil national, SVP/ZH) · Peter Schilliger (le Conseil national, FDP/LU) · Daniela Schneeberger (la conseillère nationale, FDP/BL) · Pirmin Schwander (le Conseil national, SVP/SZ) · Erich von Siebenthal (le Conseil national, SVP/BE) · Jürg Stahl (le Conseil national, SVP/ZH) · Luzi Stamm (le Conseil national, SVP/AG) · Pierre-François Veillon (le Conseil national, SVP/VD) · Albert Vitali (le Conseil national, FDP/LU) · Hansjörg Walter (le Conseil national, SVP/TG) · Hansruedi Wandfluh (le Conseil national, SVP/BE) · Christian Wasserfallen (le Conseil national, FDP/BE) · Walter Wobmann (le Conseil national, SVP/SO) · Lothar Ziörjen (le Conseil national, BDP/ZH) · 
 

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mercredi 12 mars 2014

« Pour la sécurité alimentaire », une initiative fédérale suisse.

« Pour la sécurité alimentaire », une initiative capitale pour l'agriculture et les générations futures

 

Plusieurs raisons justifient de lancer maintenant cette initiative. Ces raisons proviennent du changement du contexte international et national mais aussi d’une tendance conduisant progressivement à un affaiblissement de l’approvisionnement en denrées alimentaires issues d’une production indigène.
LE CONTEXTE INTERNATIONAL, LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE GLOBALE
L’approvisionnement de la population mondiale en denrées alimentaires est l’un des plus gros enjeux de notre temps. D'un côté, la demande en denrées alimentaires ne cesse de croître et, de l’autre, les ressources naturelles nécessaires à leur production sont limitées. L’évolution de la demande en nourriture est liée à la croissance de la population mondiale, au comportement des consommateurs et à leur pouvoir d’achat.
Croissance démographique et consommation
La population mondiale augmente à un rythme effréné. Elle a doublé depuis 1960 et croît de 1 à 1,5 % par an. Le seuil des 9 milliards d’individus sera probablement atteint d’ici 2050. De plus, la consommation moyenne par habitant et par jour va augmenter.
Augmentation de la production de denrées alimentaires
Il y a deux moyens d’augmenter la production de denrées alimentaires : en augmentant les surfaces ou les rendements par hectare. De 1961 à 2007, les terres arables ont augmenté de 227 millions d’hectares dans les pays en développement alors que les pays industrialisés ont accusé une perte de 40 millions d’hectares. Jusqu’en 2050, on estime que la surface totale en terres arables devrait augmenter de quelque 71 millions d’hectares. Cette progression se fera, comme par le passé, au détriment des forêts. Aujourd’hui, chaque habitant de la planète dispose encore de 21 ares en moyenne. Selon la FAO, elle se réduira à 15 ares par habitant d’ici 2050. Cela signifie que les rendements devront progresser de plus de 1 % par an pour assurer l’alimentation de la population mondiale.
Eau et énergie
À moyen et long termes, c’est l’eau qui deviendra le facteur de production le plus critique. En 2000, 2’952 km3 d’eau ont été consommés dans le monde. Déjà de nos jours, 50 % de la population mondiale dispose d’un accès à l’eau limité ou insuffisant. L’agriculture a besoin d’une grande quantité d’énergie. Les carburants et combustibles fossiles représentent une part considérable des coûts de production. Par conséquent, toute hausse des prix du pétrole fait automatiquement augmenter les prix de la nourriture et la demande d’énergie d’origine agricole. La production de cette énergie entre directement en concurrence avec celle des denrées alimentaires au niveau de l’utilisation des sols fertiles et de l’eau.
Landgrabbing
Depuis la crise alimentaire mondiale de 2007/2008, plusieurs pays ont pris conscience de la fragilité de leur situation alimentaire. À la suite de quoi, ils se sont mis à acheter d’immenses surfaces de terres fertiles à l’étranger. Ces investissements sont à considérer d’un œil critique. S’ils ont un caractère purement financier, ils peuvent provoquer des dommages sociaux et écologiques qui entraîneront à leur tour un appauvrissement de la population rurale et une régression de la sécurité alimentaire au niveau local.


LE CONTEXTE NATIONAL
Évolution démographique
Le nombre de résidents en Suisse a fortement augmenté ces dernières années et la tendance va certainement se poursuivre.
Production : Approvisionnement de la population en denrées alimentaires
Depuis 1980, la production de denrées alimentaires est passée de 20’500 TJ à 24’000 TJ, soit une hausse d’env. 15 %. Cette augmentation est due en premier lieu au progrès technique, surtout en production animale. L’augmentation est d’autant plus remarquable que, durant la même période, d’autres facteurs ont eu un effet plutôt contreproductif, notamment la perte de surfaces cultivées et l’extensification de certaines surfaces pour des raisons écologiques.
Tendance à la baisse de l’auto-approvisionnement
La comparaison de l’évolution de la production et de la consommation d’une population sans cesse croissante permet de faire ressortir que l’agriculture a réussi de justesse à suivre le rythme de la croissance démographique. En matière de protéines, de graisse et d’énergie, on constate un léger recul depuis 1980. Quant à la couverture des besoins en glucides, elle s’est surtout améliorée grâce à la progression de la production de betteraves sucrières. Dans le taux net d’auto-approvisionnement, on tient compte des importations de fourrage pour la production de lait et de viande. Le fait que le taux net a baissé un peu plus fortement que le taux brut d’auto-approvisionnement est lié notamment à l’augmentation des importations des protéagineux comme le soja.
Terres cultivées : principale ressource pour la sécurité alimentaire
Les terres cultivées sont la principale ressource naturelle pour une production durable de denrées alimentaires. Elles incluent les surfaces agricoles utiles ainsi que les zones d’estivage et représentent un tiers de la surface de la Suisse. Nous avons besoin de ces terres cultivées pour continuer à produire nous-mêmes, selon des normes écologiques et éthologiques sévères, au moins une partie des denrées alimentaires que nous consommons. Sans cette ressource limitée et non renouvelable qu’est le sol, l’agriculture ne peut assurer ses différentes fonctions. Malgré tout, chaque seconde, 1 m² de terre cultivée disparaît au profit de routes, maisons, usines, etc. Cela représente plus de 35 km2 par an, soit une superficie supérieure à celle du lac de Brienz. L’objectif n’est pas de demander une protection absolue des terres cultivées mais un usage précautionneux à tous les niveaux, pour que soient conservées suffisamment de surfaces dédiées à la production durable de denrées alimentaires.
Suffisamment de surfaces pour l’assolement.
Les meilleures terres sont particulièrement mises à contribution pour de nouvelles constructions. Aujourd’hui déjà, les cantons ne peuvent plus faire état de la superficie minimum de surfaces d’assolement requise par la Confédération. La Suisse ne compte qu’un peu plus de 5 ares de terre arable par personne. Pour comparaison, en Chine, le pays le plus peuplé au monde, ce sont 8 ares et en France 29 ares par habitant.
Pertes de surfaces dans les régions de montagne
C’est surtout dans les régions de montagne que la forêt gagne toujours plus sur les prairies et pâturages. Selon la statistique de la superficie 1992/1997, 36 % des pertes de terres agricoles sont dues à l’avancée de la forêt.


L’INFLUENCE DE LA POLITIQUE AGRICOLE SUR LA PRODUCTION AGRICOLE
Rappel du développement de la politique agricole depuis les années 1990
Depuis le début de la réforme de la politique agricole en 1992, des progrès importants ont été réalisés au niveau de la durabilité. Le découplage entre le prix des denrées alimentaires et le revenu agricole et l’introduction des paiements directs ont été les déclencheurs de cette évolution vers une agriculture plus durable. L’introduction de la nouvelle loi sur l’agriculture en 1999 a renforcé cette tendance, notamment en raison de la suppression des garanties de prix et d’écoulement et de la subordination du droit aux paiements directs à la fourniture des prestations écologiques requises. Des progrès ont été réalisés au niveau des trois piliers de la durabilité : l’écologie, le social et l’économie. Cependant, de graves lacunes existent encore dans certains domaines, notamment au niveau des revenus agricoles qui restent très bas.
Durabilité écologique
En 2012, plus de 98% de la surface agricole utile est exploitée dans le respect des prestations écologiques requises (PER). Celles-ci sont actuellement considérées comme un acquis. Elles constituent le « standard » de base dans le domaine de l’écologie. En comparaison internationale, les exigences des PER mises en place en Suisse restent très élevées.
Durabilité économique
Depuis 1990, la valeur de la production agricole est passée de 14 milliards de francs à environ 10 milliards de francs en 2012. Cette diminution est la conséquence logique du découplage qui a conduit à une réduction du prix des denrées alimentaires. Seulement une partie de la diminution de la valeur de la production agricole a été compensée par l’introduction des paiements directs. Les coûts sont plus ou moins restés au même niveau les vingt dernières années, ce qui est problématique. En définitive, le revenu sectoriel de l’agriculture est passé de plus de 4.3 milliards de francs en 1990 à environ 2.7 milliards en 2012.
Durabilité sociale
Le revenu annuel moyen par unité de travail familial s’élève à francs 48’000.- par année en région de plaine, à francs 36’000.- en région de collines et à francs environ 25’000.- dans les régions de montagne. Par conséquent, le revenu dans le secteur agricole est indécemment bas. Il est environ 40% inférieur aux salaires comparatifs. La politique agricole se complexifie : au lieu de développer une politique agricole qui se concentre sur la compensation des handicaps géographiques (topographie, climats, etc.) et économiques (coûts de production plus élevés) de la Suisse, nous avons une politique agricole qui impose de nouvelles contraintes et qui n’améliore pas la compétitivité de l’agriculture suisse. À cette complexité s’ajoutent une charge administrative croissante, une réduction de l’autonomie avec comme conséquence une perte de l’esprit d’entreprise. La Suisse a besoin d’une politique agricole qui renforce la production de denrées alimentaires indigènes sur la base d’un système durable au niveau des aspects écologiques, sociaux et économiques.

