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samedi 31 mai 2008

Fécondité réduite chez les mâles au cours des quatre générations subséquentes

 Les toxines réduisent la fécondité  plusieurs générations plus tard

L'exposition des rats femelles enceintes à des toxines environnementales a mené à une

fécondité réduite chez les mâles au cours des quatre générations subséquentes même si l'exposition a seulement eu lieu lors du développement embryonnaire de la première génération.



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François de Siebenthal
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PCB et dioxines: la population est gravement contaminée.


Confirmation de l'émission de TV8 de hier.

Illustration : PCB : la population est contaminéeDéveloppement durable

Développement durable

Après le scandale de la pollution du Rhône aux PCB, révélé courant 2007, l'inquiétude se concrétise. Le WWF et l'Association santé environnement Provence (ASEP) ont présenté jeudi 29 mai les résultats, pour le moins alarmants, de la première étude sur l'imprégnation de la population. La pollution des eaux était déjà prouvée ; à présent, la contamination des habitants l'est aussi.


« Ils ont fait de nos rivières des dépotoirs, aujourd'hui nous sommes punis d'être simplement nés ici ». Odile Carle ne trouve plus les mots pour exprimer sa révolte. Habitante de Port-Saint-Louis-du-Rhône, une commune située à l'embouchure du fleuve, elle fait partie des 52 volontaires dont on a mesuré le taux de PCB dans le sang. Avec 23 picogrammes de PCB par gramme de matière grasse (pg/g), elle se situe parmi les personnes les moins contaminées. « Mais c'est déjà trop » affirme Pierre Souvet, médecin et président de l'Association santé environnement Provence (ASEP). « Le taux de référence, celui des témoins, devrait être nul, mais ce n'est pas le cas ». Des résultats qui laissent à penser que toute la population française pourrait être contaminée par les PCB.

On savait déjà que les polychlorobiphényls (PCB), classés parmi les douze polluants organiques persistants (POP) par l'ONU, tapissaient le fond du Rhône. Très vite, les autres fleuves français ont rejoint la liste des cours d'eaux pollués, à côté d'autres rivières européennes et de lacs américains. La question de l'imprégnation des populations alentour s'est alors posée, d'autant plus que certains PCB, appelés "dioxin-like", présentent les même effets sur l'organisme que la dioxine : neurotoxiques, perturbateurs endocriniens, voire cancérogènes. « Nous voulions savoir pour pouvoir prévoir » explique Pierre Souvet. Faute d'une réaction rapide de l'Etat, l'ASEP s'est lancée dans une étude d'imprégnation des populations. « En 10 mois, on a eu les premiers résultats, alors qu'on nous parlait d'analyses sur 3 ans » affirme Serge Orru, directeur général du WWF France, qui a sponsorisé l'étude.

En attendant une étude publique…

Pour autant, cette première enquête ne remplacera pas une étude nationale. L'échantillon de personnes analysées est réduit, et les résultats difficilement comparables entre eux. « Nous ne cherchons pas à publier ces conclusions dans une revue scientifique, ni à supplanter l'Etat, mais simplement à fournir des éléments qui n'existaient pas avant » explique Guillaume Llorca, responsable des investigations au WWF. Selon Patrice Halimi, l'un des médecins de l'ASEP auteurs de l'étude, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot aurait critiqué la méthodologie adoptée pour l'analyse des résultats. « Mais cette étude a au moins le mérite d'être la première » ajoute-t-il. « Si madame la ministre accepte de financer une étude plus étendue, je serais le premier à applaudir ».

En attendant, donc, les volontaires ont été répartis en trois groupes : le premier est composé de 33 personnes vivant à proximité de cours d'eau, et consommant au moins une fois par semaine du poisson pêchés à proximité ; le deuxième est composé de 13 riverains des fleuves ; et le troisième de 6 témoins. Des prélèvements sanguins ont été réalisés chez ces 52 volontaires, et un laboratoire indépendant spécialisé a dosé la quantité de PCB dioxin-like dans les échantillons. Il est certes difficile de comparer avec certitude les taux d'imprégnations moyens des témoins (16,83 pg/g) et celui des riverains des fleuves (28,03 pg/g), car l'étude manque d'une analyse statistique. En revanche, les concentrations excessivement élevées de PCB dans le sang des personnes consommant régulièrement du poisson laissent pantois : 69,9 pg/g en moyenne, avec une personne présentant un taux de 572 pg/g !

« Plus de questions que de réponses »

Patrice Halimi tire deux conclusions plus que préoccupantes de ces résultats. « D'une part, nous avons tous du PCB dans nos graisses ; d'autre part, les personnes imprégnées sont celles qui ont consommé le plus de poissons, d'eau douce mais également de mer ». Mais il avoue également que ce n'est que la première étape vers une analyse plus complète, indispensable. « Cette étude apporte plus de questions que de réponses, pour les médecins mais surtout pour les personnes contaminées ». Quel avenir pour ces riverains, dont le seul tort est d'avoir consommé du poisson régulièrement ? En soi, la présence de PCB dans les graisses n'est pas synonyme de maladie. Mais elle offre un terrain propice pour le développement de nombreuses pathologies, en particulier les cancers. « Il n'y a pas de taux à partir duquel la personne imprégnée est en danger. L'élément important est plutôt la durée d'exposition » explique Patrice Halimi. Le seul conseil qui leur est actuellement donné est de limiter la contamination en arrêtant de manger du poisson, et d'être surveillés par leur médecin.

« Forcément, on est inquiets, mais pas surpris » avoue Gérard Casanova, qui représente les 30 prélevés de Port-Saint-Louis-du-Rhône. « Nous habitons près d'une zone industrielle très importante. Il est donc probable que nous présentions d'autres substances chimiques dans le sang ». L'embouchure du Rhône est en effet entourée d'usines et d'incinérateurs dont les rejets peuvent contenir des PCB. Mais les sources de contaminations sont beaucoup plus vastes, car les PCB sont présents dans les transformateurs, les condensateurs, et plus généralement le matériel électrique ancien. Ils avaient également de nombreuses utilisations domestiques et urbaines, et étaient employés dans les épandages agricoles. « Cela fait 4 ans qu'on essaye d'alerter sur le sujets, car on sent la pollution dans l'air et on se sait dans une zone particulièrement polluée » explique Odila Carle, qui habite en face des usines.

Chez les riverains, les réactions oscillent entre affliction et colère. « L'Etat véhicule de fausses infos, et annonce le chiffre de 35000 tonnes de PCB encore présents en France. La vérité, c'est qu'on ne sait pas aujourd'hui combien il en reste » affirme Guillaume Llorca. Pendant ce temps, le préfet de Rhône-Alpes Jacques Géraut a annoncé le versement de 30000 euros d'indemnités à 12 pêcheurs professionnels du département, dont l'activité avait été gelée par l'interdiction de consommer les poissons du Rhône fin 2005. A quand des indemnités pour les victimes contaminées ? Le scandale des PCB pourrait devenir le premier exemple d'application de la loi "pollueur-payeur".



Rouba Naaman
Mis en ligne le : 30/05/2008







INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
 SUR LE MÊME THÈME

Articles La France mauvaise gardienne des eaux (24/05/2008)
PCB : réaction tardive sur une pollution historique (24/09/2007)
 VOIR AUSSI

Le site du WWF France consacré aux PCB
Le site de l'ASEP

Malbouffe : c'est de la m... !
Le Post - Paris,France
Du poisson au mercure, du riz OGM, de la mozzarella à la dioxine, du fromage de chèvre aux salmonelles et de la mayonnaise à l'huile de vidange. ...

PCB : la population est contaminée
Novethic - Paris,France
La question de l'imprégnation des populations alentour s'est alors posée, d'autant plus que certains PCB, appelés "dioxin-like", présentent les même effets ...


 



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vendredi 30 mai 2008

Les cancers du foie et du pancréas y sont supérieurs respectivement de 24 % et 12 % vu les dioxines

La Campanie est ainsi devenue la région la plus polluée d'Europe. La densité de ces décharges sauvages est telle dans la zone délimitée par les villes de Nola, Marigliano et Acerra qu'elle a été surnommée « le triangle de la mort » par la revue médicale The Lancet . Et ce trafic dure depuis une vingtaine d'années, suffisamment longtemps pour que les effets s'en fassent sentir sur les organismes.

« Mes analyses de sang ont révélé un taux de dioxine proche de ceux des soldats américains qui manipulaient les armes chimiques pendant la guerre du Vietnam , plaisante le cancérologue Antonio Marfella. Mais, au-delà de mon cas, je voudrais qu'on m'explique pourquoi l'espérance de vie en Campanie est inférieure de deux ans à la moyenne italienne, pour les hommes comme pour les femmes, alors que nous avons la population la plus jeune du pays . »

La réponse est contenue dans un rapport de l'Organisation mondiale de la santé.

