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dimanche 29 avril 2012

Prospective économique fédéraliste et crédit social

Prospective économique fédéraliste et crédit social

Autour de Silvio Gesell, Clifford Douglas et Alexandre Marc
mardi 1er novembre 2011 par Janpier Dutrieux


Avertissement :
L’objet de cette étude est de mettre en exergue les corrélations, les inspirations communes et les similitudes de pensée entre l’approche fédéraliste de l’économie et l’approche française contemporaine que j’ai pu donner aux propositions, émises dès 1924 par Clifford Douglas, connues sous le nom de Crédit social.
Il ne s’agit pas évidemment d’une comparaison exhaustive tant la théorie et la technique ne sont pas fixées de part et d’autre, mais présentent “ une approche holistique, c’est-à-dire englobante, cohérente et rigoureuse, sans jamais être ni rigide, ni contraignante, ni définitive ” (Alexandre Marc).
J’ai repris dans ce texte de nombreux éléments d’analyse et de propositions du Centre International de Formation Européenne (CIFE) [1], créé par Alexandre Marc.
Les différentes réflexions socio-économiques des fédéralistes intégraux, réunis autour d’Alexandre Marc, s’étalent de 1934 à nos jours.
Je fais particulièrement référence à :
- Esquisse d’une économie fédéraliste, Mireille Marc-Lipiansky, Presses d’Europe 1976.
- Prospective socio-économique du fédéralisme, Alexandre Marc, Presses d’Europe 1984.
- Le financement du Minimum Social Garanti, Michel Herland, L’Europe en Formation, Hiver 1993-1994.
- Interrogations sur le MSG et l’économie fédéraliste, Myriam Geay, L’Europe en formation, Automne 1996.
- Le peuple en ses Etats, L’Alliance Sociale 1997, 11 rue du Bel Air, 94230 Cachan.
Le projet fédéraliste présenté ici n’est pas sans rappeler les diverses expériences de monnaies sociales d’échange, les travaux de Silvio Gesell qui sont d’ailleurs cités, et ceux de Clifford Douglas [2] qui, apparemment, sauf erreur de ma part, ne sont ni cités, ni mentionnés, mais étonnamment présents dans les termes choisis et l’esprit de certaines propositions. Elles sont résumées par Mireille Marc-Lipiansky dans “ Esquisse d’une économie fédéraliste [3] ”.
Une planification duale, sociétale et marchande.

Selon la conception du fédéralisme intégral exposée par le courant de pensée personnaliste dont l’un des plus importants membres fondateurs, notamment à partir du mouvement de “ L’Ordre nouveau ”des années 1930, fut Alexandre Marc, l’économie doit être régulée par une planification dichotomique, polarisée.
Que devons nous entendre par planification dichotomique ?
Il ne s’agit pas, bien sûr, d’une planification comme le fut le Gosplan soviétique, mais d’une prévision, sur une plus ou moins longue durée, des besoins et des potentialités, qui puisse dépasser le cadre de l’annuité budgétaire. D’autant que, comme nul fiscaliste ne l’ignore, n’importe quelle planification sur quatre ou dix ans s’accorde mal du principe d’annualité des finances publiques.
En l’espèce, il s’agit de déterminer à plus ou moins long terme, d’une part, les secteurs à vocation sociale, ou de caractère sociétal et les besoins primaires et essentiels des populations, et d’autre part, des secteurs empruntant davantage aux caractéristiques du marché et couvrant des besoins secondaires ou accessoires.
Les premiers secteurs à vocation sociétale, couvrant les besoins sociaux primaires, devront, dans cette optique, répondre à une planification impérative. Ils vont supposer des prix fixes, ou pour le moins, ajustés. Les seconds secteurs, regroupant les autres activités et besoins, connaîtront une planification indicative qui supposera des prix libres laissés à l’appréciation exclusive du jeu du marché.
Cette proposition de prix ajustés dont le but est d’atténuer, voire d’éliminer la loi de l’offre et de la demande, fut également formulée en 1931 par Clifford Douglas. Il envisageait de réaliser des ajustements de prix en fonction des besoins en accordant des compensations aux fournisseurs escomptant leur prix de vente, c’est-à-dire réduisant leur prix de vente à la consommation. Dans son modèle, ces compensations (ou “ escomptes compensés ”) étaient financées par le crédit émis et distribué, franc d’intérêt, par la Banque centrale.
En tout état de cause, dans les deux cas de figure de la planification dichotomique proposée par les fédéralistes intégraux, ce sont les corps intermédiaires, depuis la base communale jusqu’au sommet de l’espace économique considéré, qui seront chargés d’en préciser le contenu et de l’appliquer.
Ce sont alors ces corps intermédiaires, nommés, cooptés et élus, constitués en Commissions de planification qui détermineront les besoins sociaux fondamentaux.
Il s’agit ici de permettre aux consommateurs citoyens, organiquement représentés dans les corps intermédiaires de définir de façon contractuelle les activités et les biens répondant à des besoins sociaux essentiels, de sorte que ni les producteurs, ni l’Etat, ne puisse s’en accaparer l’exercice, la responsabilité et le pouvoir.
Ainsi, ces commissions seront chargées de l’élaboration de ce plan “ bizonal ”. Elles auront également pour mission de distribuer ces ressources aux différents niveaux de la société civile, fédéral, régional, communal ; et afin d’éviter tout abus, de mener cette distribution à chaque niveau territorial et dans chaque domaine concerné, par exemple le logement, la santé, et les biens de consommation.
Mireille Marc-Lipiansky [4] estime par ailleurs que l’alimentation du budget de l’Etat par la fiscalité n’aura plus de raison d’être puisque, dans ce contexte, celle-ci consiste à prendre d’abord et à répartir ensuite. Or, il est possible d’étendre ce principe de répartition des ressources sur tout l’ensemble du Produit Intérieur Brut (PIB) entre l’investissement, la consommation et les dépenses de fonctionnement de la fédération et des collectivités qui la composent.
Deux monnaies, l’une fondante, l’autre constante.
Pour mettre en œuvre cette planification dichotomique, les fédéralistes envisagent l’existence de deux monnaies distinctes dont l’unité de compte serait commune. Ces deux monnaies, l’une fondante, l’autre constante, s’intégreraient dans deux circuits monétaires distincts correspondants aux deux zones de planification, à savoir au secteur des besoins sociaux essentiels pour l’une, et au secteur des besoins accessoires, au prix du marché, pour l’autre.
Ces deux monnaies n’auront ni la même finalité ni le même circuit de circulation. La monnaie du secteur des besoins sociaux fondamentaux sera fondante, c’est-à-dire qu’elle se dévalorisera périodiquement afin d’inciter ses utilisateurs à l’échanger rapidement contre des marchandises (biens et services). Nous retrouvons ici l’idée gesellienne de la monnaie franche. L’objectif sera donc d’éviter la thésaurisation et d’encourager la consommation. Par contre, la monnaie du secteur de la planification indicative qui couvre les besoins accessoires répondra aux normes classiques et, n’étant pas pénalisée en cas de rétention, autorisera l’épargne.
Ces deux circuits monétaires pourront cependant s’interpénétrer à hauteur d’un pourcentage variable déterminé par les commissions de planification, ce pourcentage pourrait être de l’ordre de 3 à 7 %, selon la conjoncture économique 4 .
La monnaie fondante de Silvio Gesell
Gesell envisageait un système dans lequel la monnaie supportera des frais de conservation semblables à ceux qui obèrent les autres marchandises. Il s’agissait de donner au capital monétaire les mêmes caractéristiques que celles que l’on observe sur le capital physique. C’est-à-dire de déprécier le capital monétaire qui est thésaurisé, ne circule pas ou n’entretient pas sa valeur par des investissements productifs.
La monnaie fondante de ce système fut appelée monnaie franche ou monnaie estampillée. Elle perdait périodiquement un pourcentage de sa valeur si ses utilisateurs ne s’en débarrassaient pas rapidement en l’échangeant contre des marchandises. Ceux-ci devaient alors acquérir un timbre pour lui préserver sa valeur initiale.
Un minimum social garanti (MSG).
Dans un second temps, les Commissions de planification constituées par les corps intermédiaires détermineront le montant d’un “ Minimum Social Garanti (MSG) ”, accordé à tous les citoyens, indépendamment de leurs autres revenus et de leur fortune, afin de ne pas créer de nouvelles discriminations sociales 4.
Cette conception d’un revenu de base indépendamment des revenus du travail et du capital date des années 1930. Il s’agissait de définir le Minimum Social Garanti comme une allocation universelle versée à tout individu, de sa naissance à sa mort, sans aucune autre condition. En corollaire, le mouvement personnaliste “ L’Ordre Nouveau ” proposait un Service Civil obligatoire pour tous, quelque soit le sexe, afin de faire assumer par l’ensemble de la communauté les travaux les plus pénibles et avilissants [5].
Cette idée d’un revenu universel que nous connaissons bien n’est pas récente. Philippe Van Parijs rappelait que déjà, en 1796, lorsque Thomas Paine proposa au Directoire d’instaurer “ une dotation forfaitaire attribuée à chaque adulte arrivant à l’âge de la majorité et d’une pension annuelle uniforme attribuée à toute personne ayant atteint l’âge de cinquante ans [6] ”. Cette dotation s’appuyait alors sur la reconnaissance de la rente foncière.
De nos jours, pour un auteur comme P. Van Parijs, cette allocation est également légitimée par d’autres rentes de situation, accordées arbitrairement à une foule de parties prenantes. Nous pouvons, en fait, distinguer quatre types de rentes qui viennent justifier la reconnaissance d’une allocation universelle :
1 - La rente provenant des matières premières accessibles à tous. Ce type de rente peut se rapprocher d’une rente foncière collective.
2 - Les rentes intergénérationnelles. Il s’agit de l’héritage matériel et intellectuel que les générations précédentes nous ont légué et qui permet une plus grande productivité.
3 - Les rentes d’emploi dont bénéficient ceux qui disposent d’un emploi à temps plein et à contrat à durée indéterminée.
4 - Les rentes environnementales qu’il convient d’analyser négativement puisqu’elles dégradent l’environnement de tous pour améliorer le bien-être de quelques uns 5.
Le dividende du crédit social de C.H. Douglas
L’idée d’un revenu indépendant du travail et du capital, alloué à tous, fut également présenté dès 1924 par Clifford Hugh Douglas sous la forme de dividende du crédit social.
Ce fut son ouvrage “ Social Credit ”, paru en 1924, qui donna son nom au mouvement réformiste du crédit social. Il fut salué par Keynes comme l’un des argumentaires “ les plus convaincants des théories hérétiques de sous-consommation ”.
L’idée centrale du crédit social fut exprimée par Douglas dès 1919 dans Economic democracy : “ Le crédit est un bien commun et non la propriété des banquiers. Distribuons le à tous les consommateurs de manière que les chefs de famille soient crédités d’un pouvoir d’achat additionnel ”. 
Douglas avait remarqué que l’offre de la production était freinée par l’insolvabilité de la demande que l’importance du sous emploi développait.
Ses propositions furent résumées dans The monopoly of credit (1931) :
1- Injecter un pouvoir d’achat additionnel, sous forme de crédits sans intérêt, afin d’ajuster le volume des moyens de paiements à celui de la production. Il importerait à cette fin de rendre aux Banques centrales des Etats leur pouvoir régalien d’émission monétaire.
2 - Ce pouvoir d’achat additionnel doit provenir, non pas d’épargnes, mais de nouveaux crédits se rapportant à une nouvelle production ; et ces crédits doivent être annulés après consommation et dépréciation de la production.
3 - Ces crédits doivent être distribués d’une part, sous forme de dividendes, à chaque famille et par personne, indépendamment des revenus du travail, de l’épargne et de la propriété ; et d’autre part sous forme de compensations accordées aux entreprises ayant accepté, sous certaines réserves, de baisser leur prix de vente. Ainsi, la distribution du pouvoir d’achat doit progressivement dépendre de moins en moins de l’emploi, mais avec la productivité, permettre aux dividendes de remplacer progressivement les salaires.
Alexandre Marc rappelait que le Minimum Social Garanti dont il plaidait la cause depuis six décennies “se situe d’emblée et nécessairement dans la prospective qu’ignorent ou camouflent quelques-uns parmi les zélateurs récents du revenu garanti, comme le professeur Philip Van Parijs en Belgique, ou même le professeur Yoland Bresson en France.
En effet, pour les fédéralistes personnalistes réunis autour d’Alexandre Marc, le Minimum Social Garanti n’est que l’un des éléments d’une pensée économique plus vaste. D’une part, il contribue à revaloriser le travail, d’autre part, il a une fonction régulatrice.
Ainsi, dans “La révolution nécessaire”, Robert Aron et Arnaud Dandieu proposaient un programme de valorisation du travail passant par quatre points qui consistait :
1- à supprimer la condition prolétarienne, c’est-à-dire les destinées consacrées à un travail abêtissant et borné,
2 – en remplaçant le plus possible le travail humain disqualifié par la machine,
3- en rattachant de plus en plus le travail technique ou artisanal au travail créateur dans le cadre des corporations,
4 – en organisant une force de travail indifférencié souple et homogène.
Monnaie A et monnaie B
Par ailleurs, la distribution d’un Minimum Social Garanti est associée à la circulation d’un double circuit monétaire précédemment évoqué. En fait, il va couvrir les besoins sociaux essentiels et justifier l’existence d’une double monnaie. C’est-à-dire qu’il sera versé aux personnes avec de la monnaie fondante (A) qui incitera son utilisateur à la consommer dans l’achat spécifique des biens du secteur des besoins primaires.
Par exemple, nous savons qu’aujourd’hui une partie du revenu est prélevée par les cotisations sociales pour financer le budget de la Sécurité sociale. C’est-à-dire que par le canal de la Sécurité sociale, une partie des dépenses des ménages est affectée autoritairement à la santé. La loi considère en effet que la santé est un bien trop important pour qu’on puisse laisser libre le choix de se soigner ou de ne pas le faire. “ Il en va de même pour l’éducation qui est rendue obligatoire et dont le financement est pris en charge, au moins pour la plus grande part, par l’impôt. Les économistes appellent “ tutélaires ” ces biens - comme la santé, l’éducation - dont la consommation est rendu obligatoire par l’Etat, ce qui exprime l’idée selon laquelle l’Etat, garant de l’intérêt général, sait parfois mieux que les individus eux-mêmes ce qui est bon pour eux ” 7 .
Dans le modèle fédéraliste présenté par Michel Herland, ces biens tutélaires, qui recouvrent l’ensemble des biens indispensables, seront achetés avec le Minimum Social Garanti.
Les autres revenus, plus traditionnels, du travail et du capital, sont attribués en monnaie B 5, présentant les mêmes caractéristiques que la monnaie actuelle.
Dans d’autres versions de ce modèle, la monnaie A s’apparente à une série de bons d’achat différents selon les biens, par exemple, tant d’unités d’éducation, de nourritures, de soins, etc, par personne. Cette formule de bons d’achat permet de veiller que chaque bénéficiaire du Minimum social Garanti ne néglige aucun des besoins primaires et essentiels pour lesquels ce revenu fut créé. Par exemple, en matière d’éducation, si les parents restent libres du choix de telle ou telle structure éducative, ils la paieront en remettant les “ bons d’éducation ” qu’ils ont reçus au titre du Minimum Social Garanti. C’est pourquoi cette formule, quoique présentant le risque de la lourdeur et de la rigidité, a été retenue par les fédéralistes.
Quoiqu’il en soit, en distribuant le Minimum Social garanti dans une monnaie spécifique, qui ne peut pas, en principe, être utilisée à d’autres usages, thésaurisation, épargne, achat de biens accessoires, la communauté intermédiaire peut exercer un droit de regard sur la consommation de ses membres. En effet, “ si la société dans son ensemble accorde à chaque individu un minimum social garanti, elle doit pouvoir, dans le même temps, émettre des règles quant à l’utilisation de ce revenu ” 5. Il s’agit là, avec le service civil, d’une contrepartie sociale au droit économique qu’offre le minimum social garanti.
 Le service civil
Le service civil, seconde contrepartie de ce MSG, est présenté comme un élément de socialisation. Il va conduire chacun, pendant un certain temps, à participer à la vie sociale et productive de la société. Ce service pourra concerner les tâches nécessaires à la communauté, qui ne sont pas satisfaites par le secteur marchand. Ainsi, en contrepartie du Minimum Social Garanti (MSG) en vigueur, crédité périodiquement et automatiquement sur le compte en banque de chaque personne de sa naissance à sa mort, un service civil obligatoire serait instauré.
Ce service civil obligatoire, est également destiné, selon les fondateurs du fédéralisme intégral, à faire partager entre tous les citoyens “ le travail indifférencié, répétitif, réservé d’ordinaire aux travailleurs les moins qualifiés et qui est souvent le plus pénible ”. Pour autant, ce service civil peut également convenir à d’autres formes de travail plus qualifié. Cette pratique existe d’ailleurs dans une certaine mesure, par exemple avec les externes des hôpitaux et les avocats commis d’office [7].
Le financement du MSG
Plusieurs hypothèses de financement du MSG ont été émises, différentes, selon l’expression de Michel Herland, en fonction des lieux, des époques, et de leurs dispositifs sociaux. Il semblerait toutefois que deux idées principales émergent dans toutes les propositions émises. En l’espèce, parmi les deux principales sources de financement du MSG, l’utilisation du Budget social de la Nation et la création monétaire sont évoquées.
Le MSG pourrait être financé par les revenus que constituent aujourd’hui les différentes prestations sociales et para sociales existantes, soit pour l’essentiel, l’équivalent du Budget social de la Nation, environ 1700 Mds. de Frs. en 1995. Ces prestations seraient par conséquent supprimées et remplacées par un pouvoir d’achat direct distribué aux consommateurs.
Le coût de ce budget social peut être partiellement couvert, souligne Myriam Geay, par le service civil bien qu’il soit difficile de prévoir quels en seront les apports, d’autant plus que celui-ci est voulu comme minimal. Ainsi, les entreprises pourront se procurer de la main d’œuvre, soit sur le marché - libre - du travail ou soit auprès du bureau du Service Civil, suivant le type de travail concerné avec comme principe général que le travail indifférencié revient au Service Civil, et les tâches plus nobles, faisant appel à l’initiative individuelle, au marché libre 7.
Mireille Marc Lipiansky souligne d’autre part qu’un Bonus Social (BS) financé par les rentes de situations, plus values obtenues par des facteurs exogènes, situations monopolistiques, pourra venir s’ajouter aux ressources du Minimum Social Garanti 4.
Par ailleurs, la suppression progressive de toutes les allocations et leur remplacement par le minimum social garanti permettraient de réduire les coûts bureaucratiques. Bien qu’il soit, là aussi, difficile d’évaluer ces économies, ces considérations nous montrent que le financement du MSG n’est pas hors d’atteinte 5.
Il reste que sur le long terme, ces auteurs proposent d’imaginer d’autres modes de financement.
En effet, la plupart des cotisations sociales actuelles sont issues des revenus du travail, aussi il peut sembler contradictoire de financer un revenu inconditionnel par des taxes prélevées sur les salaires.
 “ Il faudrait donc imaginer un autre type d’impôt. Il pourrait s’agir, par exemple, d’un impôt sur toutes les dépenses des ménages (épargne comprise), accompagné d’une suppression de la TVA et de l’impôt sur le revenu ” 5.
Les fédéralistes admettent aussi que le financement du MSG puisse prendre des formes variées, y compris celle du Service civil, considéré comme un impôt en travail.
L’hypothèse de financement du MSG qui s’apparente le plus à notre proposition de crédit social est celle de Mireille Marc-Lipiansky. En fait, le modèle de financement qu’elle propose exigera bien vite une réforme monétaire et financière ayant pour objet un retour à un taux de couverture intégrale de tous les dépôts bancaires afin de rendre à l’Institut d’émission monétaire sa pleine capacité de création de nouvelles générations de monnaie.
Mireille Marc-Lipiansky admet que le MSG puisse être financé, soit par les entreprises, soit prélevé directement sur le Produit Intérieur Brut (PIB). Mais elle souligne qu’à terme, il ne pourra être financé que par un prélèvement direct sur le PIB. 
Selon elle, en effet, le volume de monnaie émise est une fonction du revenu national. Il ne peut plus être la conséquence “ de l’arbitraire stato-bancaire devant les aléas de la conjoncture économique comme c’est le cas aujourd’hui 4 ”
La répartition du crédit.
L’accroissement de la masse monétaire n’est plus alors le fait de la création monétaire ex nihilo bancaire, mais revient à l’Institut d’émission monétaire qui le répartit selon des critères différents de ceux utilisés par les banques secondaires (ou commerciales). Sur ces points, Mireille Marc-Lipiansky est très claire. Elle explique que “ dans le système capitaliste (privé ou d’Etat) le crédit est drainé vers le sommet par les banques qui le redistribuent ensuite, partiellement, aux échelons inférieurs dont il provient. Dans le système fédéraliste, qui lui, est intrinsèquement ascendant, ce processus est sinon inversé, du moins radicalement transformé. Le crédit revient en priorité à ceux qui ont directement contribué à le rendre accessible, à le dégager, de telle sorte que, en règle générale, n’arrive au sommet (au niveau le plus élevé) que le surplus des surplus. Autrement dit, on admet que les ressources des collectivités inférieures, sauf circonstances exceptionnelles ou cas de force majeure, bénéficient d’abord à ces collectivités mêmes, et subsidiairement seulement aux collectivités de niveau supérieur, alors qu’aujourd’hui c’est le contraire qui se produit, en tout cas dans les pays centralisés ”. En d’autres termes, nous retrouvons ici une idée essentielle déjà exprimée à maintes reprises dans différents documents [8]. Il s’agit de proposer une alternative sociétale à la distribution marchande du crédit, qui puisse répondre aux principes de proximité et de responsabilité.
L’alternative sociétale des contrats de crédits sociaux.
Le crédit social a pour fonction économique de combler le fossé entre la production et la consommation en soutenant :
- la consommation par un pouvoir d’achat additionnel, avec les dividendes familiaux (revenus indépendants du travail et de l’épargne) délivrés à chaque famille en fonction de leur composition ;
- et de la production, en compensant les producteurs des baisses de prix consenties sur les marchandises, selon des techniques d’escompte compensé, de bon d’achat ou de compensation participative.
En diffusant ce pouvoir d’achat expansé aux deux extrémités du circuit économique avec les dividendes et les prix ajustés, ce crédit social identifie une voie de répartition distributive et sociétale, alternative à l’économie de marché comme au dirigisme fiscal.
En effet, l’Institut d’émission (Banque centrale) rétrocédé à des caisses régionales puis communales le volume de crédit qui revient aux populations de leur ressort, selon des critères d’ordre distributif, sans qu’il soit besoin de recourir à la loi de l’offre et de la demande, facteur de concentration capitalistique.
Dans le cadre de proximité que représente la commune, ou le cas échéant le syndicat de communes ou le pays, l’ensemble de la population, les familles et les entreprises, clients et fournisseurs, les associations, les syndicats, les Chambres du commerce et de l’industrie, d’agriculture, des métiers, fédéré dans un conseil (économique et social) auront en charge l’établissement des contrats périodiques de répartition du crédit social. Ces contrats mutuels de répartition auront pour objet de responsabiliser, parce qu’ils les relieront, les corps intermédiaires de proximité. L’affectation et le volume de crédit social seront dès lors déterminés, par contrat, librement entre toutes les parties prenantes, sans passer par l’instance étatique qui n’en a pas la compétence, parce que trop éloignée, ou par le marché qui ne sait opérer de sélection que par le coût et la rentabilité financière
Par exemple, ces acteurs locaux pourront, lors de l’établissement de ces contrats, ne pas affecter l’intégralité du crédit reçu sur le dividende pour financer, par le mécanisme d’ajustement des prix, une entreprise ou plusieurs, en contrepartie d’une baisse des prix unitaires, du maintien de l’emploi local ou de toute autre mesure contractualisée localement à l’initiative de l’ensemble de la population.
Ainsi, les résidents d’une commune ou d’un pays, peuvent souhaiter maintenir une entreprise de main d’œuvre, d’agriculture, artisanale, spécifiquement locale, ou très exposée à la concurrence extérieure. Ils pourront affecter 90 % du crédit social qui leur est octroyé aux dividendes [9] et les 10 % restants pour compenser les prix escomptés des biens ou services considérés. L’entreprise bénéficiera alors d’une marge concurrentielle sur le marché.
Ces contrats de crédit sociaux s’interprètent comme des instruments de participation sociétale et de subsidiarité. Ils ont pour finalité l’établissement de relations de solidarité entre les hommes et leurs communautés. Il s’agit de contrats mutuels dans lesquels les agents et la société se reconnaissent des droits et des pouvoirs réciproques l’un sur l’autre.
Au demeurant, comme ne cessait de le souligner Alexandre Marc “ la juste organisation de l’allocation des ressources ne peut se faire que par le maintien, voire le développement du pluralisme des centres de décision, et à tous les niveaux [10] ”
 Création et destruction de monnaie temporaire.
L’idée de financer le Minimum social Garanti (MSG) par de la monnaie de crédit est également énoncée par Michel Herland. Cependant, il ne semble pas considérer qu’il faille [11] au préalable restaurer le droit régalien d’émission monétaire de la Banque centrale en revenant à une couverture intégrale de tous les dépôts bancaires. Cette mesure qui interdirait toute possibilité de création monétaire ex nihilo contraindrait les banques secondaires et établissements financiers à financer les crédits bancaires qu’ils octroient sur les seules capacités des épargnes de même terme ou de termes plus longs qu’ils détiennent, ou qu’ils se sont procurés sur le marché monétaire interbancaire. Ainsi, seule la Banque centrale serait habilitée à injecter des nouvelles liquidités dans le circuit économique.
Michel Herland rappelle tout d’abord le mécanisme de la création monétaire ex nihilo. Pour produire, les entreprises ont besoin de fonds pour payer leurs salariés, leurs fournisseurs, pour investir dans la production des capitaux qu’elles récupéreront - si possible avec un bénéfice - lorsqu’elles vendront leur produit. “ Dans l’économie moderne, l’avance de fonds est faite le plus souvent par les banques qui prêtent aux entreprises les fonds dont elles ont besoin pour produire. Or dans l’univers de la monnaie symbolique - ou “ scripturale ” - qui est le nôtre, le système bancaire, considéré dans son ensemble, a la possibilité de prêter à partir de rien, c’est-à-dire de créer ex nihilo, par un simple jeu d’écriture, la monnaie qu’il prête (le compte courant de l’emprunteur est crédité du montant du prêt) 7 ”.
Il suggère alors que la monnaie A, c’est-à-dire la monnaie fondante, à pouvoir d’achat limité dans le temps, dans laquelle le MSG est attribué, soit émise par le système bancaire ou par une banque indépendante, ou plus simplement par un bureau du Service Social chargé de sa répartition 7.
C’est donc après avoir souligné le caractère temporaire de la monnaie de crédit pour l’articuler à la proposition de monnaie A qu’il conçoit “ de charger le système bancaire de la distribution du Minimum Social Garanti ”.
Puisque lorsqu’elle accorde un prêt, la banque crédite le compte de l’emprunteur d’un montant correspondant, elle pourrait de la même façon créditer “ le compte courant de chaque citoyen à intervalle régulier, mensuellement par exemple, du montant du MSG ”. Mais précise Michel Herland, “ contrairement à d’autres formes monétaires, comme les pièces métalliques, la monnaie scripturale est par essence éphémère. Cela est évident pour la monnaie de crédit qui est détruite lorsque l’emprunteur en rembourse le montant à la banque ”. En conséquence, “ il doit nécessairement en aller ainsi pour la monnaie crée au titre du MSG puisqu’une injection supplémentaire de 100 unités monétaires tous les mois aurait inévitablement des conséquences inflationnistes si la monnaie créé n’était pas détruite après utilisation ”.
Afin que, d’une part, ce nouveau volume monétaire ne provoque pas de tension inflationniste, et d’autre part, qu’il puisse, tout comme la monnaie franche de Silvio Gesell, être exclusivement consacré à la consommation, M. Herland remarque que “ rien n’empêche de décréter que la monnaie reçue au titre du MSG ait une durée de vie limitée, où qu’elle se trouve ”.
Ainsi, le pouvoir d’achat de cette monnaie devra pouvoir être annulé, où qu’il soit, “ c’est-à-dire dans les comptes courants des titulaires du MSG (si ceux-ci ont omis de tout dépenser), ou dans ceux des entreprises, (après dépense du MSG pour acquérir des biens de consommation) ”.
“ La proposition d’une monnaie à pouvoir d’achat limité dans le temps n’est nullement absurde ”, continue M. Herland, “ elle a été défendue au début du XXe siècle par Silvio Gesell et Keynes l’a repris à son compte - après l’avoir amendée - dans sa Théorie Générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie 7 ”.
Myriam Geay a cependant rappelé dans une note que les fédéralismes “ ne sont pas les seuls à avoir imaginé un double circuit monétaire distinguant les différents revenus : les abondancistes de l’équipe de la Grande Relève de Jacques Duboin et plus récemment Jacques Robin envisagent une dichotomie de la monnaie ” 5.
Emission et annulation du crédit social
J’ai, pour ma part, également retenu l’idée d’un double circuit monétaire dans le prolongement de la seconde proposition de C. Douglas relative à l’annulation des crédits “ après consommation et dépréciation de la production ” (cf. encadré page 5 : Le dividende du crédit social de C.H. Douglas ).
Il s’agirait en l’espèce, après avoir supprimé les charges sociales financées par les entreprises et avoir remplacé ce budget social par un volume monétaire de crédit social de même valeur, d’appliquer un coefficient multiplicateur sur chaque valeur ajoutée produite.
Ce coefficient multiplicateur de crédit social sera ainsi égal au rapport du Budget social sur les revenus primaires nets, augmenté des émissions de pouvoir d’achat additionnel nécessaire à l’ajustement des moyens de paiement à la production, en fonction de la croissance de celle-ci.
La valeur de la production restera identique puisque les valeurs supprimées du Budget social seront remplacées par une émission de crédit social de même valeur. Après consommation, ce volume de crédit social sera collecté sur les valeurs ajoutées et annulé.
Un nouveau volume est alors réinjecté en fonction des nouveaux indicateurs de la croissance. 
Minimum Social Garanti et échanges extérieurs.
L’instauration du Minimum Social Garanti s’accorderait mal, selon Michel Herland, d’une économie trop ouverte. Il suppose, dans un exemple, que “les biens nécessaires pour satisfaire la demande des titulaires du MSG soient produits à l’étranger “ . Alors, “au lieu de s’enrichir grâce à la dépense supplémentaire, le pays s’appauvrira puisqu’il devra ponctionner ses réserves en devises pour payer les importations 7“. Or souligne-t-il, “ plus un pays est petit, plus il est ouvert puisque “ la variété des matières premières disponibles, mais aussi celle des mentalités et des compétences, est d’autant plus réduite que la taille du territoire est elle même réduite ”. Dès lors, “ pour que le MSG n’introduise pas de déséquilibre économique insupportable là où il est mis en place, il faut donc une économie relativement fermée comme peut l’être un très grand pays ou un continent “.
Les considérations de Michel Herland sur les rapports entre le pouvoir d’achat additionnel que constitue le MSG et la possibilité de consommation importée des agents ne me semblent pas fondées.
Elles contredisent, d’une part, toutes les expériences de monnaie fondante geselliennes menées dans le monde (cf. Cahiers 4 et 12 de FRAGMENTS Diffusion) dans de petits espaces économiques, régionaux, locaux, souvent communaux.
Elles résultent d’autre part, en définitive, de l’absence, dans ses propositions, d’un plan de couverture intégrale de tous les dépôts bancaires, interdisant toute création monétaire bancaire ex nihilo. En effet, en l’absence d’un tel plan, les banques secondaires peuvent toujours créer de la monnaie ex nihilo pour financer l’achat des produits importés, et in fine, créer une situation de déséquilibre extérieur et d’inflation par l’excès de la demande sur l’offre de production.
Mais ce déséquilibre ne peut se produire dès lors que la Banque centrale impose un plan de couverture intégrale des dépôts bancaires et refuse, en conséquence, le réescompte des effets de commerce et des créances détenues par les banques secondaires.
Ces considérations de Michel Herland suscitèrent une réponse d’Alexandre Marc, qui par article interposé, écrivait “ Je tiens à préciser à ce propos que le MSG tel que je l’ai conçu ne constitue pas seulement un avantage social , mais aussi un avantage proprement économique, d’une importance capitale. Par ailleurs, dans la prospective globale à laquelle je me réfère constamment, il ne s’agira plus de protectionnisme mais de politique systématique d’harmonisation, méthodiquement préparée et réaisée, entre le nouvel ordre économique et le reste de la planète [12].
Un crédit social individualisé.
Enfin, à côté de l’établissement du Minimum Social Garanti en monnaie fondante, Mireille Marc Lipiansky propose également d’instaurer un Crédit Social Individualisé (CSI), attribué à chaque citoyen une ou deux fois dans leur vie. Ce Crédit Social Individualisé, non remboursable et sans intérêt, dont le montant serait fixé par la Commission de planification, devrait permettre à chaque personne “ de devenir entrepreneur ” au sens large. Ce CSI serait également attribué en monnaie fondante mais son pouvoir d’achat ne s’annulerait qu’au terme d’une durée plus longue afin de laisser aux bénéficiaires le temps d’un choix rationnel.
En conclusion
La conclusion de cette étude doit revenir à Alexandre Marc qui soulignait qu’en la matière, “ l’attitude des fédéralistes intégraux imposait une approche holistique, c’est-à-dire englobante, cohérente et rigoureuse, sans être jamais ni rigide, ni contraignante, ni définitive.
Le MSG n’en est que l’une des composantes qui exerce son pouvoir sur toutes les autres, mais qui subit également leur influence. Ce qui ne veut pas dire qu’on ne puisse réaliser une sorte de MSG même dans une économie comme la nôtre, mais quoi qu’en pensent – ou font semblant de penser – les réformateurs comme Bresson ou Van Parijs, ce ne serait, en mettant les choses au mieux, qu’une pâle caricature de ce que nous proposons d’accomplir. …Il n’en reste pas moins que ladite économie n’est que l’une des composantes de l’ordre sociétal dont la puissance s’exerce abusivement sur tous les autres – sociale, culturelle, voire politique, mais ne saurait d’aucune manière trouver son salut en solitaire, c’est-à-dire en méconnaissant son insertion indéfectible dans le devenir global de l’humanité ”.