La nouvelle Politique agricole PA 14-17, telle que décidée par le Parlement, traduite en ordonnances par l’Office fédéral de l’agriculture et mise en application au 1er janvier 2014, entraîne des changements importants pour les exploitants.

Au nombre des points satisfaisants, Prométerre relève :

  • La consolidation du budget agricole
  • La consolidation de la contribution pour le lait destiné à la fabrication de fromage
  • Le maintien des protections douanières (à quelques exceptions près, comme le blé)

En revanche, plusieurs nouvelles dispositions sont péjoratives pour l’agriculture. Parmi les principales :

  • La réforme des paiements directs affaiblit la production
  • La marge de manœuvre donnée par le Parlement est sous-exploitée (en particulier à travers les contributions à la production de céréales fourragères)
  • La force obligatoire, réclamée avec fermeté par les associations professionnelles pour permettre une gestion saine des quantités, n’a pas été retenue
  • Les charges administratives sont en forte augmentation

Cette nouvelle Politique agricole et ses conséquences ont conduit l’Union suisse des paysans (USP) à lancer une initiative populaire fédérale « Pour la sécurité alimentaire ».

Aujourd’hui, les habitants de la Suisse peuvent se procurer en suffisance des denrées alimentaires de qualité. En regard des changements planétaires attendus, notamment la croissance démographique mondiale, qu’en sera-t-il dans 20, 30, voire 50 ans ? C’est pour assurer la sécurité alimentaire des générations futures et, pour corollaire, la productivité de l’agriculture indigène, que l’USP a lancé l’initiative « Pour la sécurité alimentaire ».

Les délégués de l’USP ont approuvé la démarche lors de leur assemblée du 20 novembre 2013, par 265 voix contre 1. Après validation par la Chancellerie fédérale, attendue pour le 4 février, elle sera officiellement lancée le 11 février à Berne. Dès lors, le comité d’initiative aura 18 mois pour rassembler les 100'000 signatures nécessaires pour qu’elle aboutisse et que le sujet soit soumis aux citoyennes et aux citoyens en votation populaire.


Les raisons de l’initiative « Pour la sécurité alimentaire »

  1. Anticiper et pouvoir faire face aux développements prévisibles au niveau international et national (croissance de la population, changement climatique, raréfaction des ressources).
  2. Maintenir à long terme un approvisionnement prépondérant de la population résidant en Suisse avec des denrées alimentaires indigènes.
  3. Lutter contre la perte des terres cultivées indispensables à la production agricole.
  4. Maintenir le haut niveau de qualité des denrées alimentaires dans notre pays.
  5. Donner des perspectives d’avenir aux familles paysannes de notre pays.


Les objectifs de l’initiative « Pour la sécurité alimentaire »

L’initiative de l’Union suisse des paysans (USP) « Pour la sécurité alimentaire » vise à combler les lacunes de la nouvelle Politique agricole en complétant l’article 104 de la Constitution et en y inscrivant les notions fondamentales telles que :

  • Le maintien ou l’augmentation de la production de denrées alimentaires indigènes
  • Le maintien de la qualité des denrées alimentaires indigènes
  • Le renforcement de la protection des surfaces agricoles productives
  • La préservation des ressources naturelles et énergétiques
  • L’amélioration de la sécurité alimentaire
  • L’amélioration du positionnement des producteurs dans la filière agroalimentaire
  • Le renforcement des liens producteurs-consommateurs

· Site Internet de l'initiative

lundi 10 mars 2014

Qu’est-ce que l’Union Européenne ? L' URSS.




www.familiaplus.com

à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

UNION EUROPENNE = UNION SOVIETIQUE (ru, 9 mars 2013) - 

 Vladimir Boukovski est écrivain, ancien dissident soviétique et prisonnier politique, il a passé 12 ans dans les geôles de l’URSS. 

Il vit aujourd’hui à Cambridge/GB. 

Boukovski a exposé sa vision de l’U.E. et ses similitudes avec l’URSS ici : 
http://www.youtube.com/watch?v=aXNAwEpOkC0
 
Voici la transcription (par l' UNEC) du texte de cette mémorable vidéo YouTube (parue le 27 mars 2013) :

« Il est très étonnant qu’après avoir enterré le monstre URSS, on en construit un autre, tout à fait semblable : l’Union Européenne. Qu’est-ce, au juste, que l’Union Européenne ? Nous y répondrons peut-être en examinant l’URSS.
L’URSS était gouvernée par 15 personnes non-élues qui se nommaient entre elles et qui n’avaient à rendre de comptes à personne. L’U.E. est gouvernée par deux douzaines de personnes qui se sont choisies entre elles, qui se réunissent à huis clos, qui ne rendent de comptes à personne et qui sont indélogeables.
On pourrait dire que l’U.E. a un parlement élu. Bien, l’URSS avait aussi une sorte de parlement : le Soviet Suprême. Ils approuvaient sans discussion les décisions du Politburo, tout comme au Parlement européen où le temps de parole de chaque groupe est limité et est souvent de moins d’une minute par intervenant.
Dans l’U.E., il y a des centaines de milliers d’eurocrates avec des salaires faramineux, du personnel, des serviteurs, des bonus et des privilèges, une immunité judiciaire à vie, simplement mutés d’un poste à un autre quoi qu’ils fassent ou ne fassent pas bien. N’est-ce pas exactement comme le régime soviétique ?
L’URSS a été créée par la contrainte et très souvent avec l’occupation armée. L’U.E. se crée, certes non pas par la force armée, mais par la contrainte et la pression économique.
Pour continuer d’exister, l’URSS s’est étendue toujours plus. Dès qu’elle a cessé de s’étendre, elle a commencé à s’effondrer. Et je pense qu’il en sera de même pour l’U.E.
On nous avait dit que le but de l’URSS était de créer une nouvelle entité historique : le Peuple, et qu’il fallait oublier nos nationalités, nos traditions et nos coutumes. C’est la même chose avec l’U.E. Ils ne veulent pas que vous soyez Anglais ou Français, ils veulent que vous soyez tous une nouvelle entité historique : les Européens. Faire disparaître vos sentiments nationaux et vous forcer à vivre en communauté multinationale. 73 ans de système en URSS ont abouti à plus de conflits ethniques que nulle part ailleurs dans le monde.
L’une des grandes ambitions de l’URSS était de détruire l’État-nation. Et c’est exactement ce que nous voyons en Europe aujourd’hui.  Bruxelles veut engloutir les États-nations pour qu’ils cessent d’exister.
Le système soviétique était corrompu de la tête aux pieds, et il en est de même pour l’U.E. La corruption endémique que nous voyions dans la vieille URSS fleurit en U.E.  Ceux qui s’y opposent ou qui la dénoncent sont réduits au silence ou punis. Rien ne change. En URSS nous avions le goulag. Je pense qu’on l’a aussi dans l’U.E.  Un goulag intellectuel nommé « le politiquement correct ». Quand quelqu’un veut dire ce qu’il pense sur des sujets de race ou de genre, ou si ses opinions diffèrent de celles approuvées, il sera ostracisé. C’est le début du goulag, le début de la perte de votre liberté.
En URSS, on pensait que seul un État fédéral éviterait la guerre. On nous raconte exactement la même chose dans l’U.E.  Bref, la même idéologie et les mêmes systèmes. L’U.E. est le vieux modèle soviétique servi à la sauce occidentale. Mais j’insiste, comme l’URSS, L’U.E. porte en elle les germes de sa propre perte. Hélas, quand elle s’écroulera, car elle s’écroulera, elle laissera derrière elle une immense destruction et de gigantesques problèmes économiques et ethniques.
Le vieux système soviétique n’était pas réformable, L’U.E. non plus. Mais il y a une alternative à être gouvernés par ces deux douzaines de responsables autoproclamés à Bruxelles. Cela s’appelle l’indépendance. Vous n’êtes pas forcés d’accepter ce qu’ils ont planifié pour vous. Après tout, on ne vous a jamais demandé si vous vouliez les rejoindre. J’ai vécu dans votre futur et ça n’a pas marché. »

samedi 8 mars 2014

"Guide" de Mgr Rey en vue des élections

Accueil du site > Eglise du Var Paroisses > L’évêque > Messages > A propos des prochaines élections municipales et européennes

A propos des prochaines élections municipales et européennes

Communiqué de Mgr Dominique Rey

  Publié le mardi 4 février 2014
A propos des prochaines élections municipales et européennes, monseigneur Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, publie le communiqué ci-après.