Les cancers du foie et du pancréas y sont supérieurs respectivement de 24 % et 12 %, or ce sont les organes les plus vulnérables à la pollution. Quant aux malformations congénitales, elles dépassent de 80 % le niveau national. En cause, les métaux lourds qui s'attaquent au système nerveux.



Naples : la guerre des ordures
Le Point - Paris,France
Et, quand les rebuts ne sont pas enfouis, ils sont brûlés, dégageant dans l'atmosphère d'importantes quantités de dioxine. La Campanie est ainsi devenue la ...






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jeudi 29 mai 2008

Dioxines. Vaches folles nourries à nouveau aux farines de "viande" et de foetus humains, on rejoue avec le feu, rappel.

Vaches folles, amiante, sang contaminé et dioxines : retour sur des crises qui  changent l'Europe. Des délais d'incubation de plus de 40 ans, des bombes à retardement, du terrorisme sournois par cupidité effrénée.



En 1985, un fermier anglais a observé chez une vache une maladie nouvelle : la bête était comme saoule., Ce cas n'a pas été jugé très alarmant, malgré l'apparition d'autres cas, puisque ce n'est que quatorze mois plus tard que son cerveau a été examiné. Celui-ci est alors apparu comme une masse spongieuse d'où le nom donné à la maladie : encéphalite spongiforme bovine. Les maladies connues les plus proches étaient chez l'animal la tremblante du mouton, une maladie connue depuis deux siècles, qui frappe apparemment au hasard 1 % des moutons et ne se transmet pas à l'homme, et chez l'homme la maladie de Creutzfeldt-Jacob, mal connue et proche de l'Alzheimer, qui est la cause d'un décès par million d'habitants et se développe lentement, sur quinze ou vingt ans, ou encore la maladie de Kourou, dont pouvaient être atteints des anthropophages mangeurs de cervelles en Nouvelle Guinée ( plus de 2'000 en sont morts).

On avait donné à manger aux vaches anglaises notamment les cadavres des embryons et foetus humains avortés sous forme de farines "animales" et les anglais étaient devenus cannibales par procuration et sans le savoir...Tous ceux qui y ont vécus ne peuvent plus donner leur sang vu les dangers latents.
Il est possible que beaucoup de cas passent sous le nom d'Alzheimer...


Vache folle : retour sur une crise qui a changé l'Europe

Les petites et grandes crises qui ont fait l'UE, premier volet

28 mai 2008, Par Julien Patris

Le 26 mars 2008, Bruxelles est informée par les autorités italiennes de la présence de dioxine dans des Mozzarellas. Bien que la dose de dioxine ne se soit pas avérée être 'excessive', la Commission presse l'Italie pour renforcer les mesures deux jours après l'alerte. Cette réaction rapide visant à la protection du consommateur contraste fortement avec les balbutiements européens durant la, ou plutôt les crises ESB (encéphalopathie spongiforme bovine). La saga de la vache folle aura duré quasiment deux décennies, et transformé le rôle de l'UE dans la gestion des crises sanitaires et de santé publique.

L'(in)action des autorités

La crise débute en 1986 avec l'apparition de la maladie au Royaume-uni. Quatre ans plus tard, les cas détectés se multiplient et les travaux de recherche sur les causes de la maladie et ses risques de transmission s'accumulent de manière inquiétante. Pour autant, les dispositions adoptées restent limitées par comparaison avec la menace qui se profile pour la santé publique.

Dès 1988, certains pays mettent en place un embargo sur le bœuf britannique. Après un lobbying de la part de ces mêmes pays au niveau communautaire, l'embargo est décrété de niveau européen en 1989. Cet embargo porte alors sur les bovins vivants et nés avant 1988, date à laquelle l'utilisation de farine animale fut interdite au Royaume-Uni. Plusieurs facteurs limitent néanmoins la portée et de décision communautaire.

Premièrement, l'embargo ne porte que sur les bovins vivants, nés avant 1988. Tous produits dérivés (viande, farine, embryons etc.) n'entrent pas dans le champ de cette disposition. Parce qu'elle avait limité au strict minimum l'étendu des restrictions aux importations, la Commission fut accusée de privilégier la libre circulation aux risques pour la santé publique. Le manque d'effectivité de l'embargo se traduit par l'apparition de cas d'ESB dans les autres pays européens dès 1991 (le premier cas fut observé en France.). Des dispositions successives élargissent le champ alors des restrictions aux importations, mais l'embargo total (i.e. sur le bovin et l'ensemble de ses produits dérivés) n'est décidé qu'en 1996, suite au premier décès humain enregistré au Royaume-Uni.

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ESB

l'ESB (encéphalopathie spongiforme bovine), également appelée "maladie de la vache folle" en raison des dérèglements névrotiques qu'elle provoque, est transmissible à l'homme, sous la forme de maladie de Creutzfeld Jacob. Cette dernière a notamment fait une cinquantaine de morts au Royaume-Uni.

Deuxièmement, si l'interdiction d'utilisation de farine animale date de 1988 au Royaume-Uni, cette mesure n'est adoptée au niveau européen qu'en 1994. Cette inaction limite fortement la portée de l'embargo. En effet, l'embargo doit permettre de limiter l'occurrence de cas de vache folle en interdisant l'arrivée sur le continent d'éléments britanniques contaminés. Or, en permettant l'utilisation des farines dans d'autres pays européens, l'émergence d'autres cas d'ESB n'est pas empêchée. Troisièmement, l'embargo reposait (jusqu'en 1994-1996) sur la bonne application de l'interdiction britannique d'utilisation des farines animales, sans prévoir pour autant de mécanisme de contrôle que ce soit au niveau européen ou national. D'après le rapport Medina Ortega, aucun test vétérinaire ESB n'a été systématiquement effectué au Royaume-Uni entre 1990 et 1994. L'absence de contrôles rigoureux en aval ou en amont, ont gravement nui à la bonne application des dispositions.

Le manque de dispositions et de contrôles ont été gravement mis en cause par plusieurs rapports : le ESB Inquiry au Royaume-Uni, un rapport de commission d'enquête parlementaire en Allemagne, le rapport du parlementaire européen Medina Ortega. Si l'on ne s'attarde qu'aux dysfonctionnements du système au niveau européen, la crise ESB a démontré l'absence (et le besoin urgent) d'un schéma européen pour la gestion de ce type de crise. Un deuxième rapport du Parlement (rapport Böge) ainsi que deux rapports d'audit de la Cour européenne des Comptes ont mis en évidence les problèmes du système de gouvernance européen en termes de prise de décision mais aussi de mises en œuvre et de contrôle.

Gestion de risque au niveau européen et refonte institutionnelle

« There is shit in the meat ». Cette phrase lance l'intrigue de l'adaptation cinématographique du livre d'Eric Schlosser 'Fast Food Nation' où une enseigne de fast-food fait face à un très grave problème de qualité dans une de ses chaînes de production. Comment réagir face à un cas de risque pour la santé publique ? C'est là un des problèmes fondamentaux que révèle la crise de l'ESB pour une Europe qui a longtemps pêché par l'absence de système de prévision, d'analyse, de gestion ou de communication du risque au niveau européen. Sans un tel système, les mesures sont rares, contradictoires, inefficaces et lentes, comme dans le cas de la crise ESB.

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Androulla Vassiliou, commissaire européenne à la santé

Depuis la démission de Markos Kyprianou, Andoulla Vassiliou est en charge du portefeuille de la santé au sein de la Commission Barroso. Ce portefeuille couvre notamment les questions de santé alimentaire.

Dès 1997, le paysage administratif et les procédures relatifs à la sécurité alimentaire ont été révisées. L'UE a avancé à tâtons, par révisions successives, pour aboutir finalement en 2002 à la mise en place d'une agence indépendante : l'EFSA (European Food Safety Authority). Le Livret Blanc conduisant à la création de l'EFSA jette aussi les principes fondamentaux d'une régulation européenne de la sécurité alimentaire.

Certes, EFSA – tout comme la trentaine des autres agences de l'Union européenne – ne détient pas de pouvoirs législatifs ou réglementaires propres (la doctrine de la Cour européenne de justice l'interdit). Le rôle principal d'EFSA est de délivrer des opinions scientifiques et techniques qui servent ensuite de base à la rédaction des mesures communautaires dans le domaine de l'alimentaire. Cependant, un certain nombre de caractéristiques de ce nouveau paysage administratif font de l'EFSA une agence particulièrement influente dans le paysage européen.