[1] : CIFE, 6 rue des Fleurs 06000 Nice
[2] : “ Social credit ” 1924, “ The monopoly of credit ” 1931.
[3] : Edité par le Centre International de Formation Européenne (CIFE).
[4] : Esquisse d’une économie fédéraliste, Mireille Marc-Lipiansky, Presses d’Europe 1976.
[5] : Interrogations sur le MSG et l’économie fédéraliste, Myriam Geay, L’Europe en formation, Automne 1996.
[6] : Philippe Van Parijs, Au delà de la solidarité. Les fondements éthiques de l’Etat-providence et de son dépassement”.
[7] : Le financement du Minimum Social Garanti, Michel Herland, L’Europe en Formation, Hiver 1993-1994.
[8] : Les ouvriers de la onzième heure (Ed. Auteurs associés 1998), Aux sources de l’erreur libérale (L’âge d’homme 1999), Le peuple en ses Etats (L’Alliance sociale, autoédité 1997), et Fragments Diffusion.
[9] : Toutefois, sauf dérogation, les dividendes familiaux ne devront pas être inférieurs à un seuil défini dans l’année courante, et qui pourrait d’ailleurs correspondre au Minimum Social garanti.
[10] : - Prospective socio-économique du fédéralisme, Alexandre Marc, Presses d’Europe 1984.
[11] : ou pour le moins, il n’évoque pas cette question.
[12] : Sur ce point, le lecteur se reportera à nos commentaires et études du principe de mutualité commerciale de Pierre Joseph Proudhon in Fragments Diffusion n° 40 et 41.
ET pour ceux qui s'intéressent au "100% monnaie" (Fisher /Allais) J.D. en fait belle analyse:
http://www.prosperite-et-partage.org/IMG/pdf/cahier_La_reforme_monetaire.pdf
  

Promesse aux "gardes suisses"

Monsieur le Président,

Vous aviez promis de suivre attentivement cette demande.


Que la France assume tout son passé et ose témoigner de sa reconnaissance et de son amitié au(x) peuple(s) suisse(s).


Le Président de la Confédération helvétique a déjà offert une plaque à la France disant :

Invictis pax-per vitam fortes, sub uniqua mortes fideles

A la loyauté et au courage des Suisses.
En l'honneur de tous ceux qui ont vaillamment combattu
et se sont sacrifiés pour rester fidèles à leur serment lors des
journées des 10 août, 2 et 3 septembre 1792.
Sont tombés en combattant avec vaillance et reposent en ce lieu:
26 officiers, environ 760 soldats.
Ont survécu grâce à l'habileté de leurs amis:
16 officiers, environ 350 soldats.

En rappel de l'héroïsme et de la fidélité des Gardes Suisses qui, au service de la France, sont tombés, alors qu'ils étaient désarmés et fidèles aux ordres du Roi Louis XVI protecteur des peuples de France, assassinés par une foule en folie les 10 août, 2 et 3 septembre 1792.

La France fera-t-elle face à son devoir de mémoire en acceptant de placer enfin cette plaque là où elle prend tout son sens :

Soit à la Chapelle Expiatoire, à l'emplacement du charnier où reposèrent tous ces corps ?

Le serment des gardes Suisses depuis 1616



"Comme nous tenons de Dieu notre être et toute notre subsistance et que nous ne pouvons rien sans Lui et sans le secours de Sa Grâce, nous devons l'avoir toujours présent à nos yeux.

Il doit être le but principal de nos services et l'unique objet de nos adorations.

Vous jurez, devant Dieu, par le Christ Notre Seigneur, de conserver l'Honneur de la Nation Suisse,
d'avoir sans cesse devant les yeux sa gloire et son avantage,
d'être obéissants et fidèles au Corps Helvétique, à vos supérieurs, à Sa majesté le Roi de France et de Navarre, que vous servirez loyalement, de toutes vos forces, tant que votre serment vous attachera à son service."

Le Monument du Lion



Cet Imposant chef d'oeuvre qui se trouve à Lucerne en Suisse représente un Lion qui en mourant couvre de sa patte l'écusson des Bourbons aux fleurs de Lys. Son flanc est percé d'une lance. Les dimensions du monument, 8 mètres sur 7, ajoutent encore à l'effet général. La grotte où il est placé mesure 14 mètres sur 8. Ce lion rappelle l'héroïsme et la fidélité des Gardes Suisses qui au service de la France sont tombés, (alors qu'ils étaient désarmés) assassinés par une foule en folie les 10 août, 2 et 3 septembre 1792 :

"Forts dans la vie, fidèles dans la mort injuste"

Jules Michelet a pu écrire :

"Il meurt comme un chien fidèle, sur l'écusson des lys qu'il a juré de défendre. il meurt et semble pleurer. C'est une gloire unique, d'avoir fait le monument national d'un peuple".

La France devrait faire oeuvre de mémoire en reconnaissance du sacrifice des Gardes Suisses en acceptant de déposer officiellement la plaque à la Chapelle Expiatoire à Paris.

La chapelle Expiatoire a été érigée à l'emplacement du cimetière de la Madeleine, cimetière parisien où ont été déposés les corps des personnes assassinées place de la révolution : Louis XVI le 21 janvier 1793, Marie-Antoinette le 16 octobre 1793 et les Gardes Suisses tombés aux Tuileries le 10 août 1792.

Au nom de l'amitié franco-suisse, il est grand temps de demander pardon.

CITATIONS



"Je recommande à mon fils d'avoir soin de toutes les personnes qui m'étaient attachées...de songer que c'est une dette sacrée que j'ai contractée envers les enfants ou les parents de ceux qui ont péri pour moi..."
Louis XVI, le 25 décembre 1792

"Le passé n'est qu'un sommeil. Pour un esprit attentif et sensible tout le ranime"
Jean de la Varende

"Le Jardin des Tuileries n'existe plus. Mais le jardin est toujours là. Personne ne devrait y passer avec indifférence. pas un pouce de cette terre qui n'ait été arrosée du sang des Suisses"Paul de Vallières
"Si même l'on fait la part de la propagande partisane, c'est-à-dire, répétons le, du mensonge, il faut qu'il y ait chez nous je ne sais quel sadisme, du masochisme plutôt pour que nous nous acharnions depuis bientôt deux siècles à salir notre propre gloire"
Gabriel BOISSY in Les Pensées des Rois de France ,1949

"Hier unanimement nous avons dit tous que s'il arrivait malheur au Roi, et qu'il n'y ait point pour le moins six-cents habits rouges couchés au pied de l'escalier du Roi, nous étions déshonorés." lettre du jeune Officier suisse Louis de Saint Venant, écrite entre le 20 juin et le 10 août 1792.

"Et puis, dans toutes les villes, dans toutes les campagnes, partout, des hommes et des femmes jureront de léguer à leurs enfants la Piété pour la dynastie des bâtisseurs capétiens. Tandis que cette Révolution triomphera dans le monde officiel, toutes ces familles opposeront à la société nouvelle le roc de leur fidélité. Elles ne s'éteindront jamais en France, elles présenteront obstinément à l'avenir cette part du passé qui porte le sceau de l'éternel"
Marie-Madeleine Martin

"Ce 21 janvier 1815, était posée la première pierre de la Chapelle Expiatoire. L'expression est moralement mal choisie, puisque le pardon de Louis XVI s'étendait aux générations futures ; elle demeure politiquement exacte, puisque depuis ce meurtre, la France, continue de se déchirer"
Jean-François Chiappe
"Ensuite mon épouse est revenue du marché en racontant que la foule traînait les corps mutilés des suisses dans les rues. Chauqe fois que quelqu'un passait avec les reliques d'un de ces gardes assassinés, j'entendais les gens crier: "Bravo, Bravo!"... Priez pour nous."
JB Good, Officier de la Garde Suisse, le 3 septembre 1792.