La dignité de l’action politique

"S’impliquer en politique est une obligation pour le chrétien", affirmait récemment le pape François rappelant ainsi que la vocation des baptisés les conduisait à trouver dans le monde le milieu et le moyen de leur sanctification, du don de soi aux autres. "La politique est le domaine de la plus vaste charité", rappelait encore le Pape. Parce qu’elle est au service de la construction de la communauté humaine, la politique, qui vise à l’aménagement et à la gestion de la dimension sociale de l’existence humaine (en englobant toutes les activités temporelles, familiales, culturelles, éducatives, économiques, écologiques), n’est-elle pas appelée à exprimer, à sa manière, le mystère de la communion trinitaire, même si elle ne réalise qu’une ébauche inachevée du Royaume de Dieu ?
Alors qu’on décèle dans l’opinion publique, à la fois une vraie déception et une certaine défiance vis-à-vis de l’action politique, comme chrétiens et citoyens nous avons l’obligation morale de réhabiliter la politique au sens noble du terme, et nous avons le devoir de participer aux élections.

Désigner des élus

Les élections sont l’occasion de désigner des hommes et des femmes qui se mettent au service de tous dans la recherche du bien commun. Ils ne doivent pas être l’otage d’une idéologie ou d’intérêts personnels. Le choix du candidat doit se faire sur la base de ses qualités personnelles (loyauté, dévouement à la chose publique, prudence, intégrité, désintéressement), mais aussi à partir de ses compétences et son expérience personnelle, de ses convictions affichées, et d’un programme sérieux. Il ne faut pas se laisser abuser par les slogans racoleurs ou le vernis médiatique, mais apprendre à discerner avec clairvoyance les valeurs fondamentales que portent les candidats et qui vont s’incarner dans des décisions significatives touchant en particulier :
- Le souci prioritaire du pauvre alors que surgissent dans notre société en crise de nouvelles formes de précarité, d’injustice et d’exclusion et qui est menacée par le repli sur soi. "L’individualisme diffus ainsi que le matérialisme mercantile conduisent à une "culture du déchet"" (pape François), où les plus faibles sont rejetés comme inutiles ou réduits à "l’assistanat". Quelle politique en matière d’hébergement d’urgence, de logement social, quelle politique d’emploi seront effectivement mises en route par tel ou tel candidat ?

- Le respect de la vie humaine depuis la conception jusqu’à la fin naturelle. L’avortement demeure un drame considérable, même si on cherche à le banaliser. La loi sur l’égalité hommes-femmes en fait un véritable droit, élargissant même le délit d’entrave à l’IVG à toutes les actions empêchant l’accès à l’information. Evoquer les traumatismes personnels et collectifs qu’entraîne durablement l’avortement devient ainsi un délit.
Quelle est la position des candidats qui bénéficieront de nos suffrages, sur l’avortement, alors que l’Assemblée Nationale vient de banaliser l’accès à l’IVG par la suppression de la notion de "détresse" ?
Quelles sont leurs propositions d’accueil et de soutien en faveur des femmes qui désirent garder leur enfant à naître ?
A propos de l’euthanasie, tandis qu’on prépare l’opinion publique à reconnaître le suicide médicalement assisté, sont-ils prêts à soutenir et encourager une vraie solidarité avec les personnes en fin de vie, en particulier par le développement des soins palliatifs ?

- La promotion de la cellule familiale fondée sur l’union et la complémentarité de l’homme et de la femme, et ouverte à la procréation. La famille est le berceau de l’humanité et permet son apprentissage. Quelle est la position de l’homme politique que nous voulons soutenir, sur la loi concernant le mariage entre personnes de même sexe ? Quelle est la position de ceux que nous allons élire sur la loi concernant le mariage entre personnes de même sexe ?
Quelle politique familiale et éducative soutiendront-ils, tandis qu’on cherche à banaliser l’expérimentation de l’idéologie du gender à l’école, et qu’au Parlement européen on incite les Etats à accéder à toutes les revendications des lobbies LGBT et à reconnaître « des droits sexuels et génésiques » (à l’avortement, au recours à la PMA et à la GPA pour les couples de personnes de même sexe...) sous couvert de lutte contre "l’homophobie" ?

- Le respect de la liberté de conscience et de la liberté religieuse. Dans certaines régions du monde (Proche-Orient, Syrie, Irak, Arabie Saoudite…) mais aussi en Europe et en France notamment, outrages et insultes à l’égard des chrétiens se multiplient : profanation de lieux de culte, dérisions publiques véhiculées par les médias, provocations et caricatures… tout cela au nom de la liberté d’expression. Toutes les formes de diffamation et de discrimination, qu’elles soient de nature raciste, antisémite ou toute forme d’offenses faites aux personnes homosexuelles sont une atteinte grave à la dignité de la personne humaine, de même que tout acte anti-religieux, et en particulier anti-chrétien qui blesse profondément la conscience des croyants, doit être sanctionné par la loi ou pour le moins dénoncé.

- L’attention aux questions écologiques. Les problèmes liés à la pollution, au traitement des déchets, ou encore le gaspillage et l’épuisement des ressources naturelles sont devenus extrêmement sensibles. La crise écologique ne concerne pas uniquement la protection de l’environnement. Elle a une résonance anthropologique face à la dénaturation du mariage et de la filiation et, à la manipulation transgressive de la vie. Elle implique également le choix de modes de vie qui s’exonèrent du culte de la performance ou a contrario, du malthusianisme démographique. Quelle vision du monde, de l’homme et du progrès entend-on promouvoir ?

La présence des chrétiens à la société civile

Dans une société marquée par la sécularisation et l’indifférence religieuse, les élections offrent une occasion aux chrétiens de faire entendre leur voix, non seulement pour condamner ou critiquer les évolutions, mais aussi pour porter les attentes, sortir du fatalisme, souligner les espérances et les potentialités de notre temps, et être une force de proposition alternative. Les chrétiens doivent apprendre à faire de la "politique au quotidien" en mettant en œuvre de nouvelles solidarités intra nationales et internationales, des réseaux de proximité et de fraternité, en mobilisant l’opinion publique autour des problématiques de notre temps. Face aux tenants d’une laïcité d’exclusion tentée de marginaliser toute forme d’expression de la foi ou de la cantonner à l’intime, les nouvelles générations engagées en politique seront attentives aux exhortations que le pape François leur adresse : "Allez courageusement à contre courant, servez la Vérité du Christ, et n’acceptez pas les ‘valeurs avariées’ de la société qui ruinent la vie et suppriment l’espérance".
Cette présence incisive, parfois contestataire, mais aussi propositionnelle des chrétiens, nécessite une solide formation à la doctrine sociale de l’Eglise, aux questions éthiques et anthropologiques ; une réelle présence au monde, en particulier au niveau local ; la participation active aux différentes expressions de la démocratie ; l’inscription dans une culture du dialogue et de l’engagement. Les élus qui attestent de leur foi chrétienne doivent témoigner de la cohérence entre leur foi et leur engagement politique.