Premièrement, afin de garantir l'indépendance d'EFSA, non seulement la Commission, mais également le Parlement européen et les Etats membres peuvent demander à EFSA de délivrer une opinion sur un problème particulier, et EFSA peut publier des opinions de sa propre initiative. Deuxièmement, EFSA ne travaille pas de manière isolée mais se trouve au centre du nouveau régime réglementaire de sécurité alimentaire que nous venons de décrire, de telle sorte que ses opinions déterminent largement le contenu de la législation alimentaire de l'Union. Cette situation n'est pas celle de la plupart des autres agences européennes et constitue l'une des clés de l'efficacité du nouveau système. Troisièmement, la jurisprudence de la Cour de justice indique que la Commission ne peut dévier des recommandations d'EFSA que lorsqu'elle a la preuve de divergences de points de vue parmi les scientifiques. Dans un tel cas, la Commission est sensée appliquer le principe de précaution.

En guise de bilan

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Agence européenne de sécurité alimentaire

EFSA (European Food Safety Authority) a été créée en 2002 et occupe aujourd'hui une position clée dans la politique de sécurité alimentaire de l'UE

Après quatre années de fonctionnement, EFSA semble victime de son propre succès, et rencontre de réelles difficultés à répondre au nombre toujours croissant de requêtes qui lui sont soumises, notamment en raison de ressources humaines insuffisantes. Ce phénomène démontre cependant qu'EFSA est jugé par les autres institutions de l'Union apte à contribuer à une prise de décision rapide, rationnelle et efficace. On pourrait ainsi parler de modèle administratif pour la gouvernance européenne, qui pourrait être élargi à d'autres domaines.

Malheureusement, on note encore une flagrante infériorité numérique d'agences dotées de telles prérogatives en Europe par comparaison (par exemple) aux Etats- Unis. Or, il semblerait que dans une Europe de la libre circulation, beaucoup de matières légitimeraient une telle structure pour pallier aux nombreuses menaces à la santé publique et aux externalités fortement négatives pour les vingt-sept : bioterrorisme, grippe aviaire etc. Eviter une deuxième crise type ESB nécessite un engagement politique et beaucoup de pro activité. De ce point de vue, on ne peut que saluer l'initiative de la Commission avec le Livret Vert sur la Préparation à la menace biologique, tout en soulignant que beaucoup d'efforts restent à faire.

PS:

Les nano-particules PM1 et les plus de 2000 sortes de molécules peu connues qui sortent des incinérateurs provoquent notamment une hausse vertigineuse des cas de cancers, de diabètes et d'Alzheimers.

Les farines "animales" à base de foetus humains et de "déchets" médicaux provoquent la maladie de Kourou, dite des cannibales, ou encore la maladie de Creutzfeldt Jakob, par les vaches folles. Qui sont les "folles" ? C'est plutôt les autorités qui se laissent acheter...pour fermer leurs yeux...comme pour l'amiante ou le sang contaminé, ou encore les hormones de croissance et les diverses pilules cancérigènes...

Qu'est-ce que le prion Creutzfeldt Jakob ?

Sa nature même est un mystère. Cet agent infectieux a longtemps été désigné comme "un agent transmissible non conventionnel". "On pense maintenant qu'il s'agit d'une forme anormale d'une protéine qui existe chez tous les mammifères : la protéine du prion, explique Jacques Grassi, biologiste au CEA de Saclay. Du moins telle est l'hypothèse la plus largement acceptée". De fait, un nombre considérable d'arguments expérimentaux sont venus la confirmer depuis que l'américain Stanley Prusiner l'a émise au début des années 80.

Incrustée dans la membrane cellulaire (en particulier dans les cellules du cerveau), cette protéine prion devenue folle est responsable de plusieurs maladies dont l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ou encore la tremblante du mouton observée dès le milieu du XVIIIe siècle en Europe. Chez l'homme, elle serait notamment à l'origine de la maladie de Creutzfeldt Jacob et de son nouveau variant (vMCJ) - c'est-à-dire la version humaine de l'ESB - ou encore de la maladie de Kourou, qui tua notamment plus de 2000 cannibales de Nouvelle-Guinée Papouasie dans les années 1960.

À Roeulx et Mastaing, des éleveurs ne peuvent plus vendre leurs oeufs
La Voix du Nord - Lille,Nord-Pas-de-Calais,France
Les services vétérinaires ont trouvé des taux de dioxine et de PCB supérieurs au seuil de précaution. Pour autant, cette découverte n'est que la résultante ...
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Crise de la vache folle : morceaux choisis
Euros du Village - Viroflay,France
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De plus en plus d' oeufs interdits à la vente à cause des dioxines.

Denain, Roeulx et Masting, des oeufs interdits à la vente

Les analysés effectuées par la Direction départementale des services vétérinaires (DDSV), en mars, chez des éleveurs de la région ont révélé des taux de dioxine et PCB supérieurs au seuil de précaution. D'autres prélèvements, cette fois chez un particulier de Mastaing élevant des poules, ont donné les mêmes résultats. La DDSV a donc appliqué la loi en interdisant aux éleveurs de vendre des oeufs. Une réunion a eu lieu ce mardi en préfecture avec différents corps d'Etat et un groupe de travail a été créé pour poursuivre les recherches.

Le lait et la viande sont aussi susceptibles de concentrer les dioxines.
...
Une seule molécule de dioxine peut vous donner le cancer, le diabète, des maladies nerveuses...etc...La Suisse n'a aucune norme contre ces dioxines (sic). Tridel (VD), le plus récent incinérateur, pollue dix fois plus que ceux de Bienne ou de Thoune, selon l'initiative des alpes et la presse.

Liste d'une partie des maladies provoquées par les dioxines.

1. Cancers
- Cancers primitifs du foie
- Sarcomes des tissus mous
- Lymphomes non Hodgkiniens
- Maladie d'Hodgkin
- Cancers respiratoires (larynx, trachée, bronches et poumons) *
- Cancer de la prostate

2. Désordres métaboliques
- Lipidiques: désordres cérébro-artériels; désordres artériels coronariens
- Glucose: diabète

3. Maladies du système nerveux
- Neuropathie périphérique *
- Myélome multiple *

4. Maladies de la peau
- Chloracnée *
- Porphyrie cutanée tardive *

5. Naissances inhabituelles
- Avortements spontanés, naissances prématurées
- Morts-nés
- Grossesse molaire, chorio-carcinome

6. Malformations à la naissance et foetus mal formés chez un ou plusieurs enfants, qui peuvent aussi apparaître dans la génération suivante (petits-enfants)

Nous vous prions de voir le projet d'initiative dans la rubrique nouvelles du site www.m-c-s.ch . Vous pouvez ajouter vos propositions en créant vous-même une nouvelle libre ou en nous contactant. Merci

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Avec mes meilleures salutations.

François de Siebenthal
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mercredi 28 mai 2008

06.06.08. Risques de guerre, l'Iran et la Syrie attaquées, la Russie et la Chine, leurs alliées, suivront-elles ? L'Iran au Vatican ?

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinedjad, est-il indésirable en Italie ?
 
mardi 27 mai 2008 - 14h55, par Randa Al Fayçal - Dubaï
 
Selon l'agence italienne "AKI" (AdnKronos International), le président d'Iran, Mahmoud Ahmadinedjad, doit se rendre en Italie la semaine prochaine pour assister au sommet du FAO. Citant le quotidien "La Repubblica", Ahmadinedjad souhaite rencontrer le Pape Benoit XVI et les responsables italiens, dont Silvio Berlusconi.
L'ambassadeur d'Iran au Vatican a en effet reçu les ordres de Téhéran afin d'obtenir un rendez-vous avec le chef de l'Eglise catholique. Ahmadinedjad souhaite exposer au Pape sa vision du monde, d'autant plus que l'Iran s'attend à des bouleversements majeurs.
Selon « AKI », le Président du Conseil, Silvio Berlusconi, s'est excusé de ne pas pouvoir rencontrer personnellement le président Ahmadinedjad. De son côté, le chef de la diplomatie italienne, Franco Frattini, a déclaré ce mardi, devant le sénat italien, que son emploi de temps ne lui permettait pas de rencontrer le président iranien, soulignant que la visite de Mahmoud Ahmadinedjad n'était pas encore confirmée. Cette question sera sans doute à l'ordre du jour de la rencontre prévue aujourd'hui entre Frattini et l'ambassadeur d'Iran à Rome.
Traduction de Randa Al Fayçal
Lire l'article original : AKI - Italie

 

Quand les turbans iraniens rendent hommage à Benoît XVI

Une rencontre de deux jours, au Vatican, entre experts du christianisme et de l'islam chiite. Comme dans les disputes du Moyen âge. Sur le sujet de prédilection de Joseph Ratzinger: foi et raison. Les étranges ouvertures du président iranien Ahmadinejad

La
lettre des 138, avec ses suites, n'est ni la seule ni la principale piste de dialogue entre l'Eglise catholique et l'islam. Le Vatican travaille sur plusieurs terrains et avec des interlocuteurs différents.

La dernière rencontre avec des représentants musulmans a eu lieu au Vatican. La délégation était composée de huit membres de l'Islamic Culture and Relations Organization de Téhéran. C'est donc l'islam chiite qui était représenté; son centre de gravité se trouve en Iran mais il est présent dans beaucoup d'autres pays, formant ainsi de 12% à 15% de la communauté musulmane mondiale.