"Faut-il pour autant céder à la déploration ? certes non, car faire mémoire, c'est raviver l'espérance"
Père de la Morandais

"Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous. demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays"
John F. Kennedy, 1961

"Cette journée du 10 août 1792 est un cauchemar dans l'histoire de France"
René Benjamin, de l'Académie Goncourt

"Nulle insurrection, en effet, ne fut préparée avec moins de mystère que celle du 10 août. Tout se fit au grand jour, tout fut connu à l'avance"
Pierre Gaxotte


Il y avait 15.000 hommes disponibles pour ce type de travail, qui était «organisé» et sous le contrôle de la petite Confédération des Cantons, qui donnait l'autorisation pour le recrutement des hommes, et recevait en échange du blé, du sel ou d'autres privilèges commerciaux. Les Suisses concevaient en général la guerre comme une émigration temporaire, d'été, et participaient donc à des guerres courtes et de grande étendue, pour retourner ensuite passer l'hiver chez eux, avec la «solde» et le butin: ils étaient les meilleurs soldats de l'époque. Sans cavalerie et avec une artillerie peu fournie, ce peuple avait inventé une tactique de mouvement supérieure à toutes les autres, et était demandée et invitée aussi bien par la France que par l'Espagne. Ils étaient comme des murailles mouvantes, dressées de fer et impénétrables. Rien ne peut être compris des luttes en Italie, si l'on ne prend pas en compte ces soldats mercenaires. Déjà au XIIIème et au XIVème siècle, après l'indépendance suisse, de nombreux soldats militaient en Allemagne et en Italie et puisque les Cantons n'étaient pas capables d'empêcher ce type d'émigration, ils essayèrent au moins de l'organiser.
L’alliance avec la France fut la plus importante et commença avec Charles VII, en 1453; elle fut ensuite renouvelée en 1474 par Louis XI, qui avait assisté, dans les environ de Bâle, à la résistance de 1.500 Suisses contre des forces vingt fois supérieures. Louis XI enrôla des confédérés suisses comme instructeurs pour l'armée française. Le roi d'Espagne fit la même chose. A la fin de 1400, quand les guerres d'Italie commencent, avec Charles VIII, les Suisses étaient considérés par François Guichardin «le nerf et l'espoir d'une armée». En 1495 le roi eut sa vie sauvée grâce à la fermeté inébranlable de ses fantassins suisses. Le service à l'étranger des Confédérés fut mieux réglé avec l'alliance de 1521 entre la France et les Cantons, selon laquelle les Suisses s'engageaient à fournir entre six et seize mille soldats au roi et la Suisse recevait la protection du plus puissant prince européen. Ils étaient des alliés et des auxiliaires permanents, mais les Cantons restaient les vrais souverains de ces troupes et se réservaient le droit de les rappeler. Ces corps armés avaient une indépendance complète, avec leurs propres, règlements, leurs juges et leurs étendards. Les ordres étaient donnés dans leur langue, en allemand, par des officiers suisses et les soldats restaient liés aux lois de leurs Cantons: bref, le régiment était leur patrie, et toutes ces dispositions furent confirmées par tous les accords des années à suivre.

http://www.vatican.va/roman_curia/swiss_guard/swissguard/storia_fr.htm



Pour tout complément d'étude,
et pour indiquer que vous signez la "pétition Gardes-Suisse",

Mais vous pouvez aussi visiter le blog


Voir aussi sur le site historique du Ministère de la Défense,
l'excellente étude sur le service des gardes suisses en France:


http://www.finality.ch/articles.php?lng=fr&pg=337

http://desiebenthal.blogspot.com/2011/05/pour-un-capital-social-local-le.html

http://pavie.ch/articles.php?lng=fr&pg=711

http://www.union-ch.com/file/Speeches_and_workshops_of_the_03_04_.pdf

https://docs.google.com/document/d/1MRXDMGi4zbTYwFiKI8qpqFeAg3ayEkLaufWq4OrlQ0o/edit?hl=fr&authkey=CLrT-IwK


Comment créer et partager les surplus:
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Avec mes meilleurs voeux notamment pour une bonne santé

Une bonne idée reçue. A l’origine de tout message,  il y a un homme ou une femme, qui a pris le temps et la peine de nous écrire. Il nous est très agréable de lui confirmer l’avoir bien reçu. Autrefois, cela se faisait par une poignée de main ou un sourire de remerciement.

François de Siebenthal
Economiste MBA HEC Lausanne et lic. és sc. iur.
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samedi 28 avril 2012

Stiglitz, Draghi, Tietmeyer au Vatican

Stiglitz, Draghi, Tietmeyer au Vatican


Rapport entre l'économie et la vie réelle de tous les jours

Océane Le Gall
ROME, vendredi 27 avril 2012 (ZENIT.org) – Le nouveau rapport entre le monde économique et la vie réelle de tous les jours sera au cœur des travaux de la XVIIIème assemblée plénière de l'Académie pontificale des sciences sociales qui se tient au Vatican à partir d’aujourd’hui, 27 avril, et jusqu’au 1er mai, avec pour thème: "La quête globale de la tranquillité de l'ordre. Pacem in terris, 50 ans après" ("The Global Quest for Tranquillitas OrdinisPacem in terris, Fifty Years Later").
Les participants seront reçus par Benoît XVI dans la matinée du mardi 1er mai. Les conclusions de la session seront présentées à la presse au Vatican mercredi 2 mai, par Mgr Marcelo Sánchez Sorondo, chancelier de l'Académie, Mgr Roland Minnerath, archevêque de Dijon, en France, et par le Prof. Russell Hittinger, du département Philosophie et religion de l’Université de Tulsa (Etats-Unis).
Pour la troisième année consécutive, les principes de « vérité, justice, liberté et charité », énoncés par Jean XXIII dans son encyclique « Pacem in Terris », il y a 49 ans,  serviront de fil conducteur aux débats qui réuniront les 35 membres de l’Académie, dans la ‘Casina Pie IV’, au cœur des jardins du Vatican.
Pour la première fois,  de grands économistes comme le prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz, le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, et le président de la Bundesbank, Hans Tietmeyer, seront présents aux travaux, pour discuter des « nouvelles vérités » apparues dans le domaine des science et dans l’ordre social et savoir comment les appréhender à la lumière des « principes fondamentaux » énoncés par Jean XXIII.
« Le débat est ouvert », déclare le chancelier de l’Académie, Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, dans un entretien accordé à Radio Vatican. Et les obstacles et les nouveaux défis que pose la  sécularisation du monde aujourd’hui y occuperont une large place.
Dans le cadre de l'Année de la Foi, promulguée par Benoît XVI, du 11 octobre prochain au 24 novembre 2013, qui coïncidera avec la célébration des 50 ans de l’encyclique Pacem in Terris, l’Académie, ajoute Mgr Sorondo, veut reprendre « ce qu'on appelait le « préambule de la foi » : la nature humaine, l'immortalité de l'âme, l'existence de Dieu, auxquelles on peut arriver par la raison ».
« Nous voulons démontrer, précise-t-il que les sciences, aujourd'hui, ouvrent cet espace, qu’elles sont « vraies » et peuvent dans un certain sens « collaborer », être justement « un préambule à la foi même ».
Sur ce point, Mgr Sorondo dit attendre avec grand intérêt les interventions des économistes dont la présence, pour la première fois,  souligne-t-il « est un autre élément important des travaux de l’assemblée ».
Autre présence attendue aux travaux des académiciens,  celle de Mgr Mario Toso, secrétaire du Conseil pontifical Justice et Paix, partisan d’une réforme visant à « humaniser » le système monétaire et financier international.
A ce propos, le chancelier de l’Académie, a évoqué le récent document de ce dicastère qui, selon lui, affirme deux choses essentielles : l’importance de faire la distinction entre la finance pour aider les personnes et les crédits ; et faire la distinction entre la finance et la banque, dans le sens traditionnel, mais en établissant une taxe, la fameuse taxe Tobin, du nom du prix Nobel français.
Ce document, paru en mai dernier, s’inscrit dans la ligne des enseignements constants des papes de « Pacem in terris », de Jean XXIII, en passant par « Populorum progressio » de Paul VI, jusqu’à Jean-Paul II et Benoît XVI.
Il propose  la création d’une Autorité publique mondiale « super partes » qui serait au service du « bien commun » universel et des institutions adéquates.
Quelles solutions ?
L'argent est un signe, conventionnel, une unité de valeur... ou de pouvoir d'achat. Ce n'est pas l'intérêt qui est capable - par lui-même - de créer de la valeur.

Dans le système financier actuel, le crédit est dispensé par émission monétaire. On peut donc effectivement dire que "la dette crée l'argent" ou, plus exactement, que "le crédit crée l'argent". Mais parce que le montant total de la dette contractée (intérêt + capital) est toujours supérieur à la masse monétaire disponible (capital seul), nous assistons à un cercle vicieux : pris collectivement, les débiteurs ne peuvent rembourser leurs dettes (capital + intérêt) qu'en empruntant à nouveau... C'est là la racine du productivisme et l'explication de l'impératif de croissance : pour pouvoir honorer les échéances, il faut pouvoir obtenir de nouveaux crédits, donc que la croissance économique soit proportionnelle à l'augmentation induite de la masse monétaire : 3% par an, pas moins. A défaut, il n'y a que deux options : la refonte du système financier sur des bases plus saines, ou une dévaluation qui va alléger le joug des débiteurs mais diminuer la rente des financiers dispensateurs du crédit... Voilà pourquoi nous avançons à marche forcée pour soutenir un rythme de croissance de 3% l'an !...
...
PaX
Christophe
_________________
« Tout ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites. » (Matthieu 25, 40)
  1. la résistance aux corruptions - Compendium - Vix pervenit, les ...

    www.finality.ch/articles.php?lng=fr&pg=337
    Voilà ci-dessous reproduite l'encyclique Vix pervenit adressée au clergé italien mais par la suite étendue à l'Église tout entière par Grégoire XVI... La traduction ...
  2. la résistance aux corruptions - Océanie - La spirale de l'endettement ...

    www.finality.ch/articles.php?lng=fr&pg=262
    Des voleurs profitent de la productivité. familles,politique,aides,solution, vix,pervenit,tridel,dioxines,www.lentente.com,pavie.ch, burdet,clearstream.
  3. Prêter à intérêt est-il licite ? [VIX PERVENIT] - La Cité catholique

    15 messages - 7 auteurs - 21 juil. 2005
    Mais en fait, c'est très simple. Vix pervenit ne fait que quelques pages et les courbes exponentielles sont assez explicites. http://www.finality.ch ...
  4. phorum - Questions disputées - option

    27 janv. 2004 – Vix pervenit ne fait que quelques pages et les courbes exponentielles sont assez explicites. http://www.finality.ch/edi01-09.htm. Gagner sans ...
  5. Jacques Maritain Center: YS Index (E)

    ENCYCLIQUE 7/20 F L' Encyclique VIX Pervenit, 1945; 36/08 F Encyclique ... End 17/24 F Final End 33/14 F End of the World - Finality in Nonontological sc.
  6. Pharsea: Interesting, very interesting.

    "titles running in parallel to the loan contract" (see Vix Pervenit, below), .... or the finality; or the immediate end of the deliberate decision to charge interest!
  7. Politique

    ... II et de l'encyclique Vix Pervenit .http://www.finality.ch/edi01-09.htm et www.familiaplus.com sous événements. De graves erreurs d'enquête sont couvertes, ...
  8. Vix Pervenit - Wikipedia, the free encyclopedia

    Vix Pervenit: On Usury and Other Dishonest Profit was an encyclical, promulgated by Pope Benedict XIV on November 1, 1745, which condemned the practice ...
  9. CATHOLIC LIBRARY: Vix Pervenit (1745)

    Vix Pervenit. His Holiness Pope Benedict XIV On Usury and Other Dishonest Profit November 1, 1745. To the Venerable Brothers, Patriarchs, Archbishops, ...
  10. Sagesse sexuelle & Ethique sexuelle

    voir notamment http://www.finality.ch/XPC97__.htm http://www.finality.ch/edi01-09.htm. E

dimanche 22 avril 2012

Semis direct sur Couverture Végétale (SCV)

Découvrir le Semis direct sur Couverture Végétale (SCV), une technique agricole qui permet (entre autres) d'éviter l'érosion des sols, les engrais et autres produits chimiques coûteux ( pesticide...) et de ne pas labourer. 


Remplacer le travail mécanique du sol par du travail biologique (racines du couvert végétal semé directement après la moisson de la culture précédente) et travailler avec l'aide notamment des vers de terre gratuits.

Semer sans travailler le sol. C'est possible et c'est bon !!!
Bon pour l'activité biologique du sol,
Bon pour les réductions de coûts et de pollutions,
Bon pour la biodiversité,
Bon pour empêcher les mauvaises herbes de germer
Bon pour réduire les coûts de mécanisation et d'énergie
Bon pour protéger le sol contre l'érosion

« plus » de vert, « plus » de vivant, « plus » de diversité,plus de joie et de fêtes.

On obtient, en général, 2,5 t/ha, soit le double du rendement habituel du riz pluvial en système classique avec labour.







SEMIS DIRECT SOUS COUVERTURE VÉGÉTALE PERMANENTE, DES PETITS AGRICULTEURS MALGACHES DONNENT L’EXEMPLE

Stéphane Brélivet - Le Sillon - hiver 2008
 
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(PDF - 707.7 ko)
Dans les situations difficiles, adopter telle ou telle stratégie agronomique peut changer la vie d’un agriculteur, le réduire à la misère ou, au contraire, le propulser vers le succès. À Madagascar, le semis direct sur couverturevégétale permanente, ou SCV, peut mener vers une existence plus confortable, comme pour Monsieur Richard. Si sa belle histoire n’est évidemment pas transposable telle quelle en Europe, elle met néanmoins en valeur une technique prometteuse, chez nous aussi.
Monsieur Richard est un migrant économique. En quête d’une vie meilleure, il s’installe, dans les années 1990, sur les Hauts Plateaux du centre de l’île rouge, qui doit son nom à la couleur de ses sols ferralitiques et à sa luminosité particulière. Il acquiert d’abord 1 ha de terre. Innovateur par nécessité. “Labourer cette surface à l’angady (la bêche malgache traditionnelle) représentait 100 jours de travail. Je n’avais ni le temps pour le faire moi-même, ni l’argent pour embaucher de la main-d’oeuvre, j’ai adopté le semis direct par nécessité, raconte l’agriculteur. Et pour fertiliser mes pommes de terre, comme je ne pouvais pas acheter d’engrais, je me suis tourné vers l’écobuage. J’ai coupé les végétaux qui couvraient le champ et les ai enfouis dans des tranchées, où ils ont brûlés pendant deux jours, en libérant dans la terre beaucoup d’éléments nutritifs. Ma première récolte a été extraordinaire.” Stimulé par ce succès, Monsieur Richard poursuit surla voie de l’innovation. Il adopte le “voly rakotra”, le nom malgache du semis direct sur couverture végétale permanente. Haricotsur paillage d’avoine, maïs sur trèfle vif, etc. : le SCV n’est pas réservé à quelques cultures, il offre, au contraire, une étonnantediversité de solutions, qui peuvent être adaptées à n’importe quel contexte cultural.
Laboureurs et pompes biologiques. Pour Monsieur Richard, chaque plante de couverture a son intérêt. La vache qu’il a pu acheter grâce à ses bonnes récoltes peut manger une partie de l’avoine. Bien sûr, l’agriculteur prend soin qu’il reste assez de chaume surle champ pour constituer un paillage efficace pour la culture suivante. Le cynodon, une graminée utilisée pour certaines pelouses européennes, effectue, quant à lui, un véritable labour biologique. Il forme, en surface, une couche organique, parfois appelée “feutre”, où se mélangent végétaux morts et vivants, un milieu propice pour de nombreux microorganismes, dont la multiplication va renforcer le travail des racines, en améliorant encore la structure du sol. “Après cette couverture, je peux implanter une dolique”, témoigne Monsieur Richard. Cette légumineuse joue le rôle de pompe biologique. Elle enrichit le substrat, non seulement de l’azote qu’elle prélève dans l’atmosphère, mais encore d’autres éléments nutritifs, qu’elle puise en profondeur grâce à son système racinaire développé. Effet rendement. “Toutes les conditions sont alors réunies pour cultiver du riz”, dit l’agriculteur malgache, en arborant un grand sourire. Une satisfaction compréhensible au vu des résultats : avec ces choix agronomiques, il obtient, en général, 2,5 t/ha, soit le double du rendement habituel du riz pluvial en système classique avec labour. Grâce à la répétition de succès comme celui-ci, Monsieur Richard a fait “fortune” : aujourd’hui, il possède 2,3 ha, et, tout récemment, il a ouvert une épicerie dans son village. Ses collègues paysans, pourtant conservateurs, commencent à copier ses techniques !
Quid de l’Europe ? Ici, les résultats du SCV ne sont pas aussi spectaculaires qu’à Madagascar, mais c’est peut-être seulement parce que cette technique est encore nouvelle en agriculture intensive et mécanisée. En tous les cas, les recherches publiques sur le sujet sont prometteuses. Par exemple, à Grignon, près de Paris, les tests de l’Inra montrent des rendement intéressants pour le blé associé à du lotier corniculé, en semis direct.



Madagascar

Organiser les diffuseurs des techniques SCV autour d'un réseau structuré orienté vers la formation des paysans à l'utilisation de ces nouveaux outils et les agriculteurs autour d'une nouvelle manière de mettre en valeur les terroirs agricoles.
Améliorer la production et la productivité agricole et ainsi lutter contre la pauvreté rurale ; lutter contre la déforestation, l'érosion et la dégradation de la fertilité de sols.
Contrôle du striga. Le Striga asiatica (plante parasite des cultures annuelles notamment sur les céréales ; en floraison à droite) est controlé par une rotation en SCV appropriée. Une fiche technique du GSDM de Madagascar traite ce sujet de manière très précise, elle est disponible dans la librairie virtuelle.
Le projet commence en 2004 par le renforcement du GSDM et de TAFA et par l'organisation de formations complémentaires ou initiales destinées aux organismes de diffusion (trois premières années). Ensuite la diffusion sera appuyée de façon progressive sur quatre zones sélectionnées dans des régions agro-climatiques contrastées et avec des enjeux économiques et environnementaux divers (les Hautes Terres, le Lac Alaotra, la Côte sud-est, le sud-ouest).
Les cultures vivrières de base du régime alimentaire sont testées en association SCV avec des fourrages à Madagascar. Ici Manioc sur Brachiaria
Les techniques agro-écologiques ouvrent de nouvelles perspectives pour lutter contre la pauvreté rurale en protégeant le capital productif : la terre. C'est un enjeu fondamental à Madagascar où le secteur agricole emploie plus de 80 pour cent de la population.