Témoigner du courage de la foi

Le pape François nous encourage à ne pas fuir le monde dans le découragement, la nostalgie, les lamentations et la démagogie. "Ce ne sont pas les chrétiens de salon qui changeront le monde, en le commentant du haut du balcon ! "
Prenons acte de notre statut minoritaire et redécouvrons que "ce sont les minorités créatives qui déterminent l’histoire." (Benoît XVI) Ce que les chrétiens ont de meilleur à offrir aux gouvernants ou à ceux qui briguent un mandat, c’est leur prière. Nous avons le devoir de prier pour tous ceux qui sont dépositaires d’une part d’autorité, (même si nous ne partageons pas leurs idées). Pourquoi ne pas recourir à Dieu pour qu’Il les bénisse et inspire leurs projets ? Trouvons dans le Christ la force d’aller de l’avant avec courage ! Le premier pas consiste à sortir de nous-mêmes et à travailler à devenir des saints. "Les saints sont les vrais réformateurs et c’est seulement d’eux que vient la véritable révolution." (Benoît XVI)
Nous n’oublions pas que nous devons à des chrétiens convaincus, tels que Konrad Adenauer, Robert Schuman et Alcide de Gasperi, d’avoir jeté les bases de la construction européenne. Que ceux qui s’engagent en politique se confient particulièrement au bienheureux Charles d’Autriche et aux saints patrons de l’Europe (saint Benoît de Nursie, saints Cyrille et Méthode, sainte Brigitte de Suède, sainte Catherine de Sienne, sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix).

Mgr Dominique Rey, le 16 janvier 2014

- Merci de ne pas reproduire sans un accord préalable et sans citer la source par la publication d’un lien explicite au site internet diocésain.
- Demandez cet accord à : serdicom@diocese-frejus-toulon.com




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jeudi 6 mars 2014

Le Pape François: un long interview


Le Pape François a accordé un long interview à Il Corriere della Sera. Les médias distillent quelques répliques au compte gouttes. Ma traduction intégrale (5/3/2013)

Ma première année de Pape

     
«Benoît XVI n'est pas une statue. Il participe à la vie de l'Eglise»
Bergoglio et sa première année de Pape: «Grande attention aux divorcés. Sur les unions civiles, il faut évaluer au cas par cas »
http://www.corriere.it/cronache/14_marzo_04/vi-racconto-mio-primo-anno-papa-90f8a1c4-a3eb-11e3-b352-9ec6f8a34ecc.shtml 4 mars 2014
Ferruccio de Bortoli
(traduction benoit-et-moi)
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Un an s'est écoulé depuis ce simple «buonasera» qui a ému le monde entier. Une période de douze mois si intense - non seulement pour la vie de l'Eglise - a du mal à contenir le grand nombre de nouveautés et les signes profonds d'innovation pastorale de François.
Nous sommes dans une petite pièce de Santa Marta. Une fenêtre donne sur une petite cour intérieure qui découvre un minuscule coin de ciel bleu. C'est une très belle journée, printanière, tiède. Le Pape débarque à l'improviste, d'une porte avec un visage détendu, souriant. Il regarde, amusé, les trop nombreux enregistreurs que l'anxiété sénile d'un journaliste (l'auteur de l'article fait sans doute de l'auto-dérision) a placés sur une table. «Ils marchent tous? Oui? C'est bien». Le bilan d'une année? Non, il n'aime pas les bilans. «J'en fais seulement une fois tous tous les quinze jours, avec mon confesseur».

* * *

- Vous, Saint-Père, de temps en temps, vous téléphonez à des gens qui vous demandent de l'aide. Et parfois, qui n'y croient pas.

«Oui, c'est arrivé. Quand quelqu'un appelle, c'est parce qu'il veut parler, une question à poser, un conseil à demander. Comme prêtre à Buenos Aires, c'était plus facile. Et pour moi, ça reste une habitude. Un service. Je le sens à l'intérieur. Bien sûr, maintenant ce n'est pas aussi facile à faire étant donné le nombre de personnes qui m'écrivent».

- Et il y a un contact, une rencontre dont vous vous rappelez avec une affection particulière?

«Une dame veuve de quatre-vingts ans, qui avait perdu son fils. Elle m'a écrit. Et maintenant, je l'appelle tous les mois. Elle est heureuse. Je fais le prêtre. Ça me plaît».

- La relation avec votre prédécesseur. Vous arrive-t-il de demander un conseil à Benoît XVI?

«Oui. Le pape émérite n'est pas une statue dans un musée. C'est une institution. Nous n'étions pas habitués. Il y a soixante ou soixante-dix ans, il n'existait pas d'évêque émérite. C'est venu après le Concile. Aujourd'hui, c'est une institution. La même chose doit se produire pour le pape émérite. Benoît XVI est le premier et peut-être qu'il y en aura d'autres. Nous ne savons pas. Il est discret, humble, il ne veut pas déranger. Nous en avons parlé et nous avons décidé ensemble qu'il serait mieux quil voie des gens, qu'il sorte et participe à la vie de l'Église. Une fois, il est venu ici pour la bénédiction de la statue de l'archange saint Michel, puis à déjeuner à ainte Marthe, et après Noël, je lui ai adressé l'invitation à participer au Consistoire et il a accepté. Sa sagesse est un don de Dieu. Certains auraient voulu qu'il se retire dans une abbaye bénédictine loin du Vatican. J'ai pensé aux grands-parents qui avec leur sagesse, leurs conseils donnent de la force à la famille et ne méritent pas de finir dans une maison de retraite (!!)».

- Votre manière de gouverner l'Église nous a semblé celle-ci: vous écoutez tout le monde et décidez seul. Un peu comme le général des jésuites. Le pape est un homme seul?


«Oui et non. Je comprends ce que vous voulez me dire. Le pape n'est pas seul dans son travail, car il est accompagné et conseillé par beaucoup de monde. Il serait un homme seul s'il décidait sans entendre ou en faisant semblant de ne pas entendre. Mais il arrive un moment, quand il s'agit de décider, de mettre une signature, où il est seul avec son sentiment de responsabilité».

- Vous avez innové, critiqué certaines des attitudes du clergé, secoué la Curie. Avec une certaine résistance, une certaine opposition. L'Eglise a déjà changé comme vous l'auriez voulu il y a un an?

«En Mars dernier, je n'avais aucun projet pour changer l'Église. Je ne m'attendais pas à ce transfert de diocèse (de Buenos Aires à Rome?), disons les choses comme ça. J'ai commencé à gouverner en essayant de mettre en pratique ce qui avait émergé du débat entre cardinaux dans les diverses congrégations. Dans ma façon d'agir, j'attends que le Seigneur me donne l'inspiration. Je vous donne un exemple. On avait parlé du soin spirituel des personnes qui travaillent à la Curie, et qui ont commencé à faire des retraites spirituelles. Il fallait donner plus d'importance aux Exercices spirituels annuels: tous ont droit à passer cinq jours de silence et de méditation, tandis qu'avant, dans la Curie, on écoutait trois prédications par jour et ensuite certains continuaient à travailler» (le Pape explique ici pourquoi il a "délocalisé" les exercices spirrituels de Carême)

- La tendresse et la miséricorde sont l'essence de votre message pastoral ...

«Et de l'Évangile. C'est le centre de l'Evangile. Sinon, on ne comprend pas Jésus-Christ, la tendresse du Père qui l'envoie pour nous écouter, nous guérir, nous sauver».

- Mais ce message a-t-il été compris? Vous avez dit que la françoismania ne durera pas longtemps. Il y a quelque chose, dans votre image publique, que vous n'aimez pas?

«J'aime être avec les gens, avec ceux qui souffrent, aller dans les paroisses. Je n'aime pas les interprétations idéologiques, une certaine mythologie du pape François. Quand on raconte, par exemple, que je sors la nuit du Vatican pour aller pour nourrir les sans-abri dans la Via Ottaviano. Cela ne m'est jamais venu à l'esprit. Sigmund Freud a dit, si je ne me trompe pas, que dans chaque idéalisation, il y a une agression. Dépeindre le pape comme une sorte de superman, une espèce de star, me semble offensant. Le pape est un homme qui rit, qui pleure, qui dort bien et qui a des amis comme tout le monde. Une personne normale. "

- De la nostalgie de votre Argentine?

«La vérité est que je n'ai pas de nostalgie. Je voudrais aller rendre visite à ma sœur, qui est malade, la dernière de nous cinq. J'aimerais la voir, mais cela ne justifie pas un voyage en Argentine: je l'appelle au téléphone et ça suffit. Je ne pense pas y aller avant 2016, car en Amérique latine, je suis déjà allé à Rio. Maintenant, je dois aller en Terre Sainte, en Asie et en Afrique».

- Vous venez de renouveler votre passeport argentin. Vous êtes pourtant toujours un chef d'Etat.

«Je l'ai renouvelé car il arrivait à expiration».

- Les accusations de marxisme, en particulier aux États-Unis, après la publication de Evangelii Gaudium, vous ont-elles déplu?

«Pas du tout. Je n'ai jamais partagé l'idéologie marxiste, parce qu'elle n'est pas vraie, mais j'ai connu beaucoup de bonnes personnes qui professaient le marxisme».