La rencontre a débuté le lundi 28 avril et s'est achevée le mercredi 30 par une
entrevue avec Benoît XVI dans une salle contiguë à celle des audiences générales. Dans un communiqué, le Saint-Siège a déclaré que "le pape s'est dit particulièrement satisfait du choix du sujet".

Et pour cause: le sujet, "Foi et raison dans le christianisme et dans l'islam", est l'un des préférés de Benoît XVI.

Il s'articulait autour de trois axes, présentés l'un après l'autre par un représentant catholique et un représentant musulman:

1. "Foi et raison: quelle relation?", avec, du côté catholique, Vittorio Possenti, professeur de philosophie politique à l'Université de Venise et membre de l'Académie pontificale des sciences sociales;

2. "Théologie/Kalam comme enquête sur la rationalité de la foi", avec, du côté catholique, Piero Coda, professeur de théologie à l'Université pontificale du Latran et président de l'Association théologique italienne;

3. "Foi et raison face au phénomène de la violence", avec, du côté catholique, le jésuite Michel Fédou, théologien et historien de l'Eglise, du Centre Sèvres à Paris.

En plus de ces trois rapporteurs, la délégation catholique comprenait Ramzi Garmou, archevêque chaldéen de Téhéran; Pier Luigi Celata, archevêque secrétaire du conseil pontifical pour le dialogue interreligieux; Khaled Akasheh, chef du bureau pour l'islam dans ce même conseil; Ilaria Morali, professeur de théologie dogmatique à l'Université pontificale grégorienne et spécialiste des relations non-chrétiennes.

La rencontre a été présidée conjointement par le cardinal Jean-Louis Tauran, président du conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, et par Mahdi Mostafavi, président de l'Islamic Culture and Relations Organization de Téhéran.

Mostafavi est un "Seyyed", c'est-à-dire un descendant direct du prophète Mahomet. Jusqu'à il y a deux ans, il a été vice-ministre des Affaires étrangères à Téhéran. Avant de repartir pour l'Iran, il a déclaré au quotidien de Rome "il Riformista":

"Je vois le président Ahmadinejad au moins deux fois par semaine. Les valeurs spirituelles et morales sont fondamentales dans nos choix gouvernementaux et je suis son conseiller spirituel".

Ces quelques mots montrent combien la délégation iranienne était haut placée et étroitement liée au leadership d'Ahmadinejad, qui représente l'aile la plus dure du régime khomeyniste, la plus hostile à l'Occident et la plus déterminée à refuser à Israël le droit d'exister.

Il faut toutefois rappeler que le régime de Téhéran s'était distingué par sa modération lors de l'explosion de violence qui avait fait suite au discours de Benoît XVI à Ratisbonne. Depuis de nombreuses années, l'islam chiite iranien devance l'islam sunnite dans ses rapports avec l'Eglise de Rome, sur le plan religieux, culturel et politique. Après avoir rencontré, le 6 avril dernier, le nouveau nonce apostolique en Iran, l'archevêque Jean-Paul Gobel, le président Ahmadinejad a défini le Vatican comme une force positive pour la paix et la justice dans le monde. Ou plutôt, pour les intérêts iraniens, un allié potentiel contre les pressions des Etats-Unis et des pays européens.

La rencontre de ces jours derniers est la sixième de la série. La prochaine aura lieu d'ici deux ans à Téhéran et sera précédée d'une rencontre préparatoire.

Cela ne veut pas dire que l'Eglise de Rome se montre docile lors de ces rencontres. Le 3 novembre 2005, le professeur Possenti, l'un des rapporteurs de la dernière rencontre, avait signé un appel contre le président iranien Ahmadinejad à cause des déclarations anti-israéliennes de ce dernier. Un sit-in de protestation avait suivi devant l'ambassade d'Iran à Rome.

Même absence de complaisance chez Ilaria Morali, qui faisait également partie de la délégation catholique lors de la dernière rencontre. Selon elle, le dialogue entre l'Eglise catholique et les religions non-chrétiennes doit s'inspirer des deux documents de 1964 qui ont indiqué pour la première fois la conduite à tenir: l'encyclique de Paul VI "
Ecclesiam Suam" et la constitution conciliaire "Lumen Gentium". Les religions non-chrétiennes ne figurent comme voie de salut dans aucun des deux documents. Seul Jésus-Christ est le sauveur de l'humanité toute entière, comme l'a souligné en 2000 la déclaration "Dominus Jesus". Le dialogue est donc avant tout missionnaire, il a pour but de poursuivre le "colloquium salutis" instauré par Dieu dans le Christ avec l'humanité. Ce n'est que secondairement qu'il cherche un terrain d'entente éthique et culturelle, pour une cohabitation plus pacifique

Le 17 avril dernier, à
Washington, Benoît XVI s'exprimait devant quelque 200 représentants de religions non-chrétiennes. Il a confirmé ce qui précède par ces mots sans équivoque:

"Les chrétiens proposent Jésus de Nazareth. [...] C'est Lui que nous portons au forum du dialogue interreligieux. L'ardent désir de suivre ses traces pousse les chrétiens à ouvrir leurs esprits et leurs cœurs au dialogue".

Dans le discours qu'il a lu à ses interlocuteurs musulmans, le professeur Possenti a interprété la rencontre d'Assise pour la paix (27 novembre 1986) selon le point de vue christologique suivant:

"La rencontre était centrée sur l'incompatibilité de l'Evangile avec la violence. Celui qui est mort sur la croix est une victime et pas un bourreau. La passion de Jésus révèle la violence que renfermaient les religions païennes: elle provoque une révolution qui est aujourd'hui irrépressible. Elle propose l'icône du Serviteur souffrant par amour, le symbole de l'amour non-violent, donné".

En ce qui concerne le rapport entre la religion et la violence, Possenti a déclaré:

"La violence doit être laïcisée et attribuée à l'homme, non à Dieu".

A la fin de la rencontre du 28 au 30 avril, les deux délégations se sont mises d'accord sur sept points, résumés dans un communiqué en ces termes:

"Premièrement: foi et raison sont toutes deux des dons de Dieu à l'humanité.

"Deuxièmement: foi et raison ne s'opposent pas; même si dans certains cas la foi peut être au-dessus de la raison, elle ne lui est jamais contraire.

"Troisièmement: foi et raison sont intrinsèquement non-violentes. Ni la raison ni la foi ne devraient être utilisées pour perpétrer la violence; malheureusement, dans certains cas, elles ont toutes les deux été mal utilisées dans le but de perpétrer la violence. Quoi qu'il en soit, ces événements ne peuvent faire douter ni de la raison ni de la foi.

"Quatrièmement: les deux parties ont décidé de coopérer encore plus pour favoriser une religiosité authentique, en particulier la spiritualité pour promouvoir le respect des symboles sacrés et des valeurs morales.

"Cinquièmement: chrétiens et musulmans devraient dépasser le stade de la tolérance, en acceptant les différences, en restant conscients de ce qu'ils ont en commun et en rendant grâce à Dieu pour cela. Ils sont appelés à se respecter mutuellement et donc à condamner la dérision des croyances religieuses.

"Sixièmement: il faudrait éviter les généralisations quand on parle de religions. Les différences entre les confessions au sein du christianisme et de l'islam et la diversité des contextes historiques sont des facteurs importants à prendre en compte.

"Septièmement: on ne peut pas juger les traditions religieuses sur la base d'un seul verset ou passage présent dans l'un ou l'autre livre sacré. Il convient d'avoir une vision globale et une méthode herméneutique adaptée pour les comprendre correctement".

Outre Seyyed Mahdi Mostafavi, la délégation musulmane était composée de quatre chercheurs possédant le titre de hodjatoleslam: Mohammad Jafar Elmi, de l'Islamic College for Advanced Studies de Londres; Hamid Parsania, professeur de philosophie et de mystique à Qom et recteur de l'université Baqir al-Ulum; Mahdi Khamoushi; Mohammed Masjedjamei. Etaient aussi présents Rasoul Rasoulipour, doyen de la faculté d'études humanistes de l'université de Tarbiat Moallem; Mohsen Daneshmand, membre du corps diplomatique, et Abdolrahim Gavahi.

Les huit représentants chiites ont offert à Benoît XVI un exemplaire du Coran. L'agence officielle iranienne ISNA a rapporté que le pape l'a défini comme "un livre précieux" et qu'il a évoqué le sujet de la rencontre en ces termes:

"Foi et raison sont les deux choses dont le monde a besoin, aujourd'hui plus que par le passé, et il est de notre devoir de satisfaire ce besoin de la société".

par Sandro Magister
 

Sources :  La chiesa.it




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Avec mes meilleures salutations.