Résultats

L'expérience accumulée depuis plus de dix ans à Madagascar par l'ONG TAFA (Terres et Développement) en matière d'adaptation et de mise au point de systèmes de culture agroécologiques et l'association des principaux acteurs en matière d'agroécologie au sein du Groupement Semis Direct Madagascar (GSDM) constitue une des réponses les plus crédibles pour garantir le développement durable de la production agricole du pays.
En effet, ces techniques permettent à la fois d'accroître la production, la productivité et les revenus des paysans, tout en protégeant les ressources naturelles.
A moyen terme le projet devrait permettre de toucher 30 000 exploitations agricoles et une superficie d'application d'environ 3 000 hectares, alors qu'actuellement on estime le nombre d'exploitations pratiquantes à environ 3 000 et la surface concernée à 300 hectares.
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Notes techniques:


Maïs ou sorgho + légumineuse alimentaire volubile
Fiches techniques : Cultures sur couverture morte avec production de biomasse
Manuel pratique du semis direct à Madagascar. Volume III. Chapitre 3. § 2.2.
Maïs ou sorgho associé à
une légumineuse alimentaire volubile
(Dolique, Niébé ou Vigna umbellata)
V. 1. 2.1.
Olivier HUSSON, Hubert CHARPENTIER,
Célestin RAZANAMPARANY, Narcisse MOUSSA, Roger MICHELLON,
Krishna NAUDIN, Hubert RAZAFINTSALAMA, Christian RAKOTOARINIVO,
RAKOTONDRAMANANA, Frank ENJALRIC, Lucien SEGUY
Novembre 2010
Fiches techniques: et plantes de couverture annuelles (couverture morte)
SDM
Groupement Semis Direct de Madagascar TAny sy FAmpandroasana Ministère de l’Agriculture
Document obtenu sur le site http://agroecologie.cirad.fr
1. Où recommander ces associations
1.1. Zone climatique
Les systèmes à base de maïs (Zea mays) sont très bien adaptés au climat de moyenne
altitude (600 - 1100 mètres d’altitude) avec longue saison sèche (6 à 7 mois). Ils
sont particulièrement recommandés au Lac Alaotra et dans le Moyen-Ouest.
Ils sont assez bien adaptés au climat semi-aride du Sud-Ouest et même dans le
Grand-Sud, en particulier ceux à base de sorgho (Sorghum bicolor).
Ils sont possibles avec le niébé (Vigna unguiculata) dans le Sud-Est (climat tropical humide).
Dans toutes ces zones, la variété de niébé à utiliser peut être une variété de cycle long ou
de cycle court.
La dolique (Dolichos lablab ou Lablab purpureus) et le Vigna umbellata se développent très mal
au dessus de 1200m. Sur les Hautes terres (climat sub-tempéré d’altitude), seul le système
Maïs + niébé (de cycle court) est possible et recommandé, mais uniquement en dessous de
1500 m d’altitude.
Les systèmes à base de sorgho sont recommandés dans le Sud-Ouest (climat semi-aride) et
dans le Grand-Sud principalement. Ils sont possibles et performants au Lac Alaotra et dans
le Moyen-Ouest, mais cette culture y est peu appréciée.
1.2. Situation (sol et régime hydrique)
Où les recommander
Ces systèmes sont à recommander de préférence sur sols relativement riches. L’apport d’engrais
est indispensable sur sol pauvre, ce qui baisse fortement la rentabilité du système et en accroît le
risque.
Où ne pas les cultiver Eviter les sols hydromorphes et les parcelles inondables pendant le cycle de culture.
Ne pas cultiver du Vigna umbellata sur sol nu sur les sols ferrugineux du Sud-Ouest et les sols
battants (possible uniquement avec paillage).
1.3. Unités agronomiques
Climat de moyenne altitude avec longue saison sèche (Lac Alaotra et Moyen-Ouest)
Dans cette zone, ces systèmes sont fortement
recommandés sur sols moyennement
riches de tanety non compactés et sur sols
exondés dans la plaine, bourrelets de berge
et baiboho (fertilisation ou écobuage recommandés
mais non indispensables).
En deuxième année, ils sont recommandés
sur sols décompactés (sols anciennement
compactés, après décompaction par du
brachiaria par exemple) et/ou sur sols pauvres
de tanety après enrichissement du sol
par une légumineuse (comme le stylosanthes).
Dans ces deux cas, la fertilisation
de la culture de maïs est nécessaire.
On peut également proposer ce système
sur des parcelles de deuxième année, après
une légumineuse (niébé, etc.) en semis direct
sur couverture morte de graminée vivace
(comme le Cynodon dactylon).
La fertilisation est alors recommandée.
Maïs ou sorgho + légumineuse alimentaire volubile
Fiches techniques: Cultures et plantes de couverture annuelles (couverture morte)
Dolique après récolte du maïs
Lac Alaotra
Climat de
moyenne altitude
< 1100 m.
Sols moyennement riches
de tanety, sols exondés
dans la plaine, bourrelets
de berge et baiboho
Sols pauvres de tanety
après enrichissement
et sols compactés après
décompaction
Manuel pratique du semis direct à Madagascar. Volume V. Chapitre 1. § 2.1.
Niébé:
Voanemba
Dolique :
Antaka
V. umbellata:
Tsiasisa
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Manuel pratique du semis direct à Madagascar. Volume V. Chapitre 1. § 2.1.
Climat semi-aride (Sud-Ouest et Grand-Sud)
En climat semi-aride, les systèmes avec dolique et niébé sont recommandés :
sur sols ferrugineux tropicaux moyennement
riches à caractère vertique (dans les zones basses,
sols présentant des fentes de retrait en période
sèche dues à la présence d’argiles gonflantes) ;
sur sols ferrugineux tropicaux non compactés.
Sur des sols déjà cultivés, l’engrais est recommandé
pour le sorgho, et est nécessaire pour le
maïs. L’engrais est simplement recommandé
pour les deux céréales sur une reprise après défriche
de forêt. Il est nécessaire pour les deux céréales
pour une reprise de jachère à graminées
pérennes (azote indispensable pour éviter un blocage
au démarrage des cultures).
Les systèmes avec Vigna umbellata ne sont recommandés
qu’à partir du moment où un paillage
est disponible : soit en deuxième année
après préparation de la biomasse, soit sur reprise
de jachère à graminée pérenne bien développée
(Andropogon sp., Hypparhenia sp., Cynodon dactylon,
etc.), soit avec apport extérieur de paille.
Climat tropical humide (Sud-Est)
En climat tropical humide (Sud-Est), seul le système Maïs + niébé (cycle long) est recommandé
(les autres légumineuses volubiles supportant mal les conditions très humides),
en succession du riz pluvial, sur les sols de tanety moyennement riches non
hydromorphes (sur basalte). La fertilisation est nécessaire dans la plupart des situations,
mis à part pour une reprise de caféière riche (où elle est tout de même recommandée).
Climat sub-tropical d’altitude (Hautes terres)
Sur les Hautes terres, le système Maïs + niébé (cycle court) est recommandé sur les
sols de tanety moyennement riches non compactés, sur les bourrelets de berges et les
baiboho, et sur les rizières exondées, à condition
d’éviter les parcelles à risque d’engorgement durant
la période de culture. La fertilisation (ou l’écobuage)
est nécessaire dans toutes ces situations.
Sur les sols dégradés, la fertilisation du maïs est
généralement peu rentable. Pour éviter ces sols à
très faible fertilité, ne proposer ce système que sur
les parcelles où les paysans ont l’habitude de planter
du maïs avec un rendement acceptable.
L’association Maïs + niébé (cycle court) est également
possible sur sols riches de tanety non
compactés (sur volcanisme récent), avec de très
bons rendements (fertilisation recommandée).
Cependant, la longueur du cycle du niébé (au
contraire du haricot) ne permet pas d’implanter
de culture de contre-saison qui procure des revenus
très intéressants (pomme de terre, orge,
etc.), comme cela se fait traditionnellement sur
ces sols.
Maïs ou sorgho + légumineuse alimentaire volubile
Fiches techniques: Cultures et plantes de couverture annuelles (couverture morte)
Maïs + niébé, Hautes terres
Sorgho + Vigna umbellata sur
sables roux, Morondava
3
Climat semi-aride
Sols ferrugineux
tropicaux
moyennement riches
à caractère vertique
Sols ferrugineux
tropicaux
non compactés
Sorgho Maïs
après après
forêt graminées
Climat
tropical humide
Sols moyennement
riches de tanety,
non hydromorphes
après autres
caféière situations
Climat
sub-tropical
d’altitude
Sols de tanety
moyennement riches,
non compactés,
bourrelets de berges
et baiboho
Sols riches de tanety
non compactés
sur volcanisme récent
(sans culture de
contre-saison)
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Manuel pratique du semis direct à Madagascar. Volume V. Chapitre 1. § 2.1.
2. Pourquoi recommander ces associations
2.1. Intérêts agronomiques de l’association
Ces systèmes présentent de nombreux intérêts:
production d’une forte biomasse aérienne et racinaire (y compris pendant la saison
sèche);
couverture rapide du sol : contrôle des adventices (en particulier du Striga asiatica
dans le Moyen-Ouest et le Sud-Ouest) et de l’érosion;
bonne couverture végétale, qui permet très souvent une mise en culture l’année suivante
sans utilisation d’herbicide dans la plupart des régions (mis à part dans les climats
semi-arides où l’obtention d’une biomasse suffisante est parfois difficile);
facilité de mise en oeuvre et de reprise pour la culture suivante (deux plantes annuelles
qui meurent en saison sèche);
bonne restructuration du sol;
apport d’azote par la légumineuse;
dégradation rapide du mulch de légumineuse et lente de la graminée: pas de blocage
d’azote et alimentation continue de la culture suivante en éléments minéraux;
remobilisation des éléments minéraux par la légumineuse à cycle long en saison sèche;
bon précédent, pour la culture du riz pluvial ou du cotonnier;
réduction des risques en cas de conditions climatiques difficiles ou d’attaques d’insectes
(sensibilité différente des deux plantes à ces stress).
2.2. Rentabilité économique
production de deux cultures la même année
sans affecter le rendement du maïs, ce qui
rend ces systèmes très intéressants économiquement
parlant, en particulier sur les sols
riches où l’engrais n’est pas indispensable ;
gains considérables sur les coûts de main
d’oeuvre dès l’année suivante (préparation de
la parcelle sans labour et forte réduction des
temps de désherbage grâce à la forte biomasse
qui contrôle les adventices) ;
limitation du risque de perte totale de la récolte
grâce à l’association de deux cultures, ce
qui est particulièrement intéressant dans les
zones où des attaques de criquets peuvent arriver,
la légumineuse assurant une production.
2.3. Place dans les systèmes de culture et cultures possibles après ces associations
Ces associations peuvent être installées après n’importe quelle culture en semis direct ou en
année «zéro» après labour. Grâce à la forte production de biomasse, l’association d’une céréale
et d’une légumineuse (fixatrice d’azote), ces associations permettent un enrichissement
et la restructuration du sol. Elles sont excellentes pour amorcer la “pompe” du semis direct
et sont en particulier de très bons précédents pour les cultures de riz pluvial et de cotonnier.
Elles peuvent également se répéter d’année en année (l’association rompant la monoculture).
Il est d’ailleurs très intéressant de conduire ce type d’association deux fois de suite
pour installer des systèmes en semis direct dans des conditions optimales. Il faut toutefois alterner
la légumineuse associée pour éviter le développement de maladies, en particulier pour
le niébé qui peut être fortement attaqué (lac Alaotra). Il faut également éviter de cultiver le
maïs sur un paillage de sorgho, surtout si la production de la légumineuse a été faible.
Maïs ou sorgho + légumineuse alimentaire volubile
Fiches techniques: Cultures et plantes de couverture annuelles (couverture morte)
4
Production de Vigna umbellata après
destruction totale du maïs par les criquets
Sud - Ouest
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Manuel pratique du semis direct à Madagascar. Volume V. Chapitre 1. § 2.1.
3. Exigences et contraintes de ces associations
Les contraintes de ces associations sont relativement faibles:
le traitement insecticide est indispensable sur la légumineuse pour obtenir une production de
grains (on peut par contre s’en passer si on cultive la légumineuse uniquement pour la biomasse);
la fertilisation est indispensable sur sols pauvres (et la rentabilité aléatoire dans ces conditions);
il est nécessaire de bien maîtriser l’itinéraire technique pour éviter la
compétition entre plantes (en particulier durant les premiers mois de
culture) : risque d’étouffement de la céréale par la légumineuse volubile
si elle n’est pas maîtrisée ou que la céréale se développe mal (fertilité
trop faible), risque de faible développement de la légumineuse si
elle est trop rapidement dominée par la céréale, etc. ;
le temps de travail est important pour la récolte de la légumineuse
(en particulier pour le Vigna umbellata si on le récolte gousse par
gousse) et pour celle de la céréale si la légumineuse s’est fortement développée
et rend difficile l’accès aux épis ;
la présence d’une légumineuse en végétation en saison sèche peut attirer
les animaux qui, si la parcelle n’est pas protégée, risquent d’enlever
toute la biomasse aérienne. On se retrouve alors avec une faible biomasse
résiduelle au moment du semis, ce qui compromet la remise en
culture en SCV l’année suivante;
la décomposition relativement rapide d’une partie importante de la
biomasse (la légumineuse), en particulier en climat chaud et humide,
peut conduire à une maîtrise limitée des adventices dans la culture suivante
si celle-ci ne couvre pas rapidement le sol.
4. Risques d’échec et alternatives
Cette association est relativement simple à mettre en place et les risques d’échecs sont limités
quand elle est bien conduite. Les risques principaux sont liés aux vols (contrainte qui n’est pas
propre à ces associations) et aux aléas climatiques. Les risques de sécheresse sont relativement
limités par l’enracinement profond en SCV. La bonne porosité des sols sous SCV réduit également
le risque d’engorgement prolongé. Le principal risque climatique se limite à un passage
de cyclone avec pluies et vents forts, à une période très défavorable (floraison).
En cas de production de biomasse insuffisante, la remise en culture la saison suivante peut se
faire en reconduisant cette association qui tolère un relatif manque de biomasse (en particulier
pour le contrôle des adventices) ou en concentrant la biomasse disponible sur une partie de la
parcelle (le reste de la parcelle étant reconduit en culture après labour pour préparer le semis
direct). Concernant la conduite, la principale difficulté réside dans la gestion de l’association,
avec en particulier un risque que la légumineuse associée entre en compétition avec la céréale.
Ce risque se gère avant tout lors du semis. Il est aussi possible de rattraper des erreurs à ce niveau
par un contrôle en végétation de la légumineuse (action mécanique de préférence).
5. Comment choisir la céréale
Le maïs a en général la préférence des paysans et offre de meilleures opportunités de commercialisation.
Le sorgho a cependant des intérêts marqués : sa moindre exigence sur le plan
de la fertilité, ses plus faibles besoins en eau et sa meilleure résistance à la sécheresse. Dans
des conditions climatiques limitées en eau, avec risque de sécheresse important, le sorgho
réduit ainsi le risque de faible production. La biomasse produite est en général supérieure à
celle du maïs, et elle se décompose moins vite. Enfin son aptitude à contrôler les adventices
par effets allélopathiques peut être très intéressante dans certaines situations (infestation par
Cyperus rotundus en particulier).
Maïs ou sorgho + légumineuse alimentaire volubile
Fiches techniques: Cultures et plantes de couverture annuelles (couverture morte)
Dolique fortement développée avant
récolte du maïs (ne nuit pas au rendement
à ce stade de développement mais
augmente le temps de récolte du maïs)
5
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Manuel pratique du semis direct à Madagascar. Volume V. Chapitre 1. § 2.1.
6. Comment choisir la plante associée
Ces trois légumineuses (dolique, niébé et Vigna umbellata) ont des caractéristiques
proches. Le choix par le paysan s’effectue principalement
en fonction de ses préférences alimentaires et des possibilités de commercialisation
(prix et débouchés).
Quelques autres critères sont aussi à prendre en compte :
le niébé supporte le mieux des conditions de forte humidité ;
la dolique est la mieux adaptée à la sécheresse grâce à la puissance
de son système racinaire, alors que le Vigna umbellata supporte très
mal une forte sécheresse de fin de saison des pluies sur colline ;
sur baiboho, la dolique qui reste verte très longtemps en saison
sèche assure la plus forte production de biomasse (intérêt pour la maîtrise
de l’enherbement sur la culture suivante) ;
le Vigna umbellata demande un temps de récolte supérieur aux deux
autres mais procure souvent un meilleur revenu ;
le Vigna umbellata ne pousse pas sur sol battant nu (par contre le
paillage permet sa culture sur des sols de ce type) ;
le Vigna umbellata demande en général moins de traitements insecticides que la dolique
ou le niébé pour assurer une production de grain ;
le niébé est plus sensible que les autres
à des maladies (bactériose), surtout s’il
est souvent répété dans les systèmes, et
en particulier au lac Alaotra ;
les tiges de la dolique, ligneuses, se décomposent
moins vite que celles du
niébé ou du Vigna umbellata, ce qui permet
de maintenir une biomasse importante
sur le sol plus longtemps.
Il est aussi possible et très intéressant d’associer deux de ces légumineuses à une céréale,
comme dans les système Maïs + niébé + dolique développé par les paysans au lac Alaotra,
qui permet en particulier de limiter les risques en cas de maladie sur une des légumineuses.
7. Les itinéraires techniques
7.1. La préparation de la parcelle
La préparation de la parcelle est avant tout fonction de son état initial (compaction, battance,
végétation en place, etc.). Elle s’effectue comme présenté dans le Volume II. Chapitre 2 de
ce manuel («Le choix des itinéraires techniques»), soit avec travail du sol (année «zéro»
de préparation des SCV), soit après préparation d’une couverture végétale morte (systèmes
installés en semis direct sur couverture végétale permanente).
Dans tous les cas, la parcelle doit être maintenue plane, sans buttage (qui n’est pas nécessaire
et qui gêne la mise en place en semis direct l’année suivante).
7.2. Le semis
Date de semis et variété
Le Maïs
- Variété
Pour les zones où ces associations sont les plus recommandées (moyenne altitude et climat
semi-aride), 6 variétés intéressantes sont disponibles. Elles sont toutes de couleur jaune-orange
Maïs ou sorgho + légumineuse alimentaire volubile
Fiches techniques: Cultures et plantes de couverture annuelles (couverture morte)
6
Vigna umbellata après récolte du maïs
Moyen-Ouest
Il est également possible d’utiliser comme légumineuse la mucuna
(Mucuna pruriens var. utilis) qui a un fort pouvoir de fixation
d’azote, mais demande des sols relativement riches, non
compactés et qui a les inconvénients de produire une biomasse
qui se décompose rapidement et surtout de ne pas produire de
grains comestibles. Les graines, après cuisson, peuvent cependant
être utilisées pour l’alimentation des porcs.
Alternative
Document obtenu sur le site http://agroecologie.cirad.fr
Manuel pratique du semis direct à Madagascar. Volume V. Chapitre 1. § 2.1.
et dans ces milieux, elles ont toutes un cycle de 120 jours environ du
semis à la maturité :
* IRAT 200 est une vieille variété appréciée pour sa rusticité, également
recommandée pour un climat tropical humide (Sud-Est) ;
* IRAT 340 est résistant à la sécheresse et donc intéressant pour les zones
semi-arides, mais est sensible à la virose (Yellow Strike Virus);
* CIRAD 412 a des caractéristiques très proches de l’IRAT 340 et a l’avantage
d’être résistant à cette virose ;
* OC 202 est lui aussi intéressant pour sa résistance à la sécheresse ;
* EMGOPA 501 est intéressant pour une agriculture intensive, avec fertilisation
(haut rendement potentiel) ;
* BR 106 est intéressant à moyenne altitude.
- Date de semis
Dans un climat semi-aride (Sud-Ouest) :
* sur tanety, il faut semer dès que possible. Les risques d’échec de la
culture augmentent fortement avec un semis après le mois de décembre.
Un semis à sec avant les premières pluies est possible, avec
le risque cependant d’une levée irrégulière.
* sur rizières en contre-saison, il faut également semer dès que possible après la récolte du
riz, sur sol ressuyé.
En moyenne altitude, avec longue saison sèche (Lac Alaotra ou Moyen Ouest), le maïs doit être
semé dès les premières pluies utiles sur un sol suffisamment humide pour assurer les besoins
en eau de la plante les deux ou trois premières semaines.
Sur baiboho, il est possible de semer tôt (humectation rapide du sol) mais il existe un risque
d’engorgement en cas de semis tardif. Il faut donc éviter de semer après le 15 janvier.
Sur collines, au Lac Alaotra, les rendements chutent rapidement pour
des semis effectués après fin décembre et il faut impérativement semer
avant le 5 - 10 janvier. Dans le Moyen-Ouest, les semis doivent se faire
plus tôt, les risques de sécheresse en fin de cycle devenant trop importants
pour des semis après fin décembre.
En altitude élevée (Hautes terres) où les conditions de température
sont limitantes, la variété la plus utilisée est la variété locale Tombotsoa
(cycle de 5 mois environ dans cette écologie). Elle doit être semée dès
les premières pluies utiles, et au plus tard le 15 novembre (pour éviter