- Les scandales qui ont troublé la vie de l'Église sont heureusement derrière. Il vous a été adressé, sur la délicate question des abus sur mineurs, un appel publié par Il Foglio, signé entre autres par les philosophes Besançon et Scruton, pour que vous fassiez entendre votre voix contre les fanatismes et la mauvaise conscience du monde sécularisé qui respecte peu l'enfance.

«Je veux dire deux choses. Les cas d'abus sont terribles parce qu'ils laissent des blessures très profondes. Benoît XVI a été très courageux et a ouvert une route. L'Eglise a beaucoup fait sur cette route. Peut-être plus que quiconque. Les statistiques sur le phénomène de la violence contre les enfants sont impressionnantes, mais elles montrent aussi clairement que la grande majorité des abus se produit dans l'environnement familial et le voisinage. L'Eglise catholique est peut-être la seule institution publique à s'être remuée avec transparence et responsabilité. Personne d'autre n'a fait plus. Pourtant, l'Église est la seule à être attaquée».

- Saint-Père, vous dites "les pauvres nous évangélisent". L'accent mis sur la pauvreté, l'impression la plus forte de votre message pastoral, a été prise par certains observateurs comme une profession de paupérisme. L'Evangile ne condamne pas le bien-être. Et Zachée était riche et charitable.

«L'Evangile condamne le culte de la richesse. Le paupérisme est l'une des interprétations critiques. Au Moyen Age, il y avait beaucoup de courants paupéristes. Saint-François a eu le génie de mettre lthème de la pauvreté dans le chemin évangélique. Jésus dit que l'on ne peut servir deux maîtres, Dieu et la richesse. Et quand nous serons jugés au jugement dernier (Mt 25), la proximité avec la pauvreté sera prise en compte. La pauvreté éloigne de l'idolâtrie, elle ouvre la porte à la Providence. Zachée fait don de la moitié de sa fortune aux pauvres. Et à ceux qui tiennent les greniers remplis de propre égoïsme, le Seigneur, à la fin, présentera les comptes. Ce que je pense de la pauvreté je l'ai bien exprimée dans Evangelii Gaudium».

- Vous avez indiqué dans la mondialisation, en particulier financière, certains des maux qui agressent l'humanité. Mais la mondialisation a arraché des millions de personnes à la pauvreté. Elle a donné l'espoir, un sentiment rare à ne pas confondre avec l'optimisme.

«C'est vrai, la mondialisation a sauvé beaucoup de gens de la pauvreté, mais elle en a condamnés beaucoup d'autres à mourir de faim, car avec ce système économique, elle devient sélective. La mondialisation à laquelle pense l'Eglise ne ressemble pas à une sphère, dans laquelle chaque point est équidistant du centre et donc où l'on perd la particularité de chaque peuple, mais à un polyèdre, avec ses différentes faces, où chaque peuple conserve sa propre culture, sa langue, sa religion et son identité. La mondialisation actuelle "sphérique" économique, et surtout financière, produit une pensée unique, une pensée faible. Au centre, il n'y a plus la personne humaine, juste l'argent».
- Le thème de la famille est au cœur des travaux du Conseil des huit Cardinaux. Depuis l'exhortation Familiaris consortio de Jean-Paul II, beaucoup de choses ont changé. Deux synodes sont prévus. On s'attend à de grandes nouveautés. Vous avez dit des divorcés: ils ne doivent pas être condamnés, ils doivent être aidés.

«C'est un long chemin que l'Eglise doit accomplir. Un processus voulu par le Seigneur. Trois mois après mon élection, on m'a soumis les thèmes du Synode, on a proposé de débattre sur ce qu'était l'apport de Jésus à l'homme contemporain. Mais à la fin, avec des passages graduels - qui pour moi étaient des signes de la volonté de Dieu - on a choisi de discuter de la famille qui traverse une crise très grave. Il est difficile de la former. Les jeunes gens se marient peu. Il y a beaucoup de familles séparées dans lesquelles le projet de vie commune a échoué. Les enfants souffrent beaucoup. Nous devons donner une réponse. Mais pour cela, il faut beaucoup réfléchir, en profondeur. C'est ce que le Consistoire et le Synode font. Il faut éviter de rester à la surface. La tentation de résoudre tous les problèmes avec la casuistique est une erreur, une simplification des choses profondes, comme le faisaient les pharisiens, une théologie très superficielle. C'est à la lumière de la réflexion profonde qu'on pourra sérieusement s'attaquer aux situations particulières, y compris celles des divorcée, avec de la profondité pastorale».

- Pourquoi l'exposé du cardinal Walter Kasper lors du dernière consistoire (un abîme entre la doctrine sur le mariage et la famille, et la vie réelle de beaucoup de chrétiens) a-t-il autant divisé les cardinaux? Comment pensez-vous que l'Eglise pourra parcourir ces deux années de chemin ardu pour atteindre un large et serein consensus? Si la doctrine est ferme, pourquoi faut-il un débat?

«Le cardinal Kasper a fait une présentation très profonde et belle, qui sera bientôt publiée en allemand, et a affronté cinq points, le cinquième était celui des seconds mariages. J'aurais été inquiet si lors du Consistoire il n' y avait eu aucun débat intense, cela n'aurait servi à rien. Les cardinaux savaient qu'ils pouvaient dire ce qu'ils voulaient, et ils ont présenté de nombreux points de vue différents, qui enrichissent. Les confrontations fraternelles et ouvertes font croître la réflexion théologique et pastorale. De cela, je n'ai pas peur, et même je le recherche».

- Dans un passé récent, il était habituel de faire appel à ce qu'on appelle les "valeurs non négociables", surtout en matière de bioéthique et de morale sexuelle. Vous n'avez pas repris cette formule. Les principes doctrinaux et moraux n'ont pas changé. Ce choix n'indique-t-il pas un style moins préceptif et plus respectueux de la conscience personnelle?
«Je n'ai jamais compris l'expression "valeurs non négociables". Les valeurs sont des valeurs, c'est tout, je ne peux pas dire que parmi les doigts d'une main il y en a un de moins utile que l'autre. Donc, je ne comprends pas en quel sens, il peut y avoir des valeurs non négociables. Ce que j'avais à dire sur le thème de la vie, je l'ai écrit dans Evangelii Gaudium».

- De nombreux pays légifèrent sur les unions civiles. C'est un chemin que l'Eglise peut comprendre? Mais jusqu'à quel point?

«Le mariage est entre un homme et une femme. Les États laïcs veulent justifier les unions civiles pour s'adapter aux différentes situations de cohabitation, poussés par la nécessité de réglementer les aspects économiques entre les personnes, comme par exemple assurer l'assistance maladie. Ce sont des pactes de coexistence de différents types, dont je ne saurais pas énumérer les différentes formes. Il faut voir les différents cas et les évaluer dans leur variété».

- Comme sera promu le rôle de la femme dans l'Eglise?

«Encore une fois, la casuistique n'aide pas. Il est vrai que la femme peut et doivt être plus présente dans les lieux de décision de l'Eglise. Mais j'appelerais cela une promotion de type fonctionnel. Seulement de cette manière, on ne va pas bien loin. Nous devons plutôt penser que l'Église a l'article féminin "la": elle est féminine depuis ses origines. Le grand théologien Urs von Balthasar a beaucoup travaillé sur cette question: le principe marial guide l'Église à côté de celui pétrinien. La Vierge Marie est plus importante que tout évêque ou tout apôtre. L'approfondissement théologal est en cours. Le Cardinal Rylko, avec le Conseil des Laïcs, travaille dans ce sens avec beaucoup de femmes expertes dans diverses disciplines».

- A un demi-siècle d'Humanae Vitae de Paul VI, l'Eglise peut-elle reprendre le thème du contrôle des naissances? Le cardinal Martini, votre confrère, a estimé que le moment était maintenant venu.

«Tout dépend de la façon dont est interprété Humanae Vitae. Paul VI lui-même, à la fin, recommandait aux confesseurs beaucoup de miséricorde, d'attention à des situations concrètes. Mais son caractère génial a été prophétique, il a eu le courage de s'opposer à la majorité, de défendre la discipline morale, d'exercer un frein culturel, de s'opposer au néo-malthusianisme présent et futur. La question n'est pas de changer la doctrine, mais d'aller en profondeur et de veiller à ce que la pastorale prenne en compte les situations et ce qu'il est possible de faire pour les personnes. Cela aussi sera discuté dans le chemin du Synode».