François de Siebenthal
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vendredi 23 mai 2008

Pour cacher la crise financière plus grave que prévue et l'affaire Ferraye, les États-Unis et Israël vont attaquer l'Iran.

La Radio de l'Armée d'Israël rapporte que le Président Bush à l'intention de lancer une attaque militaire contre l'Iran avant la fin de son mandat.

Reportage: Les États-Unis vont attaquer l'Iran
Par Newsmax

La Radio de l'Armée, un réseau exploité par les Forces armées israéliennes, cité une source gouvernementale à Jérusalem. La source a révélé qu'un haut fonctionnaire proche de George W. Bush a affirmé lors d'une rencontre privée que Bush et le vice-président Dick Cheney croient qu'une action militaire contre l'Iran était désormais nécessaire.

Bush a conclu son voyage en Israël la semaine dernière en déclarant : « L'objectif des États-Unis doit être de... supporter notre plus fort allié et ami du Moyen-Orient. »

Le reportage de la Radio, qui a été cité par le Jérusalem Post, a révélé que les troubles récents au Liban, où le Hezbollah soutenu par l'Iran a littéralement pris le contrôle du pays, est un élément qui favorise une attaque US.

L'agression du Hezbollah au Liban est considérée comme une preuve de l'influence croissante du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, et le haut fonctionnaire US a déclaré que, de l'avis de Bush, « la maladie doit être traitée, pas ses symptômes, » selon le Jérusalem Post.

Mardi, la Maison Blanche a démenti le reportage de la Radio de l'Armée, affirmant dans une déclaration: « Tel que le président l'a dit, aucun président des États-Unis ne devrait jamais rejeter ''les options sur la table,'' mais nous privilégions et nous agissons de façon à faire face à cette question par des moyens pacifiques et diplomatiques. Rien n'est changé à cet égard. »

Toutefois, de nombreux signes indiquent une attaque des États-Unis contre l'Iran dans un proche avenir:

• Un des principaux membres de la communauté juive des États-Unis a déclaré à Newsmax en avril qu'une attaque militaire contre l'Iran est probable et que le voyage du vice-président Cheney en mars dernier à travers le Moyen-Orient avait été effectué en préparation à une attaque US.

• L'US Air Force a récemment déclaré qu'une flotte de bombardier B-2 - un système d'armes important dans une attaque US contre l'Iran – était à nouveau en état de naviguer. [NDT: Les B-2 sont des avions furtifs.] L'US Air Force a mis fin aux vols des B-2 après que soit survenu un crash en février à Guam. Tel que l'a rapporté Newsmax, l'US Air Force a réaménagé ses bombardiers furtifs pour qu'ils puissent transporter des bombes anti-bunker de 30 000 livres, nécessaires à la destruction des installations nucléaires renforcies de l'Iran.

• Un deuxième porte-avions des États-Unis, l'USS Abraham Lincoln, a rejoint le porte-avions USS Harry S. Truman dans les eaux du golfe Persique en mai, transportant beaucoup plus d'armes et de munitions qu'il y en avait dans les précédents déploiements.

• Israël se prépare à la guerre. En avril, il a réalisé les plus grands exercices militaires encore jamais fait sur son territoire. L'informateur judéo américain dit qu'Israël « se prépare à avoir de nombreuses victimes, » car ils s'attendent d'être la cible de la vengeance de l'Iran suite à l'attaque US.

• L'Arabie Saoudite prend des mesures pour se préparer à une éventuelle contamination radioactive suite à la destruction des installations nucléaires de l'Iran par les États-Unis. Le gouvernement saoudien aurait approuvé les préparatifs en vue d'éventuelles retombées nucléaires le jour suivant l'entretien que Cheney a eu les plus hauts responsables du royaume.

• L'USS Ross, un destroyer de catégorie Aegis, a pris position au large des côtes du Liban. Les observateurs militaires prétendent qu'il est là pour aider à défendre Israël contre des attaques de missiles.

L'amiral Michael Mullen, le président du Comité des chefs d'États-majors interarmes, a déclaré lors d'une récente réunion d'information du Pentagone que les Iraniens font systématiquement l'importation et la formation des combattants des milices chiites, qui risque de revenir discrètement par la frontière iraquienne pour tuer des troupes US.

Enfin, les Services de renseignement israéliens ont prédit que l'Iran allait acquérir son premier engin nucléaire en 2009, soit beaucoup plus tôt que les précédentes estimations US.

Traduit par Dany Quirion pour Alter Info

Source : http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=9045
NDT : Newsmax est un site Internet et aussi un magazine dont la place d'affaire est en Floride aux États-Unis.

Vendredi 23 Mai 2008
danyquirion@videotron.ca

Pour éviter un véto des européens à la guerre contre l'Iran et la Syrie, les MANIPULATEURS des affaires Clearstream-Ferraye mettent au pouvoir Nicolas Sarkozy, qui a déjà accepté la mort certaine de soldats français et européens dans cette guerre.

On reparle de plus en plus de cette affaire de comptes publiés et non publiées ou l'on retrouve pêle-mêle un paquet de banques qui ont pignon sur rue et les comptes secret de Ben Laden.

LA FORMIDABLE HYPOCRISIE DU SYSTÈME FINANCIER

Les rares fois où je me suis expliqué sur l'état de nos découvertes devant des publics aussi nombreux que celui de ce dimanche 22 septembre 2001 - je pense par exemple à la réunion Attac de juin dernier à Saint-Malo -, j'ai été touché par la chaleur de l'accueil qui m'était réservé, la justesse des questions posées, et par la rapidité de compréhension des gens présents. Je n'oublie pas que les membres d'Attac - je pense en particulier aux militants de base en France et au Bénélux, et aux membres du groupe paradis fiscaux - ont été les premiers à comprendre la portée de nos découvertes. Et à les diffuser dans le mouvement et parfois au-delà. Bref, même si ce n'est pas forcément mon occupation préférée (je parle des conférences), un passage parmi vous regonfle. On se sent moins seul face au rouleau compresseur qui se déploie lentement mais sûrement depuis six mois. Notre livre Révélation$et le film Les Dissimulateurs sont sortis le 1 er mars dernier. Je résume notre thèse : grâce aux documents confiés par Ernest Backes, le principal témoin de mon livre (des microfiches et des listes de comptes bancaires), nous révélions l'existence et les pratiques douteuses d'un véritable monstre financier prospérant, dans l'anonymat, au coeur de l'Europe.

Ce monstre a pour nom Clearstream. C'est une société de clearing internationale. Ernest était un des artisans et des cadres fondateurs de cette multinationale de la finance fondée au début des années septante par une centaine de banques européennes. Clearstream est chargée de transporter électroniquement des titres et des valeurs pour ses clients (en général, des banques), de leur faire passer les frontières des États, et d'en assurer la conservation. En langue française, le terme de «clearing »se traduit par «compensation ». Clearstream est une chambre de compensation internationale. Clearstream fait du règlement- livraison-conservation de titres. Le transport est en définitive fictif. Il n'y a pas de déplacement réel des titres. Même si des valeurs passent d'une banque de Jersey vers une banque américaine, ces valeurs restent inscrites (électroniquement) dans le système. C'est une donnée que moi, le béotien, ai mis du temps à comprendre. En fait, seul le nom du propriétaire change... Clearstream est en quelque sorte une «banque des banques »...

«La » banque des banques. C'est d'ailleurs l'aveu même de son ancien Pdg André Lussi :«Les banques ont des clients, et nous avons comme clients les banques... Oui, nous sommes comme les notaires du monde » (entretien avec l'auteur in Les Dissimulateurs, documentaire de 80 minutes, première diffusion sur Canal +le 1 er mars 2001). Nous ne pouvons que souscrire à l'interprétation d'André Lussi. En effet, même si depuis peu certaines banques développent leur système interne de compensation transfrontalière, pour toute la planète financière, il n'existe que deux chambres de compensation internationale. Deux gigantesques carrefours financiers traitant entre deux cents et trois cents millions de transferts par an. Dans ce milieu, j'ai aussi appris qu'il ne fallait pas faire confiance aux chiffres communiqués. C'est pour ça que mes fourchettes sont larges. La logique est claire :ne retenir que le gigantisme qui tranche avec la discrétion et l'absence d'information. Chez Clearstream, comme chez Euroclear, on n'informe jamais. On communique toujours. Pour ce qui est des montants transitant par ces systèmes, la marge d'erreur est le trillion d'euros. Dans son précédent exercice, Clearstream, qui par ailleurs se vante d'être sûr et précis dans ses activités, a reconnu une erreur de 1, 7 trillions d'euros dans le montant des titres conservés en ses comptes. C'est l'équivalent du stock total de la dette extérieure publique du Tiers monde ! L'erreur reconnue par la suite - et l'anecdote est remarquable - n'a fait que quelques lignes de rectificatif dans le Financial Times.