les basses températures en fin de cycle, en particulier à la floraison).
Dans un climat tropical humide (Sud-Est), les contraintes climatiques
sont moindres. Il est cependant préférable d’éviter la période cyclonique.
Il est donc conseillé de semer le maïs dès la récolte du riz pluvial
sur les tanety.
Le sorgho
Trois variétés de sorgho sont proposées, à semer comme le maïs le
plus tôt possible dans les climats semi-arides :
* BF 80 (= IRAT 376, originaire du Burkina Faso), un sorgho de type Guinea, avec
panicule ouverte et grain blanc de qualité, sucré (ce qui en fait une variété très appréciée
par les oiseaux !). A noter que cette variété de cycle relativement court (110 jours environ)
est photopériodique dans les conditions du Sud-Ouest Malgache.
* IRAT 202 et IRAT 203, variétés aux entre-noeuds resserrés et qui restent donc beaucoup
plus courtes que BF 80 (tout en produisant une biomasse importante) et aux panicules
Maïs ou sorgho + légumineuse alimentaire volubile
Fiches techniques: Cultures et plantes de couverture annuelles (couverture morte)
Maïs (CIRAD 412) + niébé
avec semis précoce
(photo : Rakotondramanana)
Sorgho BF 80
+ niébé
Sud - Ouest
7
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Manuel pratique du semis direct à Madagascar. Volume V. Chapitre 1. § 2.1.
fermées. Elles sont également photopériodiques (cycle de 120 jours environ) et ne peuvent
être cultivées qu’en saison des pluies. L’IRAT 203 se caractérise par son taux très élevé en protéines
(plus de 15%).
La légumineuse associée
Que ce soit de la dolique, du niébé de cycle long ou du Vigna umbellata, la plante associée
doit généralement être semée en même temps que le maïs ou le sorgho, surtout dans les milieux
avec longue saison sèche (un semis trop tardif ne lui permet pas de s’installer correctement
avant la saison sèche). Dans certaines situations (faible fertilité des sols en particulier) il
peut parfois être nécessaire de décaler le semis de la légumineuse associée de quelques semaines,
en particulier pour le Vigna umbellata (mais très rarement pour le niébé ou la dolique
qui risqueraient alors de produire très peu). Dans ce cas, il est recommandé de semer en doubles
rangs (pour laisser plus de lumière à la plante de couverture). Si la légumineuse associée
est de la mucuna, il est en général préférable de décaller le semis de quelques semaines.
Pour la dolique, trois variétés sont diffusées :
* la dolique à graine marron, qui a une première fructification précoce, permet de faire deux à
trois récoltes, mais produit une biomasse plus faible que les autres variétés.
* la dolique à graine blanche, qui a une première fructification tardive, ne permet que deux
récoltes (première récolte après 145 jours, dernière jusqu’à 205 jours), voire même une seule
si le semis n’est pas précoce. Elle produit une forte biomasse et est très appréciée pour ses
qualités gustatives.
* la dolique à graine marbrée qui elle aussi produit une forte biomasse et fructifie tardivement
(récolte entre 140 et 195 jours). Elle ne produit deux récoltes que si elle est semée tôt.
Quatre variétés de niébé à cycle long sont utilisées :
SPLM 1, variété volubile au grain rose, avec une première fructification
tardive (2 fructifications maximum, première récolte après 115 jours
dans les conditions du Lac Alaotra à moyenne altitude) mais une très
forte production de biomasse.
SPLF 2, également volubile, au grain blanc, qui a une première fructification
plus précoce (ce qui permet jusqu’à trois fructifications, avec
récolte à partir de 100 jours à altitude moyenne) mais une biomasse
plus faible que SPLM 1.
* une variété locale de Morondava, avec des caractéristiques proches de
celles de SPLF 2 mais un grain rose ou rouge et une première fructification
plus tardive (115 à 120 jours à altitude moyenne).
CNC 870-7E, volubile également, avec un grain rose-marron, une
fructification précoce (jusqu’à trois fructifications possibles, première
récolte possible après 100 jours à altitude moyenne) et une forte production
de biomasse.
Une seule variété à cycle court est utilisée, le DAVID, variété érigée
aux fleurs violettes, avec un cycle de 4 mois (première récolte à partir
de 85 jours à altitude moyenne). Elle très appréciée dans le Sud-Est et c’est la seule variété
diffusable sur les Hautes terres, en attendant la multiplication de variétés très intéressantes
comme CNC 792-17 E, CNC 796-9 E et CNC 796-10 E en provenance du Brésil.
Une seule variété de Vigna umbellata est utilisée pour l’altitude moyenne : Tsirovoala, une
variété au grain marron-vert, de cycle long, qui produit une forte biomasse mais fructifie tardivement
(première récolte après 130 jours au Lac Alaotra) et ne permet que 2 fructifications.
Son cycle relativement long fait que cette variété peut avoir des difficultés à finir son cycle
en cas d’arrêt précoce des pluies, en particulier si le semis est réalisé tardivement.
Une variété locale de Tulear est proposée pour les climats semi-arides, capable de terminer
son cycle (100 - 120 jours à basse altitude) malgré la très courte saison des pluies.
Maïs ou sorgho + légumineuse alimentaire volubile
Fiches techniques: Cultures et plantes de couverture annuelles (couverture morte)
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Niébé “David”
à cycle court
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Manuel pratique du semis direct à Madagascar. Volume V. Chapitre 1. § 2.1.
Des espèces/variétés à fructification précoce permettent d’obtenir plus rapidement des premiers
revenus, et une production supérieure en cas de troisième récolte. Par contre, la production
de biomasse sur une période plus courte peut réduire la biomasse totale produite, et
l’arrêt précoce de la production peut poser un problème si la parcelle n’est pas remise en culture
rapidement (décomposition rapide du mulch et risque de mauvais contrôle des adventices
pour la culture suivante, surtout en milieu tropical humide).
Comment semer
• La densité de semis et l’agencement des plantes dans l’espace
L’association céréale + légumineuse peut se faire selon deux principes : en simples rangs ou
en doubles rangs. Le semis en doubles rangs est proposé en priorité car pour un rendement
en maïs équivalent, il permet une production en biomasse et en grains de la légumineuse supérieure
à celle obtenue en simples rangs. Cependant, l’installation d’une céréale (comme
le riz) ou de cotonnier l’année suivante, et surtout la gestion de l’azote pour ces cultures, sont
plus difficiles après un maïs+légumineuse en doubles rangs qui induit une hétérogénéité. Il
existe un risque important de blocage d’azote sur les anciens doubles rangs de maïs ou de
sorgho alors qu’au contraire, l’azote est très disponible sur les anciens rangs de légumineuse.
Ce problème ne se pose pas si on répète l’association maïs ou sorgho + légumineuse l’année
suivante : il suffit alors de permuter les cultures, en semant la céréale sur les anciens
rangs de légumineuse, et inversement, la légumineuse sur les anciens rangs de céréale.
Le semis en simples rangs est légèrement plus facile à installer mais produit une couverture
plus faible. Cette couverture est cependant plus homogène, ce qui peut en conséquence faciliter
l’installation et la conduite de la culture suivante, en particulier pour du riz ou du cotonnier
(pour une nouvelle association maïs ou sorgho + légumineuse, on peut là aussi
alterner les lignes de céréales et de légumineuses d’une année sur l’autre).
- Doubles rangs :
Semis du maïs ou du sorgho en poquets sur deux lignes espacées de 0,5 mètre tous les deux
mètres (soit 1,5 m. et 0,5 m. en alternance entre deux rangs de maïs), poquets espacés de
0,5 mètre sur la ligne, en quinconce. Semer 2 grains par poquet pour le maïs avec des semences
de qualité à taux de germination élevé; 3 à 4 grains par poquet puis démariage à deux
pieds par poquet en cas de doute sur la qualité des semences de maïs. Semer 3 à 4 grains par
poquet puis démarier à deux pieds par poquet pour le sorgho.
Espacement et agencement des plantes pour un semis en doubles rangs.
Maïs ou sorgho + légumineuse alimentaire volubile
Fiches techniques: Cultures et plantes de couverture annuelles (couverture morte)
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Manuel pratique du semis direct à Madagascar. Volume V. Chapitre 1. § 2.1.
Semis des légumineuses en poquets (deux grains par poquet
pour la dolique ou le niébé, 4 à 5 grains par poquet
pour le Vigna umbellata) sur trois lignes espacées de 0,35
mètre dans les interlignes du maïs (à 0,4 mètre des lignes
de maïs). Poquets espacés de 0,4 mètre sur les lignes, de
préférence disposés en quinconce. Il est possible de semer
la dolique à une densité plus faible (0,5 m entre les poquets
sur la ligne). Dans le cas de l’association maïs +
niébé + dolique, au lieu de trois lignes de niébé, installer
une ligne de dolique entre deux lignes de niébé, intercalées
entre deux doubles rangs de maïs.
La densité de semis du maïs en double rangs est ainsi de
20000 poquets/ha, soit 40 000 grains par hectare (à
2grains par poquet, avec des semences de qualité), c’est
à dire de 15 à 20 kg/ha suivant le poids des grains.
La légumineuse est semée entre les doubles rangs de maïs
à 37500poquets/ha soit 75000grains/ha pour la dolique
ou le niébé (environ 10 à 12 kg/ha) et 150000 à
180000grains/ha pour le Vigna umbellata (8 à 10 kg/ha). Simples rangsSemis du maïs ou du sorgho en poquets
sur des lignes espacées de 1 mètre, poquets espacés de
0,5 mètre sur la ligne. Semer 2 grains par poquet pour le
maïs avec des semences de qualité à taux de germination
élevé; 3 à 4 grains par poquet et prévoir un démariage à
deux pieds par poquet en cas de doute sur la qualité des semences
de maïs. Semer 3 à 4 grains par poquet puis démarier
à deux pieds par poquet pour le sorgho.
Semis des légumineuses en poquets (2 grains par poquet pour
la dolique ou le niébé, 4 à 5 grains par poquet pour le Vigna
umbellata) sur une ligne entre deux lignes de maïs, poquets
espacés de 0,4 mètre sur la ligne (possibilité d’augmenter l’espacement
à 0,5 m pour la dolique). Dans le cas d’une variété de niébé de cycle court, érigée (qui
couvre peu), installer deux lignes de niébé espacées de 30 à 40cm entre deux rangs de maïs.
Espacement et agencement des plantes pour un semis en simples rangs
Maïs ou sorgho + légumineuse alimentaire volubile
Fiches techniques: Cultures et plantes de couverture annuelles (couverture morte)
10
Sorgho + Vigna umbellata. Semis en doubles rangs
Sud-Ouest
Maïs + dolique. Semis en doubles rangs
Lac Itasy
Maïs + dolique. Semis en simples rangs
Lac Alaotra (Photo : Rakotondramanana)
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Manuel pratique du semis direct à Madagascar. Volume V. Chapitre 1. § 2.1.
La densité de semis du maïs en simples rangs est la même
qu’en doubles rangs: 20000poquets /ha, soit
40000grains par hectare (à 2 grains par poquet, avec des
semences de qualité), c’est à dire de 15 à 20 kg/ha suivant
le poids des grains.
En simples rangs, la légumineuse est semée à 25000poquets/
ha soit 50000grains/ha pour la dolique ou le niébé
(7 à 8 kg/ha) et à 100 000 à 125000grains/ha pour le
Vigna umbellata (6 à 8 kg/ha).
En cas de fertilité faible (sols pauvres ou dégradés,
sans apport d’engrais) ou de conditions climatiques
très limitantes pour l’eau, il est recommandé de
baisser les densités de semis, en particulier pour le maïs.
Deux options sont possibles :
* Ecarter les poquets de maïs sur
la ligne : Sur des lignes espacées
de 1 mètre, semer avec 1 mètre
entre poquets sur la ligne et 3 à 4
grains par poquets (puis démariage
à deux pieds par poquet).
Semer la légumineuse sur une
ligne entre deux lignes de maïs,
poquets espacés de 0,4 mètre
sur la ligne (possibilité d’augmenter
l’espacement à 0,5 m. pour la
dolique) et intercaler sur les
lignes de maïs un poquet de légumineuse
entre deux poquets
de maïs.
La densité de poquets de maïs
est divisée par deux par rapport
à la densité “normale” (10000
poquets /ha; 20000pieds/ha)
mais le nombre de grains par poquet
étant plus élevé, le nombre
de grains semés par hectare est
de 30000 à 40 000, soit 12 à
17kg/ha.
La légumineuse est alors semée plus dense, à 35000poquets/
ha soit 70000grains/ha pour la dolique ou le niébé
(10 à 11 kg/ha) et à 140 000 à 175000grains/ha pour le
Vigna umbellata (8,5 à 11 kg/ha).
* Ecarter les lignes: Sur des lignes espacées de 1,5 mètre,
semer avec 0,5 mètre entre poquets sur la ligne et 3 à 4 grains
par poquet (puis démariage à deux pieds par poquet).
Semer la légumineuse sur une ligne entre deux lignes de
maïs, poquets espacés de 0,4 mètre sur la ligne (possibi-
Maïs ou sorgho + légumineuse alimentaire volubile
Fiches techniques: Cultures et plantes de couverture annuelles (couverture morte)
11
Maïs + niébé. Semis en simples rangs
Lac Alaotra (Photo : Rakotondramanana)
Maïs + niébé. Semis en simples rangs à faible densité de maïs
Sud - Ouest (Photo : K. Naudin)
Espacement et agencement des plantes pour un semis en
simples rangs à faible densité
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Manuel pratique du semis direct à Madagascar. Volume V. Chapitre 1. § 2.1.
Maïs ou sorgho + légumineuse alimentaire volubile
Fiches techniques: Cultures et plantes de couverture annuelles (couverture morte)
12
lité d’augmenter l’espacement à 0,5
mètre pour la dolique).
La densité de semis du maïs est dans
ce cas de 13 300 poquets/ha, soit
26600 pieds/ha. Le nombre de
grains par poquet étant plus élevé,
le nombre de grains semés par hectare
est de 40 000 à 53 000, soit 17
à 22 kg/ha.
La légumineuse est alors semée elle
aussi à une densité plus faible de
16700 poquets/ha soit 35000
grains/ha environ pour la dolique ou
le niébé (5 à 6 kg/ha) et à 70 000 à
80000 grains/ha pour le Vigna umbellata
(4,5 à 5,5 kg/ha).
• Le traitement des semences
En fonction de la pression des insectes, il peut être nécessaire de traiter les semences de
maïs ou de sorgho à l’imidaclopride + thirame (produit commercial Insector, beaucoup moins
cher que le Gaucho) à la dose de 2,5 à 5 g de produit commercial (soit 0,9 à 1,75gramme
d’imidaclopride) par kilogramme de semences, pour lutter contre les Heteronychus. C’est
en général le cas au Lac Alaotra et dans le Moyen-Ouest. C’est également le cas dans le Sud-
Ouest pour des semis relativement tardifs (alors qu’un semis précoce permet en général de
se passer de traitement dans cette zone). Ce traitement est particulièrement recommandé en
cas d’apport de fertilisation, pour assurer la rentabilité de l’investissement en engrais.
Le coût du traitement du maïs est d’environ 7 000 Ariary/ha (pour 20 kg/ha de semences),
soit l’équivalent de moins de 20 kg de maïs par hectare. Cela correspond à moins de 2% du
coût de l’engrais pour une fertilisation moyenne.
Il est également recommandé de traiter les légumineuses avec 1,8 à 4 g de Thirame®/kg de
semences (2 à 5 g/kg de Calthir PM par exemple) pour éviter la « fonte des semis » (maladie
fongique), et ce d’autant plus que le coût du traitement est très faible : moins de 700 Ariary/ha
(pour 10 kg/ha de semences), soit l’équivalent de moins de 2 kg de maïs par hectare.
7.3. La fertilisation
Le maïs est une culture exigeante qui suppose, pour atteindre des rendements corrects et
pour produire suffisamment de biomasse pour amorcer la « pompe» des SCV, une fertilisation
minérale en supplément ou non de la fumure organique ou de l’écobuage.
Les tableaux suivants donnent les niveaux de fertilisation recommandés par zone et
type de sol, avec une estimation des rendements espérés. Ces rendements estimés
sont ceux qu’on peut raisonnablement espérer obtenir les premières années de
culture. Avec l’amélioration des conditions par des SCV bien conduits, ces rendements
augmentent les années suivantes.
Le niveau de fertilisation se raisonne (cf. Volume II Chapitre 2 de ce manuel) en
fonction de la fertilité initiale des sols, du précédent cultural (apport d’azote par les
légumineuses), de l’objectif de production et du risque (essentiellement climatique,
mais aussi les attaques d’insectes, d’oiseaux, les vols, etc.). Le risque de stress hydrique diminue
avec les années de semis direct (augmentation de la vitesse d’enracinement et accroissement
de la profondeur d’enracinement des cultures, amélioration de la porosité et
réduction du ruissellement, et par conséquent augmentation de la réserve utile en eau).
Les niveaux de fertilisation proposés sont ceux nécessaires pour un démarrage des systèmes
en SCV et peuvent être progressivement baissés (tout en faisant attention à compenser les
exportations par les grains qui augmentent avec l’amélioration des sols et des rendements).
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Manuel pratique du semis direct à Madagascar. Volume V. Chapitre 1. § 2.1.
Maïs ou sorgho + légumineuse alimentaire volubile
Fiches techniques: Cultures et plantes de couverture annuelles (couverture morte)
Climat de moyenne altitude (600 1100 m.)
Climat sub-tropical d’ altitude (> 1200 m.)
Niveaux de fertilisation recommandés et espérance de rendement pour les systèmes Maïs + légumineuse associée
(dans de bonnes conditions de culture : semis précoce, qualité et traitement des semences, contrôle des adventices, etc.)
Type de sol
Besoin en
fertilisation
Niveau de
fertilisation
Fumier
NPK
(au semis)
Urée
(au semis)
Urée (Début
floraison mâle)
Coût de la fertilisation
Espérance de rendement
(kg/ha)
(t/ha) kg/ha kg/ha kg/ha (Ariary/ha) (Euros/ha) (kg maïs/ha) Maïs Légumineuse
Sols "moyennement
riches"
de tanety
non compactés
Zéro 3 - 5 0 0 0 0 0 0 1000 - 1500 700
Moyen 3 - 5 150 0 75 364500 138 1215 4000 - 4500 1000
Fort 3 - 5 300 0 100 664000 250 2213 > 5000 > 1500
Sols exondés,
bourrelets de
berge et
baiboho
Zéro 0 0 0 0 0 0 1500 - 2000 700
Moyen 0 0 50 120 221000 83 737 4500 - 5000 1000
Fort 0 300 0 100 664000 250 2213 > 6000 > 2000
Sols "pauvres"
en deuxième
année après enrichissement
Zéro 3 - 5 0 0 0 0 0 0 300 - 500 300
Moyen 3 - 5 150 0 75 364500 138 1215 2000 - 3000 700
Fort 3 - 5 300 0 100 664000 250 2213 3000 - 4000 > 1200
Type de sol
Besoin en
fertilisation
Niveau de
fertilisation
Fumier
NPK
(au semis)
Urée (Début
floraison mâle)
Coût de la fertilisation
Espérance de rendement
(kg/ha)
t/ha kg/ha kg/ha (Ariary/ha) (Euros/ha) (kg maïs/ha) Maïs Légumineuse
Sols «moyennement
riches» de tanety
non compactés,
bourrelets de berge
et baiboho
Zéro 3 - 5 0 0 0 0 0 500 - 1000 200 - 500
Moyen 3 - 5 150 75 427500 161 1070 2500 - 3000 500 - 700
Fort 3 - 5 300 100 760000 287 1900 4000- 5000 700 - 1000
Bases de calcul : Prix relevés sur les Hautes terres en septembre 2010 : Urée : 1 900 Ariary/kg ; NPK (11-22-16) = 1 900 Ariary/kg ; Maïs : 400 Ariary/kg.
Les niveaux de fertilisation en gris ne sont pas recommandés car risqués et peu rentables. 1 euro = 2650 Ariary
13
Bases de calcul : Prix relevés au Lac Alaotra en septembre 2010 : Urée : 1 300 Ariary/kg ; NPK (11-22-16) = 1 780 Ariary/kg ; Maïs : 300 Ariary/kg.
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Maïs ou sorgho + légumineuse alimentaire volubile
Fiches techniques: Cultures et plantes de couverture annuelles (couverture morte)
Une fertilisation forte n’est pas recommandée dans ces milieux à risques elévés.
Pour le sorgho, les niveaux de fertilisation proposés sont les mêmes, avec une espérance de rendement de 1500kg/ha avec une fertilisation moyenne et
plus de 2 500 kg/ha pour la fertilisation forte (et 500-800 kg/ha sans engrais).
Climat tropical humide (< 500 m)
*Les niveaux de fertilisation en gris ne sont pas recommandés.
Bases de calcul: Engrais (urée ou NPK): 1900 Ariary/kg; Maïs: 300 Ariary/kg. 1Euro = 2650 Ariary
Climat semi-aride (< 500 m)
Type de sol
Besoin en
fertilisation
Niveau de
fertilisation
Fumier
NPK
(au semis)
Urée (Début
floraison mâle)
Coût de la fertilisation
Espérance de rendement en
première année (kg/ha)
t/ha kg/ha kg/ha (Ariary/ha) (Euros/ha) (kg maïs/ha) Maïs Légumineuse
Sols
ferrugineux
tropicaux
moyennement
riches
(vertiques)
Zéro 3 - 5 0 0 0 0 0 800 - 1200 200
Moyen 3 - 5 100 75 332500 125 831 2500 - 3000 300 - 500
Fort 3 - 5 200 100 570000 215 1425 3000 - 3500 500 - 700
Sols
ferrugineux
tropicaux
Zéro 3 - 5 0 0 0 0 0 500 - 700 0 - 200
Moyen 3 - 5 100 75 332500 125 831 2000 - 2500 200 - 400
Fort 3 - 5 200 100 570000 215 1425 2500 - 3000 400 - 600
Type de sol
Besoin en
fertilisation
Niveau de
fertilisation
Fumier
NPK
(au semis)
Urée (Début
floraison mâle)
Coût de la fertilisation
Espérance de rendement en première
année (kg/ha)
t/ha kg/ha kg/ha (Ariary/ha) (Euros/ha) (kg maïs/ha) Maïs Légumineuse
Sols
moyennement
riches
de tanety
non hydromorphes
Zéro 0 0 0 0 0 0 0 - 500 0 - 200
Moyen 0 150 75 427500 161 1070 2000 - 3000 400 - 600
Fort 0 300 100 760000 287 1900 3000 - 3500 500 - 700
14 Manuel pratique du semis direct à Madagascar. Volume V. Chapitre 1. § 2.1.
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Manuel pratique du semis direct à Madagascar. Volume V. Chapitre 1. § 2.1.
Ces niveaux correspondent aussi à des niveaux
de fertilisation pour un semis effectué
dans les temps, avec des semences de qualité,
traitées contre les insectes en cas de besoin.
En effet, la fertilisation ne peut être
rentable qu’avec un bon contrôle des mauvaises
herbes et des insectes.
En cas de semis tardif (et ce d’autant plus que
l’on se rapproche des dates butoir de semis)
les rendements espérés sont plus faibles et les