- La science évolue et redessine les frontières de la vie. Cela a-t-il un sens de prolonger artificiellement la vie dans un état végétatif? Le testament biologique peut-il être une solution?
«Je ne suis pas un spécialiste en questions bioéthiques. Et je crains que chaque phrase que je prononce puisse donner lieu à équivoque. La doctrine traditionnelle de l'Eglise dit que nul n'est obligé d'utiliser des moyens extraordinaires quand on sait qu'on est en phase terminale. Dans mon travail pastoral, dans ces cas, j'ai toujours recommandé des soins palliatifs. Dans les cas plus spécifiques, il est bon d'avoir recours, si nécessaire, aux conseils de spécialistes».

- Le prochain voyage en Terre Sainte portera-t-il à un accord d'intercommunion avec les orthodoxes que Paul VI, il y a cinquante ans, était presque arrivé à signer avec Athénagoras?


«Nous sommes tous impatients d'obtenir des résultats "fermés". Mais le chemin de l'unité avec les orthodoxes, c'est avant tout de marcher et de travailler ensemble. A Buenos Aires, dans les cours de catéchèse, venaient des orthodoxes. Je passais les fêtes de Noël et le 6 Janvier avec leurs évêques, qui parfois même demandaient conseil à nos bureaux diocésains. Je ne sais pas si l'histoire que l'on raconte est vraie, qu'Athénagorasautait proposé à Paul VI qu'ils envoient tous les théologienssur une île de discuter entre eux. C'est une boutade, mais il est important que nous marchions ensemble. La théologie orthodoxe est très riche. Et je pense qu'ils ont en ce moment de grands théologiens. Leur vision de l'Église et de la synodalité est merveilleuse».

- Dans quelques années, la plus grande puissance mondiale sera la Chine avec laquelle le Vatican n'entretient pas de relations. Matteo Ricci était jésuite, comme vous.


«Nous sommes proches de la Chine. J'ai envoyé une lettre au président Xi Jinping, quand il a été élu, trois jours après moi. Et il m'a répondu. Les relations sont là. C'est un grand peuple que j'aime».

- Pourquoi, Saint-Père, ne parlez-vous jamais de l'Europe? Qu'est-ce qui ne vous convainc pas dans le projet européen?

«Vous vous souvenez du jour où j'ai parlé de l'Asie? Qu'est-ce que j'ai dit? (Ici, le journaliste s'aventure dans des explications, rassemblant de vagues souvenirs , avant de se rendre compte qu'il était tombé dans un piège sympathique). Je n'ai parlé ni de l'Asie, ni de l'Afrique, ni de l'Europe. Seulement de l'Amérique latine quand j'étais au Brésil, et quand j'ai dû recevoir la Commission pour l'Amérique latine. Il n'y a pas encore eu l'opportunité de parler de l'Europe. Cela viendra»

- Quel livre lisez-vous ces jours-ci?

«'Pietro e Maddalena', de Damiano Marzotto sur la dimension féminine de l'Église. Un très beau livre».

- Avez-vous réussi à voir quelque bon film, une autre de vos passions? «La grande beauté» a remporté l'Oscar. Vous le verrez?

«Je ne sais pas. Le dernier film que j'ai vu, c'était "La vie est belle" de Benigni. Et avant, j'avais revu La Strada de Fellini. Un chef-d'œuvre. J'ai aussi aimé Wajda ...».

- Saint-François avait eu une jeunesse insouciante. Je vous le demande: avez-vous été amoureux?

« Dans le livre "Le jésuite", je raconte que j'ai eu une petite amie à 17 ans. Et j'en parle aussi dans "Sur la Terre comme au Ciel", le livre que j'ai écrit avec Abraham Skorka. Au séminaire, une fille m'a fait tourner la tête pendant une semaine».

- Et comment cela a-t-il fini, si je ne suis pas indiscret?

«C'étaient des choses de jeunes. J'en ai parlé avec mon confesseur» (Grand sourire).



Que pense le pape des principes non négociables?
François nominé pour le Nobel de la paix

Justice = Pax - Peace - Paz - Paix - Vrede - Frieden - Shalom - Salam - Mir - Pau - Pokoj - Shanti - Ashkharh...Abenaki OLAKAMIGENOKA Afrikaans VREDE Akan ASOMDWOE Akkadian SALMU Alabama ITTIMOKLA Albanês PAQE Algonquin WAKI IJIWEBISI Alsaciano FRIEDE Amharic SELAM Árabe SALAM Aranese PATZ Armenio ASHKHARH Assamese SHANTI Aymara HACANA Bemba MUTENDEN Basque (Euzkera) BAKEA Bavariano FRIDN Batak PARDAMEAN Belorusso PAKOJ Bengali SHANTI Bhojpuri SHANTI Isaïe 32, 17

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Sites que vous devriez visiter, merci

Saint Jean-Paul II a comparé le rapport sexuel entre les époux chrétiens à l'adoration eucharistique.

http://desiebenthal.blogspot.com/2011/05/le-rapport-sexuel-est-comparable.html


http://michaeljournal.org

http://ferraye.blogspot.com/

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia

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Image des rings burgondes. Donner à chaque souverain, le peuple est le souverain en Suisse, sa part des créations monétaires volées actuellement par les banques commerciales. La banque nationale suisse doit devenir une coopérative, et pas une société anonyme, qui distribue à chacun et chacune ce qui lui est dû par un dividende social à tous dès la conception ! Voter oui à l'initiative monnaies pleines, monnaies au pluriel qui respectent notamment les wirs, voir www.wir.ch http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Les combats intérieurs.

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Signification des armoiries:chapelle de Gstaad, St Niklaus. Mettons le dragon qui est en chacun de nous sous 7 verrous. Meaning of the coat of arms: Chapel of Gstaad, St Niklaus. Let the dragon that is in each of us within 7 locks. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

Un pour tous, tous pour un.

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Le dragon de nos armoiries qui crache le feu sur le casque.

Les valeurs suisses

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Un pour tous, tous pour un.

Archives du blog

Les sept verrous qui bloquent le dragon qui est en chacun d'entre nous.

On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

de l’avarice par la libéralité,

de la luxure par la chasteté,

de la colère par la patience,

de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

de la paresse par la diligence et l’ardeur dans le service de Dieu.

Un combat à la fois, un par jour est plus efficace.

Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.

Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont en nous et qui nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire mieux agir en faveur du bien commun.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php

Les conseils du pape François pour se confesser

Dans un petit livret intitulé « Prends soin de ton cœur », offert par le pape François aux pèlerins de la place Saint Pierre après l'Angelus du 22 février, se trouvent différents textes à méditer pendant le carême et un examen de conscience pour se préparer à la confession.

  • Une distribution un peu particulière a eu lieu il y a quelques jours place Saint-Pierre, à Rome. Des bénévoles, parmi lesquels de nombreux sans-abri venus en pèlerinage, ont distribué à la foule réunie pour entendre l'Angelus un petit carnet offert par le pape pour le premier dimanche du carême.
  • Notre cœur doit se convertir au Seigneur, a insisté François lors de l'Angélus. C’est pourquoi, en ce premier dimanche, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la place, un petit livret de poche intitulé "Prends soin de ton cœur". »

Celui-ci rassemble quelques enseignements de Jésus et les contenus essentiels de la foi, comme les sept sacrements, les dons de l'Esprit Saint, les dix commandements, les vertus, les œuvres de miséricorde, etc. On y trouve aussi un examen de conscience dont le pape avait souligné l'importance lors de sa messe quotidienne à la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 11 octobre 2014. « Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur »

I. Petits rappels sur le sacrement de Confession (ou de Pénitence ou de Réconciliation)

Un vrai chrétien a le souci constant de conserver son âme en état de grâce aux yeux de Dieu. Il sait, en effet, d’une part, que nul ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort et que, d’autre part, l’âme, pour être admise au bonheur parfait et éternel du Ciel, doit être entiè­rement purifiée du péché. C’est pourquoi il reçoit volontiers le sacrement de la Réconciliation.

Par ce sacrement, on obtient la rémission de tous les péchés person­nels (quelle qu’en soit la gravité) commis après le baptême. Ce pouvoir qu’avait le Christ, il l’a transmis à ses Apôtres quand, leur apparaissant après sa Résurrection, il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean, XX, 23). Ce pouvoir passa des Apôtres à leurs successeurs.


Tout chrétien doit recevoir ce sacrement au moins une fois chaque année. Il comporte :

L’examen des fautes commises.
Le regret de les avoir commises (Contrition).
La résolution sincère de les éviter à l’avenir.
L’accusation des péchés, au moins graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu.
L’absolution donnée par le prêtre au nom de Jésus-Christ.
L’accomplissement de la pénitence qu’il a imposée (Satisfaction).


Le sacrement de pénitence produit notre propre mort au péché et notre résurrection à la vie en Dieu. Il prolonge ainsi notre baptême et nous prépare à l’eucharistie. Il doit laisser dans nos âmes une immense joie, car c’est un sacrement de vie.


II. Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience

Par une courte prière, demander à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.

S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.

Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surna­turellement : le péché a été "mortel" pour elle.

L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés com­mis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispen­sables pour obtenir le pardon de ses péchés.

Pour exciter en soi le regret de ses fautes, réfléchir durant quelques instants :

au redoutable châtiment du purgatoire ou de l’enfer que l’on a mérité ;
aux souffrances et à la mort que Jésus-Christ endura pour l’expiation de nos péchés ;
à la bonté d’un Dieu d’amour et de miséricorde, offensé par le péché qui a produit une rupture profonde, surtout s’il a été mortel.

Puis, réciter lentement l’acte de contrition.

III. Quelques conseils pour recevoir le sacrement lui-même

Avant de rentrer au confessionnal, ou immédiatement en entrant, suivant la coutume, réciter le « Je confesse à Dieu… » LeConfiteor nous remet devant cette réalité du péché et nous fait accomplir le mouvement de « conver­sion » nécessaire, vers Dieu et vers les autres :

Parce que nous nous sommes opposés à l’Amour tout-puissant, en cherchant à réaliser notre bonheur contre Lui ou sans Lui, nous disons : « Je confesse à Dieu tout-puissant » ;

Parce que nous avons porté atteinte à l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, en nous séparant de tous ceux qui ont coopéré à cette œuvre, notamment de la Mère du Christ, nous disons : « Je confesse … à la Bienheureuse Marie toujours Vierge » ;

Parce que nous nous sommes opposés à l’œuvre de lutte et de fidélité des anges, l’attente des martyrs, des prophètes de l’Ancien Testament, morts pour que le Règne du Messie se réalise, à l’œuvre des apôtres et des saints qui ont travaillé pour le Christ, nous disons : « Je confesse… à saint Michel (vainqueur du démon), à saint Jean Baptiste (dernier des pro­phètes), aux apôtres (représentés par saint Pierre et saint Paul), et à tous les saints » ;

Enfin, parce que notre péché s’est opposé à toute l’Église et nous sépare des autres membres du Corps Mystique que le prêtre représente, en même temps qu’il tient la place de Jésus Christ, nous disons : « Je confesse… à vous, mon Père… ».


Avant de commencer l’énumération des péchés, préciser : le temps écoulé depuis la dernière confession ; un oubli ou une dissimulation de péché grave dans celle-ci ; une ou plusieurs mauvaises communions (en état de péché grave) ; une omission de la pénitence donnée (volontaire ou non).


Accuser sincèrement tous les péchés mortels que l’on a commis, avec leur nombre et les circonstances qui les ont modifiés (aggravés, allégés), comme par exemple, les péchés commis avec d’autres personnes qu’on a ainsi scandalisées, ou qu’on a entraîné au péché.

L’accusation des péchés véniels n’est pas indispensable car on peut en obtenir le pardon par d’autres moyens que la confession, par exemple la prière, l’aumône, la pénitence… Pourtant, cette accusation est fort conseillée car, par le sacrement de la Confession, on obtient des grâces spéciales pour éviter ces péchés véniels à l’avenir.

Dans le cadre de confessions régulières, on peut dire où l’on en est par rapport à son défaut dominant, ou par rapport à ses résolutions.

Si l’on est troublé ou que l’on a peur, ou tout simplement si on hésite, on peut demander au prêtre de nous interroger, ou de nous renseigner sur la gravité d’un péché.

Terminer par : « Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne ».


Ecouter avec attention le mot d'exhortation du prêtre. Avant l'absolution, bien regretter ses péchés, et réciter à cet effet l'acte de contrition : « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »


Après la confession, accomplir la pénitence imposée par le confesseur au plus tôt, afin de ne pas l’oublier ; remercier Dieu du pardon obtenu ; renouveler sa résolution d’éviter tout péché à l’avenir, surtout le péché grave.


Examen de conscience détaillé

Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.


Examen sur les commandements de Dieu

1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »

Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fré­quentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…


2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »

Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…


3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »

Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe domini­cale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…


4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »

Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…

Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur édu­cation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…


5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »

Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scan­dales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silen­cieuse…


6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… »

Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…

Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…

Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…


7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »

Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…


8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »

Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calom­nies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…


Examen sur les commandements de l’Église

Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.

Tu te confesseras au moins une fois l’an.

Tu communieras chaque année au Temps pascal.

Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).

Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).


Examen sur les péchés capitaux

ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…

AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …

LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.

ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…

GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…

COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, res­sentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…

PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…


Examen sur les devoirs d’état

N.B. L’examen suivant est très détaillé, et reprend en partie ce qui a déjà été vu auparavant.


Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :


1. Devoirs personnels de chrétiens :

Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?

Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?

Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Sei­gneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?

Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?

Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?

Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?

Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?

Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?

Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accom­pli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?

Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?

N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?

Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?


2. Devoirs envers le prochain :

Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?

La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les sou­lager ?

Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?

N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?

Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des im­prudences dans le travail, le sport ou sur la route ?

En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, rail­lerie, médisance, calomnie, secrets ré­vélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scan­dale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.


3. Devoirs familiaux :

Enfants :

Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?

Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?

Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?

N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?

Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?

Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?


Personnes mariées :

Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?

Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?

N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les pro­blèmes de ma famille ?

N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?

N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?

La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?

N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?

Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?

Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?

Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?

Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?

Est-ce que je leur donne le bon exemple ?

Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?

Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?

Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?

Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?


4. Devoirs professionnels :

Enfants :

Ai-je manqué l’école par ma faute ?

Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?

Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?


Adultes :

Ai-je négligé mon travail ?

Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?

Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?

Ai-je pris ma place dans les organisa­tions professionnelles ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en res­pectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?


5. Devoirs civiques :

Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?

Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les pro­blèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?

Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orienta­tion ? Ai-je su accepter les charges mu­nicipales ou autres en les envisageant comme un service ?

Ai-je choisi mes représentants en fonc­tion de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?

Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce, euthanasie, pacs, etc.) ?

Examen de conscience pour Adultes

________________________________

Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.

"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez." (Jean XX : 21-23)

"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)

"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.

Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:

Matière grave
Pleine connaissance
Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires:

Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession .
La confession est secrète, c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)

L'amour de l'argent est la racine de tous les maux, c'est une idolâtrie...

Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
Ai-je trahi Dieu?
Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.

Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.

Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.

Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
En ce qui concerne mes enfants:

Ai-je négligé leurs besoins matériels?
Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
Ai-je veillé à leurs compagnies?
Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
Leur ai-je donné un mauvais exemple?
Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
Ai-je gardé la modestie à la maison?
Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

________________________________

1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.

Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.

Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
Ai-je opprimé quelqu’un?
Ai-je désiré la vengeance?
Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
Ai-je été jaloux ou envieux?
Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement? (c’est à dire avec des aliments sains)
Ai-je manqué à la correction fraternelle?
Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple?
Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?

Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.

Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés en dehors du mariage ?
Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet en dehors du mariage?
Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
Ai-je consenti à des regards impudiques?
Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé en dehors du mariage?

Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.

Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
Ai-je endommagé le bien des autres?
Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
Ai-je triché ou fraudé?
Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
Ai-je acquis un bien notoirement volé?
Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
Ai-je été avare?
Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.

Ai-je menti à propos de quelqu’un?
Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
Ai-je révélé les péchés d’autrui?
Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
Ai-je flatté les autres?

Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.

Orgueil..............................................Humilité
Avarice............................................Libéralité
Luxure.............................................Chasteté
Colère...............................................Douceur
Gourmandise....................................Tempérance
Jalousie...........................................Amour fraternel
Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil

La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
Ambition
Mépris des autres
Colère / Vengeance / Ressentiment
Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?

Le conseil
Le commandement
Le consentement
La provocation
La louange ou la flatterie
La dissimulation
La participation
Le silence
La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.

Le meurtre volontaire
La Sodomie ou le Lesbianisme
L’oppression des pauvres
La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.

Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?

Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.

L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:

Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).

Prière pour une bonne confession

O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Note Finale

N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.

Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen.