L'une de ces chambres de compensation a son siège à Bruxelles et se nomme Euroclear. L'autre, Clearstream, a élu domicile à Luxembourg. Si la première, sur laquelle nous n'avons pas enquêté, nous paraît (jusqu'à preuve du contraire) respecter divers contrôles, et nous dit refuser de nombreux clients, la seconde, par contre, a des pratiques plus que suspectes. On trouve vraiment de tout, et du n'importe quoi, chez Clearstream. Des sociétés off shore au patronyme ronflant. Des banques pakistanaises en faillite. Des chapelets d'institutions financières inscrites à Caïman, Jersey, Vanuatu ou Turk and Caïcos... De plus, Clearstream n'est contrôlée par aucun organisme extérieur. Cette confession a été faite sur procès-verbal, dans la procédure judiciaire en cours aujourd'hui à Luxembourg, par le directeur de la Commission de surveillance du secteur financier. Par ailleurs, les sociétés d'audit qui avalisent les comptes de ce type de sociétés financières protéiformes sont d'abord des outils internes de régulation. Elles n'offrent aucune garantie quant à un contrôle crédible. Ce non-contrôle de Clearstream, avéré aujourd'hui par l'enquête en cours au Luxembourg, est une des révélations de notre travail. Il est aussi la cause de tous les malheurs de Clearstream. Mais également, la conséquence, à n'en pas douter, d'une volonté humaine. Ce système arrangeait tellement de monde. Une autre révélation est que chez Clearstream, comme chez Euroclear, tout est tracé. Et traçable. Donc, retraçable. Chaque transaction financière fait l'objet d'un archivage sur microfiche. Je n'ai pas la place ici pour entrer dans les détails techniques, et je vous invite à vous reporter à notre livre. En résumé, et pour vous donner quelques indications : Clearstream traitait environ 153 millions de transactions en l'an 2000 (selon les chiffres de son bilan consultable sur Internet), gérait la même année environ 16 000 comptes provenant de 105 pays, dont, notons-le, 41 paradis fiscaux, bancaires et judiciaires (selon les documents fiables que nous nous sommes procurés). La firme qui compte 2 300 salariés, et environ 2 500 clients (essentiellement des banques, mais aussi des multinationales et des sociétés off shore) brasse, selon ses chiffres, quelque 50 000 milliards d'euros par an. Sa marge brute annoncée en 2000 était de 1 021 millions d'euros. Son bénéfice officiel pour l'année 2000 était de 215 millions d'euros.

Pourtant, ces chiffres ne signifient rien si l'on ne prend pas en compte une donnée essentielle : Clearstream - qui au départ était un remarquable outil au service des banques et de leurs clients -a lentement mais sûrement dérivé. Nous situons la dérive vers le début des années nonante. Le clearing peut et doit fonctionner sur une règle simple :la transparence totale sur l'identité des clients-échangeurs, et la traçabilité totale -donc accessible - de la nature des échanges. Ne nous méprenons pas sur ces termes : il ne s'agit pas ici de rendre publique, au yeux du monde, la nature des échanges. Il s'agit simplement d'apparaître nommément en tant qu'utilisateur du système. Et entre utilisateurs du système. Par essence, le clearing devait permettre à des clients d'échanger des titres et des valeurs. La société de clearing se charge de mettre en contact, par ces listes, les candidats aux achats et ventes de valeurs sur toute la planète, puis d'organiser électroniquement ces achats et ventes. Enfin, c'est sa tâche essentielle (et la plus lucrative): elle conserve en ses comptes (certains disent «ses coffres ») les titres et valeurs échangés. Ainsi, une société comme Clearstream, en plus d'être un des principaux notaires du monde financier, est un point de passage quasiment obligatoire pour tout spéculateur. C'est surtout un centre névralgique fondamental de la mondialisation financière. Notre livre, le film et notre enquête (réalisée avec Pascal Lorent) ont démontré qu'un grand nombre de transactions ont été, grâce à une perversion du système, dissimulées aux yeux de tout enquêteur hypothétique. Je ne vais pas ici développer ces techniques de dissimulation. Je vous renvoie au livre, et au prochain ouvrage en préparation à ce sujet.

L'affaire est grave, car elle met en cause non seulement Clearstream, mais également ses clients et ses utilisateurs :à savoir les plus grandes banques de la planète, qui sont les propriétaires et - pour certaines - les administrateurs du système. Je ne vais pas revenir trop longuement sur le travail de sape et de harcèle- ment orchestré contre nous, depuis la sortie du livre et du film. Disons qu'une partie (minoritaire) de la presse nous a suivis avec enthousiasme, et qu'une autre partie (majoritaire) nous a ignorés, ou a cherché à casser notre travail. Je pense surtout à d'éminents journalistes financiers, travaillant pour des titres dont les premiers lecteurs sont des banquiers ou des boursicoteurs. Dans un de mes films, Journal intime des affaires en cours , Ernest Backes explique : «Le journalisme financier n'existe pas, il n'existe que des journalistes payés par les banques. » J'ai pu mettre ce précepte en application. Enfin, beaucoup de rédacteurs en chef, face à nos révélations, surtout à l'étranger, ont également eu peur des procès. Car, et c'est une donnée importante si l'on veut comprendre, la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui est paradoxale : Clearstream ou des banques visiblement instrumentalisées par elle multiplient depuis six mois les menaces, les plaintes et les assignations (tout en cherchant par ailleurs à voir comment nous faire taire, voire négocier un repli). Ces plaintes ne me soucient pas sur le fond, et je souhaite pouvoir m'expliquer devant un tribunal, prendre mon temps, sortir mes pièces, faire parler des témoins. Seulement voilà, sur ces témoins aussi, les pressions sont fortes... Vous dire aussi que ces plaintes sont bien utiles pour effrayer les journalistes. Tous ceux qui se sont intéressés à nos découvertes et ont contacté Clearstream ont eu droit, par retour du courrier, à des exemplaires de ces plaintes. Avec des mises en garde. Évidemment, quand on ne connaît rien au clearing , ça effraie, ça ralentit les ardeurs...

Les cabinets londonien, français, belge, luxembourgeois, suisse, allemand d'avocats chargés de la défense d'André Lussi et de ses amis de Clearstream ont fait du bon boulot. D'abord éteindre l'incendie. Ensuite, on verra... Vous dire aussi qu'au moment où le livre est sorti, j'ai cru au discours de divers magistrats et policiers luxembourgeois qui nous ont implorés de leur faire confiance, de ne pas chercher «le scandale pour le scandale », de «croire en la justice luxembourgeoise ». Ces hommes étaient peut-être sincères au moment où ils ont tenu ces propos. D'ailleurs une instruction a été ouverte à Luxembourg. Quelques-uns des témoins qui parlaient dans mon film ou dans le livre se sont manifestés devant ces magistrats, y ont cru aussi. Cela a eu des effets, puisque le Pdg de Clearstream - le très puissant et très présent André Lussi - a été licencié, ainsi que sept autres dirigeants de la firme, après nos révélations. Nous avons été traînés dans la boue par une bonne partie de la presse luxembourgeoise qui a très vite pris parti pour la place financière, sentant à juste titre le danger. En France, on a tu l'essentiel de ce qui s'est passé depuis la sortie du livre. Le journal Le Monde a eu un rôle très néfaste et a choisi lui aussi, dans un premier temps, le parti des banquiers et de Clearstream (pour se reprendre par la suite... ).

«Affaires luxembourgeoises »... :quelle erreur de les présenter comme telles. Ces affaires sont françaises, allemandes, belges, anglaises, américaines... J'en passe. Le Luxembourg est bien utile à ces États et à leurs banquiers. Je voudrais simplement dire devant vous ici, assez solennellement, que jamais, malgré nos sollicitations, avant la sortie du livre, ou après, aucun dirigeant de Clearstream, aucun banquier mis en cause dans ces pays, n'a publiquement infirmé nos thèses. Au contraire. Quelques-uns ont été convoqués à l'Assemblée nationale en France. Ils ont détourné le regard, ont préféré dire qu'ils étaient étonnés de nos révélations, qu'ils n'étaient pas au courant. La remarque que j'ai le plus entendue, de la part de ces gens-là, depuis la sortie du livre, est résumée par cette fausse confidence offusquée :«Ah bon, vous pensez que c'est vrai; je n'ose pas y croire... » On se croirait dans la pièce de Molière, Les Précieuses ridicules . Ces banquiers, ou ces techniciens de la finance et de la communication, ont préféré jouer l'étouffement de l'affaire. Ils ont peut-être eu raison. Car le combat - puisque c'est de cela qu'il s'agit aujourd'hui - n'est pas encore gagné. Fait quand même remarquable, une mission d'enquête parlementaire s'est emparée en France de nos révélations, y a visiblement cru, et a commencé à enquêter. Il s'agit de la mission Peillon-Montebourg, du nom des deux députés socialistes français spécialisés dans la lutte contre le blanchiment. D'après ce que j'en sais, leurs premières découvertes corroborent les nôtres. Il est notable aussi de constater qu'après avoir promis qu'ils se déplaceraient, aucun dirigeant de Clearstream n'a eu le simple courage, la décence minimale, d'aller s'expliquer devant cette commission. Suspect, non ?