risques d’échec de la culture plus importants.
Il est préférable dans ce cas de réduire le niveau
de fertilisation, voire de ne pas apporter
d’engrais chimique, quitte à changer de culture
et de système. Les apports en cours de
végétation peuvent et doivent aussi être modulés
en fonction de la situation. On peut les
augmenter si la culture se déroule bien mais
qu’on observe des signes de carence. A l’inverse,
si des problèmes particuliers ont limité
fortement le potentiel de production (mauvais
contrôle des adventices, attaques d’insectes, etc.), il est préférable de réduire la fertilisation
en végétation, voire même de la supprimer.
Il faut également respecter les périodes d’apport des engrais, faute de quoi le risque d’en voir
l’efficacité et la rentabilité baisser fortement est élevé. Les périodes d’application proposées
sont celles pour une récolte du maïs en grains secs. Pour une récolte en vert, l’apport de fertilisants
à la floraison mâle est trop tardif et doit être soit avancé, soit supprimé.
Sur sols de basse fertilité (sols ferrallitiques relativement dégradés, sols ferrugineux tropicaux,
etc.), la rentabilité de l’engrais est plus faible (et le risque d’échec plus élevé) que sur des sols
riches, bien structurés (baiboho, etc.). Il faut cependant éviter d’y appliquer des doses d’engrais
faibles qui ne permettent pas d’augmentation sensible du rendement et sont très mal
rentabilisés. Il est préférable de proposer :
soit de prendre le risque d’apporter une fertilisation forte à ceux qui peuvent se le permettre,
en sachant que la rentabilité sera souvent faible mais
que l’on préparera ainsi une biomasse suffisante pour cultiver
en SCV dans de bonnes conditions l’année suivante,
soit de remplacer le maïs par une autre culture moins
exigeante si on ne veut pas fertiliser : En effet, sans engrais
l’espérance de production du maïs est très faible. Dans de
telles conditions, cet itinéraire technique valorise mal la
journée de travail et ne permet pas la production d’une
biomasse suffisante pour cultiver en SCV l’année suivante.
Dans tous les cas, sur paillage de graminées, un apport
d’azote est obligatoire. Il faut compléter la fertilisation pour
avoir au minimum 50 unités d’azote au semis et surveiller
très précautionneusement toute apparition éventuelle de
symptômes de carence en azote après 15 - 20 jours (faire
un apport supplémentaire si nécessaire).
Enfin, il est préférable d’apporter la fertilisation N-P-K en plein
sur la parcelle (et non pas localisée sur la céréale) afin d’en faire bénéficier également la légumineuse
(par contre l’urée sera localisée au pied du maïs). La rentabilité de la fertilisation est
alors améliorée par les gains de rendements de la légumineuse.
Maïs ou sorgho + légumineuse alimentaire volubile
Fiches techniques: Cultures et plantes de couverture annuelles (couverture morte)
Effet de la fertilisation sur sol pauvre
Premier plan : sans engrais
Second plan : fertilisation moyenne
15
Ces systèmes exportent en général peu d’azote, la fixation
par la légumineuse compensant les exportations par les grains.
Cependant, en cas de très forte production de la céréale et/ou
faible développement de la légumineuse, un apport d’azote
est nécessaire pour compenser les pertes, sachant qu’une
tonne de grains de maïs exporte environ 20kg de N.
Le phosphore et le potasssium exportés doivent être compensés
par un apport de fertilisation, à hauteur de 3,5 kg de
P et 3,5 kg de K par tonne de maïs (grains) et 5 kg de P et
10kg de potasse par tonne de la légumineuse (graines).
En cas d’exportation des pailles (pour les animaux), il est
nécessaire de compenser également ces pertes, en particulier
pour la potasse (plus de 20 kg par tonne de paille de
maïs) et l’azote (15 kg par tonne), mais aussi le phosphore
(1,5 kg par tonne).
Ainsi, 4 tonnes de maïs (grains) + 1 tonne de dolique exportent
environ 150kg d’azote (dont 100 peuvent être fixés par
la légumineuse), 20kg de P et 25kg de K, ce qui correspond
au final à 200kg de N-P-K (11-22-16) et 50 à 100kg d’urée.
Les exportations par ces systèmes
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Maïs ou sorgho + légumineuse alimentaire volubile
Fiches techniques: Cultures et plantes de couverture annuelles (couverture morte)
Cependant, en climat semi-aride (Sud- Ouest), où les doses d’engrais proposées sont plus
faibles (car le risque climatique y est fort), il peut être préférable de localiser tous les engrais
au pied du maïs (ou du sorgho), au détriment toutefois du rendement de la légumineuse.
7.4. La gestion de l’enherbement
Sur sol avec mulch important, l’utilisation d’herbicide ne se justifie pas et un simple arrachage
des quelques adventices est suffisant (5-10 jours de travail/ha).
sur sol nu (labouré) ou faiblement paillé (peu de résidus) et pour des agriculteurs qui ne
disposent pas (ou ne peuvent payer) une main d’oeuvre suffisante pour désherber dans les
temps leurs parcelles, il peut être intéressant d’appliquer 1 500 g/ha de pendimethaline qui
permet de contrôler suffisamment les graminées. Son coût est cependant élevé : environ
90000 Ariary/ha, soit l’équivalent de 225 à 300 kg/ha de maïs (près de 25 % du coût d’une
fertilisation moyenne). Sans application d’herbicide de pré-levée, un sarclage manuel au
moins est nécessaire (40 homme-jours/ha). Ce traitement herbicide est sans danger pour la
légumineuse cultivée. Il est particulièrement rentable sur les baiboho où les adventices sont
agressives, et sur les parcelles en semis direct avec un mulch insuffisant (qui demandera un
ou deux arrachages des adventices soit 50 à 80 homme-jours/ha de travail).
Produits commerciaux homologués à Madagascar :
Pendimethalin ou Stomp, dosés à 500 g/l, ou Alligator, dosé à 400 g/l de pendimethaline.
7.5. La protection phytosanitaire en végétation
Le niébé, la dolique et le Vigna umbellata, pour une production de grains, demandent en général
deux traitements insecticides à la cypermethrine (60 à 62,5 g/ha à chaque passage soit
0,25 l/ha pour des produits dosés à 240 ou 250 g/l) pour chaque période de floraison (1 à 3
floraisons par an). La fréquence des passages doit être adaptée à la pression
des insectes (présence forte constatée, importance des attaques).
Coût de la cypermethrine : 4 500 Ariary/ha environ pour chaque passage
(équivalent à 11 à 15 kg/ha de maïs).
Produits commerciaux homologués à Madagascar : Agrimethrine, Cypercal,
Cypvert, Cyrux, Cypermad, Cythrine, Cigogne et Sherpa.
Autres matières actives possibles : deltamethrine ou lambda-cyhalothrine.
Le maïs ne nécessite pas de traitement phytosanitaire particulier en végétation,
sauf :
en cas d’attaque éventuelle par les borers (Sesamia calamistis en particulier).
Les larves bien à l’abri dans les tiges sont très difficiles à traiter.
Par contre, il est intéressant de contrôler les adultes dès leur sortie afin
d’éviter une nouvelle infestation. On peut pour cela essayer de faire
coïncider le traitement de la légumineuse avec la sortie des adultes.
dans le cas d’attaques massives d’Heteronycus sp. ou de vers blancs de hanneton non
contrôlées par le traitement de semences. Dans ce cas, on peut appliquer 6 kg/ha de carbofuran
10 G (produit commercial : Currater ou Furadan), pour un coût de 60 000 Ariary/ha environ
(soit l’équivalent de 150 à 200 kg/ha de maïs selon les zones). Ce traitement doit être
fait très tôt, avant que les dégâts sur les cutures soient trop importants et doit être limité autant
que possible du fait de ses effets nocifs sur la faune du sol. Dans ce but, il est parfois possible
de ne traiter que des bandes en bordure des parcelles où les attaques sont fortes (en
provenance des parcelles voisines, de la forêt, etc.).
7.6. La récolte
La récolte du maïs se fait épi par épi, soit en vert pour consommation immédiate, soit à la
maturité physiologique quand les grains deviennent cassants pour commercialisation ou
stockage après séchage.
Une possibilité : l’effeuillage du maïs
avant récolte pour faciliter les traitements
sur la légumineuse
16 Manuel pratique du semis direct à Madagascar. Volume V. Chapitre 1. § 2.1.
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Manuel pratique du semis direct à Madagascar. Volume V. Chapitre 1. § 2.1.
Il est recommandé au moment de la récolte de plier les tiges de maïs
au niveau de l’épi pour éviter que les plants ne soient couchés sur le
sol. Ceci permet une meilleure conservation de la biomasse, en particulier
en cas d’attaque par les termites, et la croissance de la légumineuse
sur ces “tuteurs naturels”.
Les récoltes (1 à 3 récoltes en fonction des espèces et variétés) de la
légumineuse se font à maturité physiologique. Pour le Vigna umbellata
(long à récolter avec ses petites gousses), la dernière récolte peut se
faire par fauche et battage et non gousse à gousse comme pour les autres
légumineuses.
8. Aspects logistiques de la diffusion de ces associations
La diffusion de ces associations, avec un niveau d’intensification
moyen, demande pour 100 ha plus de 20 tonnes d’engrais, 3 tonnes
de semences, 200 à 500 litres d’herbicide, etc. Cela suppose une logistique
en conséquence. Il faut organiser, avant le début de la saison
des pluies, l’approvisionnement et le stockage de ces produits dans
les villages concernés.
9. Temps de travaux
Les temps de travaux diminuent d’une année sur l’autre avec le semis direct sur une
couverture végétale suffisante. De 110 j/ha (labour à la charrue, avec herbicide) à plus
de 230jours/ha (labour à l’angady, sans herbicide) en système sur labour (système
traditionnel ou année «zéro» de préparation des SCV), ils atteignent 90 j/ha (avec herbicide)
à 125 j/ha (sans utilisation d’herbicide) pour les systèmes de semis direct sur
couverture végétale. Cette forte baisse se fait malgré une augmentation du temps de
récolte en SCV, lié en particulier à une production supérieure. Cette réduction du
temps global de travail est d’autant plus intéressante qu’elle est obtenue sur les périodes très
exigeantes de la préparation des sols et des sarclages.
Maïs ou sorgho + légumineuse alimentaire volubile
Fiches techniques: Cultures et plantes de couverture annuelles (couverture morte)
Labour : Système traditionnel ou année
zéro de préparation des SCV (jours/ha)
Semis direct sur
couverture végétale (jours/ha)
Labour à la charrue :
5 - 10
à l'angady :
70 - 80 0
Hersage/emmotage 20 0
Application herbicide
éventuelle 1 - 2 2
Semis 45 45
Sarclages ou
arrachages
Avec herbicide
10 - 20
Sans herbicide
30 - 60
jusqu'à 100 jours/ha
sur baiboho
Avec herbicide
0 - 10
Sans herbicide
20 - 30
Traitements
insecticides 7 - 9 8 - 10
Récolte 25 - 35
(pour 3 000 à 3 500 kg de maïs /ha)
35 -45
(pour 3 500 - 4 500 kg de maïs /ha)
Total 103 à 291 90 à 130
17
Maïs + niébé sur baiboho
Lac Alaotra
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Manuel pratique du semis direct à Madagascar. Volume V. Chapitre 1. § 2.1.
10. Rentabilité économique
Les performances économiques des associations proposées varient en fonction de l’itinéraire
technique (niveau d’engrais en particulier), et des conditions de culture (climat, sols,
pression des adventices et des insectes). De plus, les prix respectifs d’achat des intrants et de
vente des produits récoltés ont un très fort impact sur la rentabilité des systèmes.
Les performances économiques varient également avec le nombre d’années de cultures en
SCV: l’augmentation progressive des rendements et la baisse des temps de travaux permettent
en effet d’améliorer d’année en année la rentabilité de ces systèmes. La difficulté est
donc de proposer des systèmes qui permettent d’obtenir une rentabilité des investissements
(intrants) et une valorisation du travail satisfaisantes dès la première année (qui est souvent
une année “zéro” de préparation des SCV).
Sur la base des prix observés en septembre 2010, l’évaluation économique de ces systèmes
lors de la première année permet de dégager certains traits communs à toutes les situations
et de définir des règles de gestion :
dans tous les cas, les charges les plus importantes correspondent aux engrais (que ce soit le
niveau de fertilisation moyen ou celui élevé) et à la rémunération du travail (location de main
d’oeuvre ou valorisation du travail de l’agriculteur et de sa famille au coût d’opportunité du travail).
De manière générale, la fertilisation permet d’augmenter fortement la valorisation de la
journée de travail des systèmes proposés. Le retour sur investissement du niveau de fertilisation
fort est cependant inférieur à celui de la fertilisation moyenne ;
les traitements insecticides, sauf accident particulier, permettent un contrôle des insectes
pour l’équivalent de 25 kg/ha de maïs soit environ 2 % du coût de la fertilisation moyenne
recommandée, et 1 % de la fertilisation forte. Pour sécuriser la rentabilité de la fertilisation, il
est fortement recommandé d’appliquer ces traitements sur toutes les parcelles fertilisées dès
que la pression des insectes peut faire craindre des dégâts. Même en cas d’accident (inefficacité
du premier traitement et/ou attaques particulièrement fortes), une protection sanitaire
efficace peut être conduite pour l’équivalent de moins de 200 kg/ha de maïs ;
de même, l’apport de fertilisation (qui augmente souvent la pression des
adventices) doit systématiquement s’accompagner d’un contrôle efficace
des adventices, faute de quoi la production (et donc la rentabilité des engrais)
chute fortement. Ce contrôle est en général manuel (arrachage ou sarclage,
30 à 60jours/ha soit 300 à 600kg/ha de maïs si on valorise la journée
de travail à un niveau moyen). Sur sols riches où la pression des adventices
est forte, l’utilisation de Pendimethaline contre les graminées peut être intéressante
malgré son coût élevé (300kg/ha de maïs), en particulier en cas
de manque de main d’oeuvre aux périodes critiques (le désherbage manuel
peut demander jusqu’à 100jours/ha sur baiboho). Ces coûts baissent fortement
les années suivantes, la couverture végétale permanente réduisant
la pression des adventices (à condition d’être suffisante).
La rentabilité des systèmes proposés augmente dès que l’on peut cultiver
en semis direct, après préparation d’une biomasse suffisante ou dès
la première année si cette biomasse est disponible.
La rentabilité des différents itinéraires techniques décroît avec le niveau
de fertilité initial des sols (alors que le risque d’échec augmente) et doit
donc être étudiée en fonction des situations :
Sur des sols moyennement riches de tanety, non compactés et sur les
baiboho en climat relativement favorable (moyenne altitude), la rentabilité de ces associations
est maximale. Le risque d’échec y est faible alors que la fertilisation y est très rentable :
Le niveau de fertilisation moyen pour un investissement total proche de 1200kg/ha de maïs
permet un gain de rendement espéré de 3000kg/ha de maïs (et de 300 kg/ha pour la légumineuse)
par rapport au niveau zéro. Le risque est limité au risque climatique (peu élevé sur
Maïs ou sorgho + légumineuse alimentaire volubile
Fiches techniques: Cultures et plantes de couverture annuelles (couverture morte)
Forte production de maïs
associé à la dolique
Lac Alaotra
18
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Manuel pratique du semis direct à Madagascar. Volume V. Chapitre 1. § 2.1.
ces sols si l’on a semé suffisamment tôt). La valorisation de la journée
de travail (VJT) est très bonne : plus de 4 fois celle du système traditionnel
si on utilise de l’herbicide. Le coût de l’herbicide fait cependant
baisser le retour sur investissement, qui reste toutefois très bon.
De même, le niveau de fertilisation fort est très intéressant dans ces milieux
et permet un gain de 30 % sur la valorisation du travail par rapport
au niveau moyen de fertilisation. Son retour sur investissement est inférieur
à celui du niveau moyen de fertilisation, mais il demeure attractif.
A de tels niveaux, ces associations restent rentables dans ces milieux relativement
favorables, même en cas d’évolution défavorable des conditions
économiques (baisse du prix de vente des produits, hausse des prix des intrants)
et environnementales (accident climatique, forte pression des insectes).
Ce n’est pas le cas dans des milieux plus pauvres.
Sur sols “pauvres” (climat de moyenne altitude), en deuxième année,
la rentabilité économique de ces associations baisse. Elle reste cependant
intéressante en SCV (mais pas sur labour), permettant une bonne
valorisation du travail (plus de 2,5 fois le coût d’opportunité) et un retour
sur investissement intéressant (150% avec la fertilisation forte).
Sur sols de tanety moyennement riches sur les Hautes terres, l’association
Maïs + niébé avec l’itinéraire technique traditionnel valorise mal la journée de travail et
dégage une marge brute très faible. La culture de maïs sur les sols ferrallitiques dégradés n’est
pas intéressante et très risquée. Sur les sols les moins dégradés, l’apport de fertilisation permet
d’augmenter nettement la marge brute et la valorisation de la journée de travail. Le niveau de
fertilisation fort dégage les meilleurs résultats en matière de marges brutes et de valorisation de
la journée de travail, avec un retour sur investissement qui reste intéressant (150 %). Mais les
risques d’échec sont relativement importants sur labour en année «zéro». Cette association ne
doit donc être proposée qu’aux agriculteurs pouvant faire face à ce risque. Le niveau de fertilisation
moyen, qui fait prendre un risque moins important, reste intéressant dans les conditions
actuelles. Par contre, une fertilisation plus faible (pour réduire l’investissement) risque de
ne pas être suffisante pour accroître sensiblement la production. Elle n’est alors pas rentable et
doit être évitée. Il faut dans ce cas préférer changer de système et opter pour une culture
moins exigeante que le maïs. Dans tous les cas, l’utilisation de Pendimethaline n’est pas intéressante
et ne doit pas être recommandée.
Sur sols ferrugineux tropicaux en zone semi-aride, le risque d’échec assez élevé baisse avec
les techniques SCV, mais reste une contrainte à l’intensification. L’utilisation de Pendimethaline
n’est pas intéressante. En technique traditionnelle, la marge brute et la valorisation de la journée
de travail sont très faibles sur les sols les moins riches (VJT de 1 000 Ariary/jour). La VJT reste
faible même sur les sols les plus riches (1 700 Ariary/jour). L’apport de fertilisation permet de
valoriser le travail au dessus du coût d’opportunité et de bien rentabiliser l’investissement (en
particulier le niveau moyen de fertilisation). Le risque est cependant non négligeable (accident
climatique et dégâts d’insectes à craindre), surtout sur sols pauvres. Là encore, l’intensification
doit être raisonnée en fonction des moyens des agriculteurs et des risques qu’ils peuvent supporter.
L’avantage d’une fertilisation forte est de permettre la production d’une biomasse importante
pour l’entrée dans le semis direct, qui améliore rapidement la valorisation du travail
et le retour sur investissement, tout en réduisant les risques climatiques.
Sur sols “moyennement riches”, non hydromorphes, en zone tropicale humide, l’itinéraire
technique traditionnel procure une marge brute très basse et valorise très faiblement le travail.
La fertilisation, pour un risque moyen, permet d’accroître la valorisation du travail. Sur labour,
seule la fertilisation forte permet d’obtenir une valorisation de la journée de travail au niveau
du coût d’opportunité. Le retour sur investissement est cependant moyen. Le semis direct (possible
en première année quand la biomasse disponible est suffisante), permet une bonne valorisation
de la journée de travail (plus de 5 000 Ariary/jour) et un retour sur investissement
assez intéressant, pour un risque d’échec assez faible.
Maïs ou sorgho + légumineuse alimentaire volubile
Fiches techniques: Cultures et plantes de couverture annuelles (couverture morte)
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Maïs + niébé sur baiboho
Lac Alaotra
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En résumé
Systèmes très intéressants, permettant une entrée rapide en semis direct sur couverture:
faciles à mettre en oeuvre ;
applicables dans de très nombreuses situations
(tous les climats de Madagascar) ;
possibles sans engrais sur sols moyennement riches à
riches de tanety, sols exondés, bourrelets de berge, baiboho, etc. ;
risques limités et très bonne rentabilité économique
grâce à la production de deux cultures associées ;
bon contrôle des adventices (dont le striga) ;
remise en culture sans herbicide la saison suivante ;
forte réduction des besoins en travail la saison suivante ;
amélioration rapide du sol grâce à une très forte production de biomasse ;
bonne restructuration du sol ;
fixation d’azote en quantité ;
très bon précédent cultural
pour le riz ou le cotonnier.
Mais:
peu adapté et risqué sur sols pauvres ;
impossible sur sols engorgés ou submergés ;
itinéraire technique à respecter pour éviter la compétition
entre les plantes ;
traitement insecticide nécessaire pour la légumineuse ;
temps de travail important pour la récolte.
Fiches techniques: Cultures et plantes de couverture annuelles (couverture morte)
Maïs ou sorgho + légumineuse alimentaire volubile
Maïs + niébé au Lac Alaotra
Rendement élevé grâce à
une bonne maîtrise technique
(Photo : L. Séguy)
20 Manuel pratique du semis direct à Madagascar. Volume V. Chapitre 1. § 2.1.