EXAMEN DE CONSCIENCE POUR ADULTES

Résumé: Il faut rechercher au moins tous les péchés mortels dont on se souvient et qui n’ont pas encore été confessés dans une bonne confession et à un prêtre ayant les pouvoirs pour absoudre. Un péché est mortel s’il y a : gravité de matière, pleine connaissance et plein consentement. Indiquer, dans la mesure du possible, leur espèce et leur nombre (même pour les désirs). Pour cela on demande à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes et on s’examine sur les Dix Commandements et les préceptes de l’Église, sur les péchés capitaux et les devoirs de notre état. Il faudra penser à accuser également les péchés qui ont pu être commis par omission. N.B.: La confession est sacrilège lorsqu’on a volontairement caché des fautes mortelles. COMMANDEMENTS DE DIEU l er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. » Dieu est-il au centre de ma vie ? Est-il bien pour moi un Père à l’amour duquel je réponds par un amour total et une généreuse obéissance ? Jésus est-il vraiment mon Maître et mon modèle, celui dont je vis par la foi et les sacrements ? Manquements par omission ou négligence dans les prières (matin, soir, dans les tentations) et la réception des sacrements. Tiédeur. Respect humain pour manifester sa foi. Parole ou acte contre la religion. Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique. Superstitions, spiritisme. Avoir tenté Dieu. Péchés contre la foi : refus d’adhérer à une ou plusieurs vérités révélées. Doutes volontaires. Négligeance dans sa sa propre formation religieuse. Lectures, émissions et spectacles portant atteinte à la foi ou à la morale. Péchés contre l’espérance : manque de confiance en la bonté et la providence de Dieu. Découragement, désespoir. Compter sur ses seules forces. Prétexter de la bonté de Dieu pour pécher. Ne pas désirer le ciel. Péchés contre la charité : indifférence par rapport à Dieu ; absence de prière et de pratique religieuse. Sacrilèges en profanant les choses saintes, en particulier confessions (incomplètes volontairement) et communions sacrilèges (reçues en état de péché mortel). Envers le prochain : refus de voir Dieu dans nos frères; haines, mépris, moqueries ; refus d’assister son prohain dans les graves nécessités. 2e Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect. » Transgresser les serments et vœux faits en son nom. Associer son nom à des serments faux ou inutiles. Blasphémer son nom, celui de la Vierge ou des saints. Prononcer des imprécations contre soi ou contre autrui. 3e Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Avoir manqué à la sainte Messe par sa faute, y être arrivé en retard. Avoir fait ou fait faire “des travaux et des occupations qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur, ou la détente convenable de l’esprit et du corps” (can.1247). Avoir été à des amusements ou réunions dangereuses pour la foi ou les mœurs. 4e Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Enfants de tous âges : Manque d’amour, de respect, d’obéissance (dans les limites de leur autorité), de reconnaissance et d’assistance (matérielle, spirituelle) aux parents. Parents : ne pas témoigner de l’affection à tous ses enfants ; ne pas leur donner l’exemple d’une vie vertueuse et chrétienne. Envers ceux encore sous leur dépendance : Association Notre Dame de Chrétienté manquements dans leur formation humaine et chrétienne (instruction religieuse, choix de l’école); et dans ses devoirs de surveillance, de conseil et de corrections nécessaires. Tous : disputes d’intérêt en famille. Manquements dans l’accomplissement du travail dans le respect dû à l’autorité (dans le métier, la vie collective) ou dans les responsabilités des dirigeants (conditions de travail honnêtes, juste salaire, respect vis-à-vis des employés). Insoumission aux lois civiles justes (impôts, service militaire, devoir civique). 5e Commandement : « Tu ne tueras point. » Meurtre, tentative de suicide, imprudence exposant à tuer ou blesser son prochain (sport à risque, transgression grave et volontaire du code de la route, conduite en état d’ivresse). Colères, disputes, vengeances, refus de pardon, rancunes, envie, jalousie, drogue. Excès dans les boissons, gourmandise. Attitude insultante et scandaleuse. Participation (par action ou par omission), à la stérilisation, à l’avortement, à l’euthanasie, au suicide. Incitation à la violence, à la lutte des classes. Haine raciale ou ethnique. 6e et 9e Commandements : « Tu ne commettras pas d’impureté. Tu n’auras pas le désir impur volontaire. » Pensées, désirs et actes commis seul ou avec d’autres contre la pureté. Conversations et chansons déshonnêtes. Lectures, spectacles (TV, films,...), fréquentation de lieux exposant à l’impureté. Responsabilité dans le péché d’autrui (danse, mode et attitude provocantes). Personnes mariées : Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse. Moyens contraceptifs, ponctuels ou permanents. Refus des droits du conjoint. Adultère (pensées, désirs, actions). Infidélité affective. Liaison extra-matrimoniale. Divorce. “Remariage”. Fiancés : Manifestations de tendresse excessivement sensuelles. Relations pré matrimoniales. Cohabitation. 7e et 10e Commandements : « Tu ne voleras pas. Tu ne désireras pas injustement le bien des autres. » Participation direct ou indirect à des vols, fraudes, injustices. Dettes impayées. Non restitution. Recel d’objets volés. Tort causé dans les ventes, contrats, transactions. Tricheries. Fraudes. Pots de vin. Non-respect des lois sociales justes sur le travail, les assurances... Travail bâclé ; perte de temps. Dépenses excessives, par luxe, vanité, etc. Gaspillage. 8e Commandement : « Tu ne mentiras point. » Mensonges. Faux témoignage. Accusations injustes. Jugements téméraires. Calomnies (personnes ou institutions). Secrets violés. Médisances, ragots. Refus de réparer ou de rectifier COMMANDEMENTS DE L’ÉGLISE 1. Tu sanctifieras les dimanches et fêtes d’obligation (en France : Noël, Pâques, Ascension, La Pentecôte, Assomption, Toussaint) : par l’assistance à la messe et l’abstention d’activités contraires à la sanctification du jour du Seigneur (voir 3e commandement de Dieu). 2. Tu te confesseras au moins une fois l’an. 3. Tu communieras chaque année au Temps pascal (de Pâques à la Pentecôte). 4. Tu jeûneras ou feras abstinence les jours fixés. Jeûne et abstinence: Mercredi des Cendres et Vendredi Saint ; abstinence : tous les vendredis de l’année (les vendredis autres que ceux du Carême, on peut remplacer l’abstinence par une autre pénitence). 5. Tu contribueras selon tes moyens aux dépenses de l’Eglise. Association Notre Dame de Chrétienté DEVOIRS D’ÉTAT 1. Devoirs de chrétien : effort pour tendre à la perfection de la charité ; témoignage de cohérence entre la foi et les œuvres ; fidélité à la vocation reçue de Dieu ; dimension apostolique de sa vie ; approfondissement de sa foi ; aide à l’Eglise ; respect et obéissance à la hiérarchie dans ce qui dépend de son autorité. 2. Devoirs dans la famille : fidélité et don de soi dans le mariage ; générosité dans la procréation et l’éducation des enfants ; amour et entraide ; affection et assistance aux ascendants. 3. Devoirs dans la profession application au travail ; sens de la justice dans les rapports professionnels, dans les contrats. 4. Devoirs dans la cité : participation à la vie de la cité, devoir électoral ; respect des lois justes ; effort pour faire changer les lois injustes (avortement, ...) ; solidarité avec les plus démunis. MAÎTRISE DE SON TEMPÉRAMENT Il faut soumettre à la raison et à la loi de Dieu les passions déréglées par le péché originel et nos propres péchés. On distingue sept tendances qui nous inclinent au mal : - l’orgueil : amour désordonné de soi-même qui engendre l’ambition, la présomption, la vaine gloire, les attitudes hautaines, les vanités mondaines. - l’avarice : attachement désordonné aux richesses qui engendre l’injustice, l’endurcissement du cœur, le défaut de générosité pour faire l’aumône, l’aveuglement de l’esprit. - la luxure : vice contraire, voir 6e et 9e commandements. - L’envie : nous attriste à la vue des qualités ou des succès d’autrui ; engendre la calomnie, la jalousie, les discordes, les actions portant tort à autrui. - la gourmandise : excès dans le manger et le boire (alcoolisme) qui met en danger notre santé et nous fait perdre la possession de nous-mêmes. - la colère : fait perdre le contrôle de soi-même et porte aux injures, querelles, coups... - la paresse : incline à fuir l’effort dans le travail, l’accomplissement des devoirs. Association Notre Dame de Chrétienté

Mit freundlichen Grüssen

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely
Saludos cordiales
בברכה, בכבוד רב
С уважение
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你的真诚的
المخلص

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement ! Comme à Chypre et en Grèce... Arnaque de la création monétaire du néant, ex nihilo... Grâce à monnaie-pleine, on peut rédiger ensemble un projet de loi d'application ou un contre-projet et reprendre ainsi toutes les meilleures solutions, BNS, RBI, monnaie, crédits, etc...

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html

Thème pour l'année 2016: Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Invitations 2017
In English
http://desiebenthal.blogspot.ch/2016/10/free-invitations-every-year.html

en français:
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Donner à chaque souverain, le peuple est le souverain en Suisse, sa part des créations monétaires volées actuellement par les banques commerciales. La banque nationale suisse doit devenir une coopérative, et pas une société anonyme, qui distribue à chacun et chacune ce qui lui est dû par un dividende social à tous dès la conception ! Voter oui à l'initiative monnaies pleines, monnaies au pluriel qui respectent notamment les wirs, voir www.wir.ch
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

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