Je déplore qu'au niveau européen, malgré les tentatives de plusieurs euro-députés verts, travaillistes, communistes ou socialistes (je pense en particulier à Harlem Désir), aucune mission d'enquête n'a pour l'instant été votée. Le lobby banquier et luxembourgeois est très puissant à Strasbourg, où Clearstream, en la personne de l'ancien ministre luxembourgeois Jacques Poos, ou de l'ancien président Jacques Santer, compte des avocats acharnés. C'est dommage, car ce serait le rôle du Parlement et de la Commission européenne de s'emparer des questions soulevées par notre enquête. Les vacances sont passées, et en septembre, suite à une plainte déposée par Clearstream au moment de la sortie du livre, la machine luxembourgeoise (ce curieux mélange de banquiers anonymes, d'hommes politiques serviles et de magistrats aux ordres) s'est mise en marche avec une étonnante célérité, mais dans une surprenante direction. Et cela, dans la plus grande indifférence médiatique. Perquisition chez Ernest Backes, commissions rogatoires internationales contre des témoins de notre enquête, pressions nouvelles sur d'anciens salariés de la firme, ou sur des sources internes à Clearstream, convocations comminatoires :la justice luxembourgeoise semble avoir délaissé son enquête pour blanchiment contre Clearstream, elle s'intéresse maintenant à nous. On nous reproche d'avoir volé et recélé le vol de documents bancaires. Ces documents n'ont pas été volés. Ils étaient destinés à la broyeuse. J'en ai même remis une partie aux autorités judiciaires luxembourgeoises. Tout y est : les listes de comptes, des copies de microfiches. À la limite, ce sont ceux qui nous poursuivent aujourd'hui qui pourraient être accusés de recel... La seule différence entre eux, les hommes de justice, et nous, réside en ce paradoxe : nous essayons d'être justes en interrogeant ces documents. Eux préfèrent les enterrer. Cachez ces listes de comptes que nous ne saurions voir...

Voilà où nous en étions quand deux avions ont changé de trajectoire dans le ciel new-yorkais. La série d'attentats sur le sol américain, et les déclarations guerrières de Georges W. Bush, me donnent le triste privilège de reparler devant vous, ici, de nos trouvailles. Depuis une dizaine de jours donc, les journalistes redécouvrent nos révélations. J'entends pourtant beaucoup de bêtises dans les propos des «spécialistes » de ces questions, invités sur les plateaux de télévision. Je constate aussi une formidable hypocrisie chez nos gouvernants, en particulier anglais et américains. On nous dit : «Nous allons épuiser les ressources des terroristes. » On nous dit «Nous traquerons les banques et les États complices. » On livre des noms. On parle aussi des secrets «inviolables » des paradis fiscaux. Les juges de l'appel de Genève - Bernard Bertossa et Renaud Van Ruymbeke - sont sortis de leurs cabinets et de leurs enquêtes (j'allais écrire de leurs placards médiatiques) pour répéter ce qu'ils rabâchent depuis cinq ans maintenant. Cette lointaine idée d'un espace judiciaire européen toujours aussi nécessaire, pour lutter contre le crime organisé. Mais toujours aussi lointaine... Je vois même des banquiers suisses se cotiser pour «offrir » 500 000 dollars aux pompiers de New York. Quelle formidable hypocrisie ! En même temps, le fait que les médias, et certains politiques - même si c'est avec opportunisme - s'intéressent à nouveau à ces sujets graves marque un progrès.

Il y a un cruel concours de circonstance de voir aujourd'hui les Twins Towers qui enfermaient dans leurs bureaux «le coeur même de la finance mondiale » s'effondrer. Les instigateurs du complot ont évidemment frappé au coeur de la puissance américaine. Merrill Lynch - le plus gros agent de change du monde - , Morgan Stanley, la Chase Manhattan, la Citibank, les banques européennes ou les cabinets d'agents de change suisses, français, anglais, tous ceux qui avaient des bureaux et des ordinateurs au World Trade Center... Tout cela réduit en poussière... Les terroristes n'ont pas la reconnaissance du ventre... On dit Ben Laden très riche. On dit que la nébuleuse terroriste dispose de centaines de millions de dollars. On dit qu'une opération comme celle du 11 septembre 2001 a coûté une fortune en logistique. C'est sans doute vrai. Si les agents de cette nouvelle guerre ont réussi à se financer, et à masquer leur financement, ils le doivent à ceux-là même qui aujourd'hui sont morts sous les décombres des «Twin$Tower$». Et surtout aux actionnaires des banques ayant leurs bureaux dans les tours jumelles. Et à Georges Bush qui, voici quelques mois encore, bataillait à l'ONU pour laisser vivre en paix les paradis fiscaux et leurs gros clients américains. Et à Tony Blair qui, avec la City de Londres, gouverne le plus magnifique centre off shore du monde. Et aux banquiers suisses qui ont beau jeu de filer un pourboire aujourd'hui aux pompiers déprimés... Et aux Luxembourgeois et à Clearstream qui forcément a dû servir à un moment ou à un autre dans la chaîne qui permet aux blanchisseurs - et parmi eux les terroristes - de dissimuler l'origine et la nature de leurs investissements...

Je retombe sur Clearstream. Ce n'est pas une obsession, c'est une obligation. Rien n'est clair chez Clearstream. La firme luxembourgeoise s'est fait une spécialité dans le monde de la finance. Elle vend de l'opacité. Au cours de mon enquête, une des rencontres les plus intéressantes a été celle avec un salarié de Cedel (c'était le nom de Clearstream avant 1999) qui m'expliquait les arguments utilisés pour vendre sa société auprès de banquiers susceptibles «d'adhérer au système ». En l'occurrence, il avait travaillé avec des clients moscovites. Après les cadeaux d'usage (en général des stylos ou des sacs en cuir), il louait les performances de sa firme : «Rapidité, sécurité, fiabilité... Nous échangeons les titres en quelques secondes. Vous pouvez être sûr que personne ne viendra y mettre son nez. Notre système bénéficie de l'infrastructure informatique la plus performante du marché... »

Je retombe sur Clearstream et le Luxembourg pour plusieurs raisons. D'abord, rappelons qu'en 1991, la faillite de la banque arabo-pakistanaise BCCI avait son épicentre à Luxembourg. Aujourd'hui, plusieurs sources fiables insistent sur les liens entre Ben Laden et l'argent de la BCCI, dont le siège était à Luxembourg. En dehors du fait que Ben Laden était un enfant de la CIA, qui peut dire au juste d'où vient sa fortune ? À cette question, j'en pose une autre : où est passée la centaine de milliards de dollars engloutis dans la faillite de la BCCI ? Nous avons montré, grâce aux microfiches d'Ernest Backes, qu'un mois après la fermeture totale de la banque et le gel de ses avoirs, la firme luxembourgeoise continuait à effectuer des transactions au nom de la BCCI et à rembourser des clients privilégiés. Par manque de moyens, nous n'avons pu aller plus loin. D'autres le pourraient. Dix ans plus tard, quand j'ai lu dans la presse la liste des banques interdites, car liées à Ben Laden et donc dans le collimateur de l'administration Bush, je n'ai nullement été surpris d'en trouver chez Clearstream. De même, nous avons retrouvé une quinzaine de comptes d'autres institutions financières suspectes proches d'islamistes fondamentalistes dans ces mêmes comptes (ma source, là, est un rapport émanant de la DST française et publié par le site Intelligence on line). Mais là n'est pas l'essentiel. La réaction de Clearstream et ses démentis sont étonnants. Idem pour la qualité des comptes de ces clients des émirats, du Liban, de Bahrein ou de Londres. Certains comptes islamiques douteux ont même trouvé refuge dans une des banques les plus importantes du Luxembourg. Ces clients passent par des comptes non publiés de Clearstream. Le juge luxembourgeois chargé de l'instruction de l'affaire Clearstream dispose d'une copie des listes de comptes en notre possession. Il peut vérifier.