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Semis sans labour, une première  !

Des alliés naturels
Dans la forêt ou sur des terres non cultivées, le système fonctionne sans intervention humaine. Le sol, structuré verticalement permet un échange de matière de haut en bas. Le ver de terre, animal qui peut sembler insignifiant, est en réalité le plus gros laboureur. En creusant des galeries pour se nourrir des résidus en décomposition à la surface, ce mineur aère le sol. Il en augmente la perméabilité, tout en remontant des minéraux à l’air libre. Dans un sol labouré, l’action de la charrue retourne la terre, enfouissant les résidus. Sans oxygène, la décomposition est stoppée, privant ainsi les vers d’humus qui constitue leur pitance. Il y a 50 ans, on dénombrait deux tonnes de vers de terre par hectare. Ils ne pèsent plus que 50 kilos aujourd’hui ! Et il en va de même pour l’ensemble de la microfaune qui peuple normalement le sol. Champignons, bactéries, acariens, cloportes, araignées… Cette population microscopique fait respirer la terre. Pourquoi ne pas en tirer parti pour nos cultures ? C’est l’option retenue par les adeptes du semis direct.



Des avantages intéressants
Éliminer les mauvaises herbes, mélanger les apports à la terre, favoriser l’enracinement, les raisons de labourer sont nombreuses. Malheureusement, ce travail peut entraîner l’agriculteur dans un cercle vicieux (voir schéma). Le semis direct va au contraire permettre d’enrichir la terre, tout en empêchant le développement des mauvaises herbes grâce à une inter culture de couvert. Après la récolte, les résidus laissés sur le champ vont protéger la nouvelle culture des intempéries et favoriser l’absorption de l’eau dans les galeries de racines. Jamais à nue, la terre résiste aux pluies. Les amendements n’occasionnent plus de pollution pour les nappes phréatiques et les rivières. Avec des performances de rendement comparables à l’agriculture conventionnelle, les avantages de cette technique ne manquent pas : moins de temps passé sur le tracteur, une baisse bienvenue de la consommation de gasoil, une réduction des apports organiques et phytosanitaires... Avec un peu d’expérience et une bonne préparation du sol, le passage au semis direct peut être une autre façon de penser l’agriculture, à la fois efficace et mieux maîtrisée. La maxime «tu gagneras ton pain à la sueur de ton front» serait-elle seulement une vue de l’esprit ?



Semis direct : les secrets de la réussite - Gestion du sol


Table de matières


  1. Structure des sols sableux et argileux travaillés par semis direct
  2. Changements progressifs du sol
  3. Disponible dans la version imprimée du fascicule intitulé Semis direct : les secrets de la réussite

Comme chaque composante du système à semis direct, les sols ont une importance. Ils constituent le fondement de tout système cultural. Ils peuvent cependant être très complexes, ce qui rend leur gestion difficile. Il est essentiel de les comprendre pour assurer une bonne gestion.

Certaines propriétés du sol leur sont intrinsèques, comme la texture, le drainage et la pente, et il est difficile de les changer à l’aide de techniques de culture ou de travail du sol. Un mauvais drainage peut réduire l’efficacité du semis direct dans un champ. D’autre part, la texture du sol influence le réglage du planteur.

D’autres caractéristiques sont très influencées par les pratiques agricoles, comme la structure du sol, la teneur de matière organique, l’humidité du sol et l’écologie des êtres vivant dans le sol. Il faut tenir compte de ces éléments avant d’opter pour le semis direct. Ce dernier améliore habituellement ces caractéristiques avec le temps.

En général, certaines conditions du sol facilitent davantage le semis direct que d’autres. Cependant, dans les sols difficiles (dans les pratiques de réadaptation du sol, lors de la modification de l’équipement ou avec le temps), il est possible de réussir le semis direct. Selon la plupart des producteurs, la clé est de prêter l’oreille aux expériences des producteurs qui cultivent par semis direct dans un sol semblable.
Avant de commencer à cultiver un champ par semis direct :

  • assurez-vous que le champ est uniforme (c.-à-d. sans ouvertures de sillons ou refentes)
  • ramassez les pierres car l’équipement de semis ne peut pas les déplacer facilement.

Structure des sols sableux et argileux travaillés par semis direct

Structure des sols.
Figure 1. Structure des sols.
Structure des sols.
Figure 2. Structure des sols.
La couche de surface connaît une grande activité biologique et produit des agrégats stables qui se brisent facilement sous le coutre pour former un lit de semence fin. Soulevez la couverture de résidus et comparez la surface du sol avec le sol à découvert.
Sous la surface, les sols de texture moyenne ou grossière (illustration de gauche) formeront des plaques, tandis que les sols argileux (illustration de droite) comprennent une couche granulaire mince sur des agrégats en blocs fins ou moyens. Avec le temps, l’argile prendra une structure définie et les agrégats seront faciles à effriter avec les doigts.
La structure illustrée ici met du temps à se former et peut être subtile.
Changements progressifs du sol.
Figure 3. Changements progressifs du sol.

Changements progressifs du sol

Les premières années de culture par semis direct, les propriétés d’un sol loameux quelque peu détérioré ne changent pas beaucoup. Les sols érodés demeurent de couleur claire, il peut encore y avoir un encroûtement à la surface et la semelle de labour (le cas échéant) reste intacte. Les conditions ne se prêtent pas à l’augmentation de l’activité des espèces vivant dans le sol, en particulier les vers de terre.
Changements progressifs du sol.
Figure 4. Changements progressifs du sol.
Après trois ans de culture par semis direct et plus, le sol loameux auparavant en mauvais état recommence à prendre vie. En l’absence de travail du sol et avec l’augmentation de la quantité de matière organique, la population de vers de terre monte en flèche. La structure faible à blocs moyens du lit de semence en surface comporte maintenant de fins granules. Sous le lit de semence, le sol peut constituer une couche épaisse à structure en plaques.
Changements progressifs du sol.
Figure 5. Changements progressifs du sol.
Après dix ans de culture par semis direct et plus, le sol est presque rétabli. La matière organique plus abondante et l’augmentation de l’activité des vers de terre permettent de former un lit de semence plus épais à structure plus stable et surface fine. La structure à plaques du sous-sol est brisée par l’action conjointe de la pénétration des racines, des tunnels creusés par les vers de terre et du gel. À long terme, les sols cultivés par semis direct ressembleront aux sols des vastes pâturages et des boisés.

Disponible dans la version imprimée du fascicule intitulé Semis direct : les secrets de la réussite


  • Principes
    • Effets de la culture par semis direct sur les propriétés du sol - Graphique
  • Quant faut-il planter?
    • Test tactile du sol - est-il temps de semer? - Graphique
  • Diagnostic
    • Problèmes, causes, pratiques de gestion optimales et conseils







Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
Pour certains agriculteurs de Royaumeix, l'année 2006 restera marquée par l'adoption de nouvelles techniques culturales. Faisant fi de l'apophtegme de Sully «Labourage et pâturage sont les deux mamelles dont la France est alimentée», ceux-ci abandonnent tout simplement... leur charrue ! Qui aurait cru dans les années 50 à Royaumeix que l'on pouvait cultiver sans labourer ?
Et pourtant, la culture sans labour n'est pas nouvelle. A ce propos, Francis Forest relève que «le principe du semis direct était déjà utilisé par les agriculteurs de l'Égypte ancienne... qui se servaient d'un bâton pour faire un simple trou dans le sol où la graine était placée à la main et recouverte au pied. Dans l'agriculture moderne des pays du Nord, c'est aux États-Unis que les premières tentatives de semis direct sans aucune préparation du sol ont vu le jour, dès la fin des années 1940 [...] Plus récemment, au début des années 1990, la nouvelle et la plus importante expansion du semis direct s'est faite dans les cerrados (savanes) du Brésil» (1). Et si quelques Royaumeixois découvrent – seulement – aujourd'hui ces techniques sans labour, sachons toutefois que bon nombre d'agriculteurs français les ont adoptées depuis longtemps ! Ainsi Gilles Thevenet, Directeur Scientifique de l’ITCF, estimait en 2001 que «le semis sans labour représente environ 30% des blés et près de 40% des colzas» (2).
Il faut dire que le semis direct – sur le chaume de la culture précédente – offre des avantages économiques certains. Ainsi, la réduction du nombre de passages permet une économie de carburant et de main-d'œuvre non négligeable. De plus, l'abandon durable de la charrue justifie une reconsidération à la baisse de la puissance de traction nécessaire sur l'exploitation.
Mais cette technique simplifiée présente surtout des atouts agronomiques et environnementaux indéniables. En limitant le travail du sol à la ligne de semis, elle concourt à l'accroissement de la matière organique, au maintien de la stabilité de la structure de la terre et des processus biologiques. Par ailleurs, la couche de résidus en surface contribue à conserver l'humidité. Enfin, en renonçant à labourer leurs terres, les agriculteurs de notre village œuvrent à la réduction du ruissellement et à la protection des sols contre l'érosion...

La culture sans labour
....sachons toutefois que bon nombre d'agriculteurs français les ont adoptées depuis longtemps ! Ainsi Gilles Thevenet, Directeur Scientifique de l’ITCF, estimait en 2001 que «le semis sans labour représente environ 30% des blés et près de 40% des colzas» (2).
Dans votre pays, nous recommandons même des semailles réparties sur plusieurs mois, afin d'avoir ds récoltes réparties sur toute l'année.

Nous devons remplacer notre système agricole "moderne" par un système biologique pendant qu'il est encore temps. Il faut des années pour réapprovisionner le sol en nutriments que la monoculture a enlevés.

fds


La technique du semis direct permet de semer des plantes telles que les céréales et oléagineuses sans pratiquer de travail du sol (on mélange aussi très souvent avec technique sans labours (TSL)). De nombreuses techniques sans labour ont existé et continuent d'exister à travers le monde (voir par exemple l'agriculture de brûlis). Dans le contexte de l'agriculture occidentale moto-mécanisée, le semis direct a été "redécouvert" au XXe siècle pour certains avantages, ce qui a nécessité l'invention de nouvelles machines de semis adaptées.
La version moderne de cette forme de semis est apparue dans les années 1970 grâce à la découverte du Paraquat, premier herbicide foliaire total n'ayant aucun effet sur la culture suivante. L'apparition du glyphosate a ensuite renforcé la démocratisation du semis direct testé en Amérique du Nord sur les sols vulnérables qui avaient subi de graves problèmes d'érosion suite aux tempêtes de poussières des années 1920-1930 (Dust Bowl). Elle consiste au moment du semis à respecter le plus possible la vie des sols.
Pour cela, il a été créé des semoirs adaptés, qui en un seul passage, ouvrent le sol très localement avec des disques, déposent la graine et de l'engrais solide dans cette ligne de semis puis la referment. Cet unique passage remplace la suite de passages préalable de charrue, grille, semoir, rouleau, épandeur à engrais... Ces nouveaux semoirs, ne déplaçant que très peu la terre, demandent beaucoup moins de puissance que tous ces passages successifs d'outils. La technique du semis direct est facilitée par l'utilisation d'herbicides pour l'élimination des adventices (les mauvaises herbes), avant le semis, afin d'avoir un champ "propre" au moment de celui-ci. L'élimination des adventices était une des fonctions du labour, on remplace alors une destruction mécanique couteuse en énergie et en moyens (par retournement de la terre) par une destruction chimique - on parle d'ailleurs parfois de "labour chimique". L'utilisation de couverts étouffants (avoine diploïde, seigles, mélanges divers) en interculture détruits par roulage ou gel au semis, est une alternative en cours d'apparition qui permet de réduire ou éviter cet emploi d'herbicide.
D'après la plupart des études effectuées en Amérique du nord comme du sud, cette technique améliore la structure du sol, lui permettant ainsi par exemple de stocker plus d'eau, en laissant la faune et la flore du sol constituer cette structure par leur action. Le sol des champs soumis au semis-direct aurait alors une structure qui s'approche de la structures des sols forestiers, selon un principe de résilience écologique. Un des effets est entre autres de concentrer d'avantage la matière organique sur le premier horizon du sol, là où le travail du sol mélangeait chaque année les horizons.
Il faut noter qu'un des rôles du labour est également de reconstituer chaque année une structure du sol propice à l'agriculture, mais dans certains cas, cela s'accompagne de la création d'une semelle de labour néfaste que le semis direct permet d'éviter (en présence d'un telle semelle de labour, le passage d'une sous-soleuse, ou d'un décompacteur est parfois nécessaire ou utile les premières années de semis-direct.

Rentabilité[modifier]

Le semis direct, sous couvert si possible, diminue fortement la consommation de carburant et d'intrants à l'hectare, nécessite un investissement matériel beaucoup plus faible par hectare, et peut aussi être adapté a des exploitations en traction animale. Il est notamment apprécié par la communauté amish qui refuse d'utiliser des véhicules à moteur, car il leur permet de grandes économies de chevaux et de main d'œuvre. Il diminue la fatigue de l'agriculteur et le nombre d'heures de travail ainsi que les besoins de main-d’œuvre, tout en allongeant la durée de vie des tracteurs, pour des rendements au moins aussi élevés qu'avec le labour, et avec un certain retour de la biodiversité, notamment favorable au petit gibier.
Le sol n'étant pas travaillé, la levée d'adventices est en générale moindre et plus tardive qu'avec un système classique. Certaines graines seront même dégradées plus vite sans aucun travail du sol car exposées à de nombreuses voies de dégradation (notamment les grosses graines) biologiques (champignons, insectes, oiseaux...). Le sol est plus résilient face aux aléas climatiques (sécheresse en particulier). La production est plus stable, ce qui est favorable à la sécurité alimentaire. Le semis direct est aujourd'hui pratiqué à grande échelle en Amérique du nord dans les régions sèches ou celles sujettes à l'érosion, ainsi qu'en Australie, en Amérique du sud (notamment au Brésil 50% des surfaces sont cultivées en SD), que ce soit dans de grandes exploitations ou de plus modestes.
Dans un contexte de pénurie annoncée de pétrole et de modifications climatiques, le semis direct devrait donc se développer.

Difficultés[modifier]

La technique commence à être bien maîtrisée, les principales difficultés sont

  • un délai de 2 à 5 ans, voire plus pour retrouver un sol vivant normal, après l'arrêt du labour et sous-solage
  • la lutte contre les graminées, herbes a germination superficielles peut être plus difficile, notamment si la rotation des cultures n'est pas assez diversifiée. la dynamique des populations de mauvaises herbes étant très différente de celle de parcelles travaillées, les techniciens sont souvent peu formés au désherbage d'herbes nouvelles et a de nouvelles rotations a mettre en place
  • la lutte contre les limaces dont les œufs ne sont plus enfouis par le labour, est parfois délicate les premières années de semis direct, mais est souvent ensuite aidée par la recrudescence des carabes et autres prédateurs favorisés par la technique si l'agriculteur n'abuse pas d'insecticides
  • la lutte contre les mulots et campagnols peut aussi poser des problèmes dans les régions où il y a peu de prédateurs1.
  • le réchauffement des sols est nettement plus lent car les sols restent beaucoup plus humides que ceux travaillés, le principal impact du travail du sol étant l'aération et le dessèchement, dessèchement qui est la principale voie de désherbage permise par le labour
  • un frein psychologique important, l'agriculteur considérant le travail du sol comme son principal travail
  • le peu de référence en France sur le semis direct à long terme, la technique étant souvent confondue avec les TCS et TSL, techniques de travail superficiel du sol qui regroupent parfois les inconvénients du labour et du semis direct
  • la minéralisation des engrais est également différente, ce qui demande une adaptation des méthodes de fumures (en particulier l'enfouissement localisé de certains engrais)

Cas particuliers[modifier]

Un semis direct peut aussi être fait :

  • à la machine, directement dans la couverture végétale de la culture précédente, laissée en place pour protéger le sol (sans désherbage, si celle-ci est sensible au gel hivernal) ;
  • à la main avec une canne de semis, en plantant à travers la couche de végétaux morts laissés en surface (dans le cas du maraichage ou d'une agriculture familiale).
C'est une technique particulièrement efficace sur les sols arides, qui sont très rapidement détruits par le labour. En cas de mise en vraie jachère, les sols qui retiennent le mieux l'eau sont ceux qui ont été cultivés en semis direct, et là où le labour appauvrit le sol en matière organique, le semis direct permet une lente restauration de cette matière organique, ce qui contribue à restaurer la fonction de puits de carbone des sols. Le semis direct est pour toutes ces raisons et parce qu'il est plus rentable et lucratif encouragé et en plein développement par exemple au Maroc2.

Dans le domaine de la sylviculture[modifier]

La notion de semis direct, s'oppose à celle de semis en pépinière. Dans le premier cas la graine est plantée directement dans les sols. Dans le second, la graine germe en milieu contrôlé, et le jeune plant est planté avec sa motte de terre; La seconde moitié du XXe siècle a été en Europe et notamment en France marquée par une phase de plantation intensive. Elle a détrôné les techniques de semis direct considérés comme trop aléatoires. (voir article Sylviculture) pour en savoir plus à ce propos.
Après la régénération naturelle, le semis direct est la technique qui a été la plus utilisée jusqu’au milieu du XXe siècle. Pour être efficace il demande une bonne compréhension et maîtrise des risques de prédation des graines et jeunes arbres et une compétence en matière de préparation des graines, savoir et savoir-faire qui pour partie existent chez les pépiniéristes et sylviculteurs.
- Le semis direct n’implique pas d’obligation de semer des essences adaptées au substrat et au climat, mais on peut alors compter sur la sélection naturelle pour éliminer les espèces inadaptées et permettre la réapparition spontanée d’essences locales. - Le semis direct n’implique pas non plus le choix d’essences locales, il peut donc permettre l’introduction d’essences peu favorables à la biodiversité (essences introduites, adaptés au contexte édaphique, mais non aux écosystèmes qu’ils risquent de perturber ou dégrader), voire d’espèces qui pourraient devenir invasives.
Le contexte climatique incertain et l’importance croissante donnée à la biodiversité et donc à la sélection naturelle (dont comme facteur de résilience écologique de la forêt) a – comme en agriculture – redonné de l’intérêt au semis direct, à nouveau considéré comme méthode de régénération artificielle efficace et économique par exemple pour la conversion de pessières en peuplements mélangés comprenant des feuillus sciaphiles (hêtre en particulier)
Comme il était presque tombé en désuétude après 1918, le semis direct n’a pas fait l’objet d’études scientifiques jusqu’à ce qu’à la fin du XXe siècle, certains de ses avantages soient remis en valeur. À la suite de quoi des études ont montré l’intérêt écologique (dans le cas d’essences locales et adaptées au substrat), sylvicole, mais aussi économique des méthodes affinées de semis direct
Des études, parfois divergentes dans leurs conclusions, avaient porté sur le facteurs et conditions de réussite du semis mais on manquait de comparaison directe des taux de survie et vigueur des arbres à moyen et long terme, selon qu’ils soient issus de semis direct ou de pépinière ou d’une régénération naturelle. Une étude récente3 a comparé sur une durée de 9 ans des jeunes hêtres issus de semis directs et issus de pépinière (replantés à l’âge de 1 ans) ; les chercheurs ont mesuré la croissance en hauteur et en diamètre, et la biomasse sèche produite en 9 ans. Cette étude a montré qu’après 9 ans, il n’y avait pas de différence entre les deux catégories d’arbres. Certains arbres issus de semis avaient même rattrapé l’année de retard qu’ils avaient par rapport aux plants (croissance d’environ 10 % plus importante). Les auteurs concluent que les plants issus des pépinières souffrent de la transplantation et perdent une bonne part de leur avance dès les 10 premières années.

Conditions de réussite[modifier]

L'absence de population importante d'herbivores (ou une protection par clôture si c'est le cas), de bonnes conditions de sol (présence de champignons symbiotes, et une humidité suffisante) sont nécessaires.
De nombreux arbres (essences secondaires notamment, par opposition aux pionnières) exigent un microclimat forestier pour pousser normalement. Pour ces espèces une plantation en clairières de petites taille, près de lisières forestières, à l'ombre sont nécessaires.

Notes et références[modifier]


  1. L'absence de rapaces dans les zones de culture intensive est liée à la disparition des arbres et des haies, perchoirs nécessaires à ces espèces pour chasser. La plantation de poteaux en bordure de champs a permis de réintroduire ces prédateurs et de réguler la pression des mulots et campagnols en l'espace de deux ans. (Source: La France agricole)
  2. http://www.vulgarisation.net/76.pdf [archive]
  3. Ammer CH., Mosandl R. 2007. Wich grow better under the canopy of Norway spruce – planted or sown seedlings of European beech ? [forestry.oupjournals.org Forestry] 80(4) : 385-395 (11 p., 1 tab., 5 fig., 49 réf.).

Voir aussi[modifier]



Liens externes[modifier]



http://desiebenthal.blogspot.com/2011/05/pour-un-capital-social-local-le.html

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Avec mes meilleurs voeux notamment pour une bonne santé

Une bonne idée reçue. A l’origine de tout message,  il y a un homme ou une femme, qui a pris le temps et la peine de nous écrire. Il nous est très agréable de lui confirmer l’avoir bien reçu. Autrefois, cela se faisait par une poignée de main ou un sourire de remerciement.

François de Siebenthal
Economiste MBA HEC Lausanne et lic. és sc. iur.
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Justice = Pax - Peace - Paz - Paix - Vrede - Frieden - Shalom - Salam - Mir - Pau - Pokoj - Shanti - Ashkharh...Abenaki OLAKAMIGENOKA Afrikaans VREDE Akan ASOMDWOE Akkadian SALMU Alabama ITTIMOKLA Albanês PAQE Algonquin WAKI IJIWEBISI Alsaciano FRIEDE Amharic SELAM Árabe SALAM Aranese PATZ Armenio ASHKHARH Assamese SHANTI Aymara HACANA Bemba MUTENDEN Basque (Euzkera) BAKEA Bavariano FRIDN Batak PARDAMEAN Belorusso PAKOJ Bengali SHANTI Bhojpuri SHANTI Isaïe 32, 17

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Sites que vous devriez visiter, merci

Saint Jean-Paul II a comparé le rapport sexuel entre les époux chrétiens à l'adoration eucharistique.

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Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia
Image des rings burgondes. Donner à chaque souverain, le peuple est le souverain en Suisse, sa part des créations monétaires volées actuellement par les banques commerciales. La banque nationale suisse doit devenir une coopérative, et pas une société anonyme, qui distribue à chacun et chacune ce qui lui est dû par un dividende social à tous dès la conception ! Voter oui à l'initiative monnaies pleines, monnaies au pluriel qui respectent notamment les wirs, voir www.wir.ch http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Les combats intérieurs.

Les combats intérieurs.
Signification des armoiries:chapelle de Gstaad, St Niklaus. Mettons le dragon qui est en chacun de nous sous 7 verrous. Meaning of the coat of arms: Chapel of Gstaad, St Niklaus. Let the dragon that is in each of us within 7 locks. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

Un pour tous, tous pour un.

Un pour tous, tous pour un.
Le dragon de nos armoiries qui crache le feu sur le casque.

Les valeurs suisses

Les valeurs suisses
Un pour tous, tous pour un.

Archives du blog

Les sept verrous qui bloquent le dragon qui est en chacun d'entre nous.

On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

de l’avarice par la libéralité,

de la luxure par la chasteté,

de la colère par la patience,

de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

de la paresse par la diligence et l’ardeur dans le service de Dieu.

Un combat à la fois, un par jour est plus efficace.

Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.

Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont en nous et qui nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire mieux agir en faveur du bien commun.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php

Les conseils du pape François pour se confesser

Dans un petit livret intitulé « Prends soin de ton cœur », offert par le pape François aux pèlerins de la place Saint Pierre après l'Angelus du 22 février, se trouvent différents textes à méditer pendant le carême et un examen de conscience pour se préparer à la confession.

  • Une distribution un peu particulière a eu lieu il y a quelques jours place Saint-Pierre, à Rome. Des bénévoles, parmi lesquels de nombreux sans-abri venus en pèlerinage, ont distribué à la foule réunie pour entendre l'Angelus un petit carnet offert par le pape pour le premier dimanche du carême.
  • Notre cœur doit se convertir au Seigneur, a insisté François lors de l'Angélus. C’est pourquoi, en ce premier dimanche, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la place, un petit livret de poche intitulé "Prends soin de ton cœur". »

Celui-ci rassemble quelques enseignements de Jésus et les contenus essentiels de la foi, comme les sept sacrements, les dons de l'Esprit Saint, les dix commandements, les vertus, les œuvres de miséricorde, etc. On y trouve aussi un examen de conscience dont le pape avait souligné l'importance lors de sa messe quotidienne à la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 11 octobre 2014. « Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur »

I. Petits rappels sur le sacrement de Confession (ou de Pénitence ou de Réconciliation)

Un vrai chrétien a le souci constant de conserver son âme en état de grâce aux yeux de Dieu. Il sait, en effet, d’une part, que nul ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort et que, d’autre part, l’âme, pour être admise au bonheur parfait et éternel du Ciel, doit être entiè­rement purifiée du péché. C’est pourquoi il reçoit volontiers le sacrement de la Réconciliation.

Par ce sacrement, on obtient la rémission de tous les péchés person­nels (quelle qu’en soit la gravité) commis après le baptême. Ce pouvoir qu’avait le Christ, il l’a transmis à ses Apôtres quand, leur apparaissant après sa Résurrection, il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean, XX, 23). Ce pouvoir passa des Apôtres à leurs successeurs.


Tout chrétien doit recevoir ce sacrement au moins une fois chaque année. Il comporte :

L’examen des fautes commises.
Le regret de les avoir commises (Contrition).
La résolution sincère de les éviter à l’avenir.
L’accusation des péchés, au moins graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu.
L’absolution donnée par le prêtre au nom de Jésus-Christ.
L’accomplissement de la pénitence qu’il a imposée (Satisfaction).


Le sacrement de pénitence produit notre propre mort au péché et notre résurrection à la vie en Dieu. Il prolonge ainsi notre baptême et nous prépare à l’eucharistie. Il doit laisser dans nos âmes une immense joie, car c’est un sacrement de vie.


II. Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience

Par une courte prière, demander à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.

S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.

Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surna­turellement : le péché a été "mortel" pour elle.

L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés com­mis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispen­sables pour obtenir le pardon de ses péchés.

Pour exciter en soi le regret de ses fautes, réfléchir durant quelques instants :

au redoutable châtiment du purgatoire ou de l’enfer que l’on a mérité ;
aux souffrances et à la mort que Jésus-Christ endura pour l’expiation de nos péchés ;
à la bonté d’un Dieu d’amour et de miséricorde, offensé par le péché qui a produit une rupture profonde, surtout s’il a été mortel.

Puis, réciter lentement l’acte de contrition.

III. Quelques conseils pour recevoir le sacrement lui-même

Avant de rentrer au confessionnal, ou immédiatement en entrant, suivant la coutume, réciter le « Je confesse à Dieu… » LeConfiteor nous remet devant cette réalité du péché et nous fait accomplir le mouvement de « conver­sion » nécessaire, vers Dieu et vers les autres :

Parce que nous nous sommes opposés à l’Amour tout-puissant, en cherchant à réaliser notre bonheur contre Lui ou sans Lui, nous disons : « Je confesse à Dieu tout-puissant » ;

Parce que nous avons porté atteinte à l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, en nous séparant de tous ceux qui ont coopéré à cette œuvre, notamment de la Mère du Christ, nous disons : « Je confesse … à la Bienheureuse Marie toujours Vierge » ;

Parce que nous nous sommes opposés à l’œuvre de lutte et de fidélité des anges, l’attente des martyrs, des prophètes de l’Ancien Testament, morts pour que le Règne du Messie se réalise, à l’œuvre des apôtres et des saints qui ont travaillé pour le Christ, nous disons : « Je confesse… à saint Michel (vainqueur du démon), à saint Jean Baptiste (dernier des pro­phètes), aux apôtres (représentés par saint Pierre et saint Paul), et à tous les saints » ;

Enfin, parce que notre péché s’est opposé à toute l’Église et nous sépare des autres membres du Corps Mystique que le prêtre représente, en même temps qu’il tient la place de Jésus Christ, nous disons : « Je confesse… à vous, mon Père… ».


Avant de commencer l’énumération des péchés, préciser : le temps écoulé depuis la dernière confession ; un oubli ou une dissimulation de péché grave dans celle-ci ; une ou plusieurs mauvaises communions (en état de péché grave) ; une omission de la pénitence donnée (volontaire ou non).


Accuser sincèrement tous les péchés mortels que l’on a commis, avec leur nombre et les circonstances qui les ont modifiés (aggravés, allégés), comme par exemple, les péchés commis avec d’autres personnes qu’on a ainsi scandalisées, ou qu’on a entraîné au péché.

L’accusation des péchés véniels n’est pas indispensable car on peut en obtenir le pardon par d’autres moyens que la confession, par exemple la prière, l’aumône, la pénitence… Pourtant, cette accusation est fort conseillée car, par le sacrement de la Confession, on obtient des grâces spéciales pour éviter ces péchés véniels à l’avenir.

Dans le cadre de confessions régulières, on peut dire où l’on en est par rapport à son défaut dominant, ou par rapport à ses résolutions.

Si l’on est troublé ou que l’on a peur, ou tout simplement si on hésite, on peut demander au prêtre de nous interroger, ou de nous renseigner sur la gravité d’un péché.

Terminer par : « Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne ».


Ecouter avec attention le mot d'exhortation du prêtre. Avant l'absolution, bien regretter ses péchés, et réciter à cet effet l'acte de contrition : « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »


Après la confession, accomplir la pénitence imposée par le confesseur au plus tôt, afin de ne pas l’oublier ; remercier Dieu du pardon obtenu ; renouveler sa résolution d’éviter tout péché à l’avenir, surtout le péché grave.


Examen de conscience détaillé

Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.


Examen sur les commandements de Dieu

1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »

Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fré­quentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…


2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »

Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…


3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »

Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe domini­cale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…


4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »

Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…

Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur édu­cation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…


5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »

Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scan­dales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silen­cieuse…


6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… »

Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…

Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…

Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…


7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »

Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…


8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »

Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calom­nies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…


Examen sur les commandements de l’Église

Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.

Tu te confesseras au moins une fois l’an.

Tu communieras chaque année au Temps pascal.

Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).

Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).


Examen sur les péchés capitaux

ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…

AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …

LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.

ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…

GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…

COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, res­sentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…

PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…


Examen sur les devoirs d’état

N.B. L’examen suivant est très détaillé, et reprend en partie ce qui a déjà été vu auparavant.


Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :


1. Devoirs personnels de chrétiens :

Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?

Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?

Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Sei­gneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?

Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?

Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?

Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?

Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?

Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?

Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accom­pli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?

Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?

N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?

Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?


2. Devoirs envers le prochain :

Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?

La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les sou­lager ?

Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?

N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?

Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des im­prudences dans le travail, le sport ou sur la route ?

En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, rail­lerie, médisance, calomnie, secrets ré­vélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scan­dale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.


3. Devoirs familiaux :

Enfants :

Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?

Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?

Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?

N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?

Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?

Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?


Personnes mariées :

Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?

Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?

N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les pro­blèmes de ma famille ?

N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?

N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?

La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?

N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?

Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?

Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?

Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?

Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?

Est-ce que je leur donne le bon exemple ?

Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?

Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?

Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?

Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?


4. Devoirs professionnels :

Enfants :

Ai-je manqué l’école par ma faute ?

Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?

Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?


Adultes :

Ai-je négligé mon travail ?

Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?

Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?

Ai-je pris ma place dans les organisa­tions professionnelles ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en res­pectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?


5. Devoirs civiques :

Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?

Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les pro­blèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?

Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orienta­tion ? Ai-je su accepter les charges mu­nicipales ou autres en les envisageant comme un service ?

Ai-je choisi mes représentants en fonc­tion de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?

Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce, euthanasie, pacs, etc.) ?

Examen de conscience pour Adultes

________________________________

Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.

"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez." (Jean XX : 21-23)

"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)

"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.

Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:

Matière grave
Pleine connaissance
Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires:

Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession .
La confession est secrète, c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)

L'amour de l'argent est la racine de tous les maux, c'est une idolâtrie...

Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
Ai-je trahi Dieu?
Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.

Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.

Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.

Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
En ce qui concerne mes enfants:

Ai-je négligé leurs besoins matériels?
Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
Ai-je veillé à leurs compagnies?
Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
Leur ai-je donné un mauvais exemple?
Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
Ai-je gardé la modestie à la maison?
Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

________________________________

1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.

Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.

Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
Ai-je opprimé quelqu’un?
Ai-je désiré la vengeance?
Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
Ai-je été jaloux ou envieux?
Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement? (c’est à dire avec des aliments sains)
Ai-je manqué à la correction fraternelle?
Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple?
Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?

Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.

Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés en dehors du mariage ?
Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet en dehors du mariage?
Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
Ai-je consenti à des regards impudiques?
Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé en dehors du mariage?

Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.

Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
Ai-je endommagé le bien des autres?
Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
Ai-je triché ou fraudé?
Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
Ai-je acquis un bien notoirement volé?
Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
Ai-je été avare?
Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.

Ai-je menti à propos de quelqu’un?
Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
Ai-je révélé les péchés d’autrui?
Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
Ai-je flatté les autres?

Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.

Orgueil..............................................Humilité
Avarice............................................Libéralité
Luxure.............................................Chasteté
Colère...............................................Douceur
Gourmandise....................................Tempérance
Jalousie...........................................Amour fraternel
Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil

La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
Ambition
Mépris des autres
Colère / Vengeance / Ressentiment
Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?

Le conseil
Le commandement
Le consentement
La provocation
La louange ou la flatterie
La dissimulation
La participation
Le silence
La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.

Le meurtre volontaire
La Sodomie ou le Lesbianisme
L’oppression des pauvres
La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.

Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?

Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.

L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:

Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).

Prière pour une bonne confession

O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Note Finale

N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.

Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen.


EXAMEN DE CONSCIENCE POUR ADULTES

Résumé: Il faut rechercher au moins tous les péchés mortels dont on se souvient et qui n’ont pas encore été confessés dans une bonne confession et à un prêtre ayant les pouvoirs pour absoudre. Un péché est mortel s’il y a : gravité de matière, pleine connaissance et plein consentement. Indiquer, dans la mesure du possible, leur espèce et leur nombre (même pour les désirs). Pour cela on demande à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes et on s’examine sur les Dix Commandements et les préceptes de l’Église, sur les péchés capitaux et les devoirs de notre état. Il faudra penser à accuser également les péchés qui ont pu être commis par omission. N.B.: La confession est sacrilège lorsqu’on a volontairement caché des fautes mortelles. COMMANDEMENTS DE DIEU l er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. » Dieu est-il au centre de ma vie ? Est-il bien pour moi un Père à l’amour duquel je réponds par un amour total et une généreuse obéissance ? Jésus est-il vraiment mon Maître et mon modèle, celui dont je vis par la foi et les sacrements ? Manquements par omission ou négligence dans les prières (matin, soir, dans les tentations) et la réception des sacrements. Tiédeur. Respect humain pour manifester sa foi. Parole ou acte contre la religion. Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique. Superstitions, spiritisme. Avoir tenté Dieu. Péchés contre la foi : refus d’adhérer à une ou plusieurs vérités révélées. Doutes volontaires. Négligeance dans sa sa propre formation religieuse. Lectures, émissions et spectacles portant atteinte à la foi ou à la morale. Péchés contre l’espérance : manque de confiance en la bonté et la providence de Dieu. Découragement, désespoir. Compter sur ses seules forces. Prétexter de la bonté de Dieu pour pécher. Ne pas désirer le ciel. Péchés contre la charité : indifférence par rapport à Dieu ; absence de prière et de pratique religieuse. Sacrilèges en profanant les choses saintes, en particulier confessions (incomplètes volontairement) et communions sacrilèges (reçues en état de péché mortel). Envers le prochain : refus de voir Dieu dans nos frères; haines, mépris, moqueries ; refus d’assister son prohain dans les graves nécessités. 2e Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect. » Transgresser les serments et vœux faits en son nom. Associer son nom à des serments faux ou inutiles. Blasphémer son nom, celui de la Vierge ou des saints. Prononcer des imprécations contre soi ou contre autrui. 3e Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Avoir manqué à la sainte Messe par sa faute, y être arrivé en retard. Avoir fait ou fait faire “des travaux et des occupations qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur, ou la détente convenable de l’esprit et du corps” (can.1247). Avoir été à des amusements ou réunions dangereuses pour la foi ou les mœurs. 4e Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Enfants de tous âges : Manque d’amour, de respect, d’obéissance (dans les limites de leur autorité), de reconnaissance et d’assistance (matérielle, spirituelle) aux parents. Parents : ne pas témoigner de l’affection à tous ses enfants ; ne pas leur donner l’exemple d’une vie vertueuse et chrétienne. Envers ceux encore sous leur dépendance : Association Notre Dame de Chrétienté manquements dans leur formation humaine et chrétienne (instruction religieuse, choix de l’école); et dans ses devoirs de surveillance, de conseil et de corrections nécessaires. Tous : disputes d’intérêt en famille. Manquements dans l’accomplissement du travail dans le respect dû à l’autorité (dans le métier, la vie collective) ou dans les responsabilités des dirigeants (conditions de travail honnêtes, juste salaire, respect vis-à-vis des employés). Insoumission aux lois civiles justes (impôts, service militaire, devoir civique). 5e Commandement : « Tu ne tueras point. » Meurtre, tentative de suicide, imprudence exposant à tuer ou blesser son prochain (sport à risque, transgression grave et volontaire du code de la route, conduite en état d’ivresse). Colères, disputes, vengeances, refus de pardon, rancunes, envie, jalousie, drogue. Excès dans les boissons, gourmandise. Attitude insultante et scandaleuse. Participation (par action ou par omission), à la stérilisation, à l’avortement, à l’euthanasie, au suicide. Incitation à la violence, à la lutte des classes. Haine raciale ou ethnique. 6e et 9e Commandements : « Tu ne commettras pas d’impureté. Tu n’auras pas le désir impur volontaire. » Pensées, désirs et actes commis seul ou avec d’autres contre la pureté. Conversations et chansons déshonnêtes. Lectures, spectacles (TV, films,...), fréquentation de lieux exposant à l’impureté. Responsabilité dans le péché d’autrui (danse, mode et attitude provocantes). Personnes mariées : Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse. Moyens contraceptifs, ponctuels ou permanents. Refus des droits du conjoint. Adultère (pensées, désirs, actions). Infidélité affective. Liaison extra-matrimoniale. Divorce. “Remariage”. Fiancés : Manifestations de tendresse excessivement sensuelles. Relations pré matrimoniales. Cohabitation. 7e et 10e Commandements : « Tu ne voleras pas. Tu ne désireras pas injustement le bien des autres. » Participation direct ou indirect à des vols, fraudes, injustices. Dettes impayées. Non restitution. Recel d’objets volés. Tort causé dans les ventes, contrats, transactions. Tricheries. Fraudes. Pots de vin. Non-respect des lois sociales justes sur le travail, les assurances... Travail bâclé ; perte de temps. Dépenses excessives, par luxe, vanité, etc. Gaspillage. 8e Commandement : « Tu ne mentiras point. » Mensonges. Faux témoignage. Accusations injustes. Jugements téméraires. Calomnies (personnes ou institutions). Secrets violés. Médisances, ragots. Refus de réparer ou de rectifier COMMANDEMENTS DE L’ÉGLISE 1. Tu sanctifieras les dimanches et fêtes d’obligation (en France : Noël, Pâques, Ascension, La Pentecôte, Assomption, Toussaint) : par l’assistance à la messe et l’abstention d’activités contraires à la sanctification du jour du Seigneur (voir 3e commandement de Dieu). 2. Tu te confesseras au moins une fois l’an. 3. Tu communieras chaque année au Temps pascal (de Pâques à la Pentecôte). 4. Tu jeûneras ou feras abstinence les jours fixés. Jeûne et abstinence: Mercredi des Cendres et Vendredi Saint ; abstinence : tous les vendredis de l’année (les vendredis autres que ceux du Carême, on peut remplacer l’abstinence par une autre pénitence). 5. Tu contribueras selon tes moyens aux dépenses de l’Eglise. Association Notre Dame de Chrétienté DEVOIRS D’ÉTAT 1. Devoirs de chrétien : effort pour tendre à la perfection de la charité ; témoignage de cohérence entre la foi et les œuvres ; fidélité à la vocation reçue de Dieu ; dimension apostolique de sa vie ; approfondissement de sa foi ; aide à l’Eglise ; respect et obéissance à la hiérarchie dans ce qui dépend de son autorité. 2. Devoirs dans la famille : fidélité et don de soi dans le mariage ; générosité dans la procréation et l’éducation des enfants ; amour et entraide ; affection et assistance aux ascendants. 3. Devoirs dans la profession application au travail ; sens de la justice dans les rapports professionnels, dans les contrats. 4. Devoirs dans la cité : participation à la vie de la cité, devoir électoral ; respect des lois justes ; effort pour faire changer les lois injustes (avortement, ...) ; solidarité avec les plus démunis. MAÎTRISE DE SON TEMPÉRAMENT Il faut soumettre à la raison et à la loi de Dieu les passions déréglées par le péché originel et nos propres péchés. On distingue sept tendances qui nous inclinent au mal : - l’orgueil : amour désordonné de soi-même qui engendre l’ambition, la présomption, la vaine gloire, les attitudes hautaines, les vanités mondaines. - l’avarice : attachement désordonné aux richesses qui engendre l’injustice, l’endurcissement du cœur, le défaut de générosité pour faire l’aumône, l’aveuglement de l’esprit. - la luxure : vice contraire, voir 6e et 9e commandements. - L’envie : nous attriste à la vue des qualités ou des succès d’autrui ; engendre la calomnie, la jalousie, les discordes, les actions portant tort à autrui. - la gourmandise : excès dans le manger et le boire (alcoolisme) qui met en danger notre santé et nous fait perdre la possession de nous-mêmes. - la colère : fait perdre le contrôle de soi-même et porte aux injures, querelles, coups... - la paresse : incline à fuir l’effort dans le travail, l’accomplissement des devoirs. Association Notre Dame de Chrétienté

Mit freundlichen Grüssen

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely
Saludos cordiales
בברכה, בכבוד רב
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你的真诚的
المخلص

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement ! Comme à Chypre et en Grèce... Arnaque de la création monétaire du néant, ex nihilo... Grâce à monnaie-pleine, on peut rédiger ensemble un projet de loi d'application ou un contre-projet et reprendre ainsi toutes les meilleures solutions, BNS, RBI, monnaie, crédits, etc...

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html

Thème pour l'année 2016: Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Invitations 2017
In English
http://desiebenthal.blogspot.ch/2016/10/free-invitations-every-year.html

en français:
http://desiebenthal.blogspot.ch/2016/10/invitations-gratuites-chaque-annee.html

Avec mes meilleurs salutations
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Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement !

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

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Donner à chaque souverain, le peuple est le souverain en Suisse, sa part des créations monétaires volées actuellement par les banques commerciales. La banque nationale suisse doit devenir une coopérative, et pas une société anonyme, qui distribue à chacun et chacune ce qui lui est dû par un dividende social à tous dès la conception ! Voter oui à l'initiative monnaies pleines, monnaies au pluriel qui respectent notamment les wirs, voir www.wir.ch
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

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