Je n'ai pas de savoir particulier sur ces banques ayant aidé des réseaux terroristes, mes sources sont la presse et des rapports publiés çà et là, mais je m'interroge sur la présence en avril 2000 chez Clearstream de ces comptes ayant pu avoir des liens avec les financiers de la nouvelle guerre qui secouent la planète aujourd'hui. Et sur l'envie des actuels dirigeants de Clearstream, de voir des enquêteurs - fussent-il américains - mettre le nez dans les archives du clearing... Pourtant, j'en suis persuadé, là est sûrement - du fait même de l'infrastructure des échanges bancaires aujourd'hui - la clé de nombreux mystères. . C'est le dernier point que je voudrais aborder. Le plus important à mes yeux. Bien plus important que les débats sur la taxe de type Tobin... Je le dis ici une nouvelle fois parce que je suis devant des militants d'Attac, des syndicalistes, des ONG, etc. :la taxe Tobin est techniquement faisable. C'est ce que m'ont confié du bout des lèvres les Pdg de Clearstream et d'Euroclear dans mon enquête... Il suffit de s'inspirer de la manière dont se paient les sociétés de clearing international, pour imaginer une nouvelle taxe. Ces sociétés touchent des droits de garde et de passage sur chaque transaction passant par leur système. La taxe Tobin ne serait - techniquement - qu'un taxe de plus pour ces multinationales de la finance, qui centralisent à elles deux la majorité des achats et des ventes de titres transfrontaliers. Mais pour cela, il faut évidemment d'abord contrôler ces sociétés de clearing international. Et en premier lieu Clearstream.

Les démocraties ont laissé trop de liberté aux banquiers. Parce que le marché est devenu un totem, les politiques ont laissé à ces banquiers un improbable et très dangereux pouvoir :celui de se contrôler eux-mêmes. Et de gérer seuls, sans regard extérieur, leurs outils de communication et d conservation. Aujourd'hui, les dérives de Clearstream, les quantités industrielles de comptes non publiés, la présence en ses listes de milliers de comptes inscrits dans des paradis fiscaux - y compris par les banques les plus réputées - montrent qu'un point de non-retour a été atteint. Il faut absolument - c'est devenu vital pour nos démocraties, mais aussi pour les économies, et pour l'équilibre Nord-Sud - exercer un contrôle public sur les deux chambres de compensation internationales : Clearstream et Euroclear. J'ajoute qu'il faudrait également contrôler l'autre outil inventé par les banquiers pour communiquer entre eux : Swift, la société belge de «routing financier », qui crypte et décrypte jusqu'à six millions de messages par jour et s'occupe de la liquidation des échanges internationaux de devises.

Ce n'est évidemment pas dans les paradis fiscaux, ou le secret des comptes suisses ou pakistanais, qu'il faut aujourd'hui chercher les traces des versements ou des investissements illicites, mais bien ailleurs. Tout près de chez nous. Dans ces «boîtes noires »de la finance mondiale. Cette évidence- là, ce secret-là, est le premier secret des banquiers. Je suis plutôt content de le violer devant vous. Même si demain des juges et des banquiers luxembourgeois me cherchent des noises. Car au fond, en y réfléchissant bien, leurs réactions, et la réaction générale de la place financière face au résultat de nos investigations, est tout simplement insupportable. Mais révélatrice.

http://www.fsa.ulaval.ca/personnel/vernag/EH/F/noir/lectures/denis_robert.htm

CLEARSTREAM FERRAYE

Source : http://www.lefigaro.fr/pdf/clearstream1.pdf


Procès verbal d'audition de témoin : Auditeur stagiaire chez Arthur Andersen

A lire absolument !

Excellent ! Conclusion première : la DGSE est nulle en informatique !
Sinon, moins drôle, il manque une page.... la page 17 est absente, ce qui, vu la densité du témoignage, fait perdre un sacré paquet d'information.
Sinon, ça se lit comme un roman et je comprends que l'ex stagiaire ait commencé à flipper... il a toutes les preuves informatique de l'affaire... contrairement aux magouilleurs au service de l'état
La question maintenant c'est : comment ce PV a fini dans la presse ? et accessoirement pourquoi il manque une page.

http://cryptome.org/clearstream2002.htm
contenait les comptes de clearstream : http://cryptome.org/clearstream-dem.htm

Joseph FERRAYE  :  Inventeur des systèmes d'extinction et de blocage des puits de pétrole au KOWEÏT en 1991
Victime d'un détournement de dizaines de milliards de dollars initié par les autorités françaises avec la complicité des autorités judiciaires genevoises (Suisse) et américaines. 
Le dossier Ferraye, ainsi que ceux d'Enron, Arthur Andersen, l'auditeur de Clearstream et d' Enron, étaient dans la tour no 7, détruite sans aucune raison sérieuse.
Video « Sans aucun doute » - Julien COURBET - TF1 12 mai 2000
Emission censurée
 
 Me Gilbert Collard, le très médiatique avocat - sur le plateau de l'émission (pré-enregistrée) "Sans Aucun Doute" du 12 mai 2000 qui a été censurée - parle de  "la plus grande escroquerie du siècle, escroquerie incroyable, enjeu colossal; on ne joue plus avec des rigolos, on joue avec de vrais tueurs, des hommes prêts à tout sous prétexte qu'un Etat a des intérêts qui sont reliés par d'autres Etats ". Julien Courbet, le présentateur, déclare : " cette affaire pourrait remonter très très très haut...". 
 
lien : http://www.googleswiss.com/fr/geneve/jf/video.html

ALLONS NOUS LES LAISSER FAIRE UNE NOUVELLE GUERRE MONDIALE POUR CACHER LEURS VOLS ?
--
Avec mes meilleures salutations.

François de Siebenthal
Invitation:

http://www.union-ch.com/articles.php?lng=fr&pg=267
In english: http://www.union-ch.com/articles.php?lng=en&pg=267
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Présent :
La femme est, comme toujours, l'avenir de l'homme, et réciproquement. Si qua fata sinant...:-)
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mercredi 21 mai 2008

Les émeutes de la faim. Délits d'initiés et violation de la séparation des pouvoirs...Club du Servette, Euro

Finance, terrorisme et insécurité.

Le Canton de Genève a livré à Kashoggi les fonds énormes volés par les Marcos par corruption au plus haut niveau dans la "République" de Genève...et sans aucune enquête sérieuse pour empêcher que çà continue...et dans un silence complice de la plupart des "autorités".

Les scandales analogues continuent sans fin visible...Des innocents paient pour les coupables.

Affaire Ferraye, Elf, Sirven, Leuna, Frégates de Taïwan, fonds Montesinos (Pérou), Marcos (Philippines), Mobutu (Ex-Zaïre), Abacha (Nigeria)… Plus récemment, Hussein (Irak), Salinas (Mexique) ou Duvalier (Haïti).
Pétrole contre nourriture, Brozicek, Davidoff, Barschel, Marc Roger, Football club du Servette, Gastikah, Banque cantonale de Genève, BCV, Fonds de pension...

Et çà va continuer jusqu'à quand ?

Les risques de guerres et d'explosions nucléaires sont sérieux. Ceux qui n'ont plus rien à perdre peuvent déclencher des catastrophes.

Invitation à réfléchir sérieusement avant qu'il ne soit trop tard.

Restituer les biens mal acquis : une situation d'urgence

Alors que plusieurs pays du Sud sont le théâtre des « émeutes de la faim » qui s'amplifient, la question de la restitution des biens mal acquis de potentats africains se pose avec une nouvelle acuité. Des centaines de millions de dollars liés aux biens mal acquis par des dictateurs resteraient bloqués en Suisse. Leur restitution directe pourrait servir à l'aide alimentaire d'urgence

Gilles Labarthe / DATAS

Entre 100 et 180 milliards de dollars : ce serait la somme des magots détournés par des dictateurs ces dernières décennies. S'il fallait aussi tenir compte des détournements opérés par leurs proches, les chiffres dépasseraient 1 000 milliards, selon une estimation de Michel Camdessus, ancien directeur général du FMI. Où s'envole tout cet argent spolié aux populations locales, principalement dans les pays du Sud, toujours « en développement » ? En grande partie, vers les paradis fiscaux et des Etats qui soutiennent ces régimes corrompus. En France, par exemple, où des potentats africains comme Bokassa ou Eyadéma profitaient d'appuis politiques et d'amitiés en très haut lieu. En Suisse également, comme le montre un document de travail du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD, voir note (1) ) qui a servi de base à une plainte collective déposée à Paris concernant les « biens mal acquis » (lire les encadrés).

Le phénomène n'est pas nouveau. En Suisse, les affaires se sont succédées, défrayant la chronique : fonds Montesinos (Pérou), Marcos (Philippines), Mobutu (Ex-Zaïre), Abacha (Nigeria)… Plus récemment, Hussein (Irak), Salinas (Mexique) ou Duvalier (Haïti) : plus de 7 millions de dollars qui restent bloqués en Suisse malgré l'approche de la date butoir (31 août 2008), tandis que le pays est lui aussi, comme le Cameroun, secoué par les « émeutes de la faim »…

Au total, plus d'un milliard se trouverait toujours bloqué dans nos coffres, dans l'attente d'une décision judiciaire définitive. Qu'en est-il de tout ce patrimoine ? Même en se concentrant sur la seule Afrique subsaharienne, la liste est édifiante. La disproportion entre les sommes recherchées et les sommes rendues, aussi. Le cas Abacha semble une exception (2).

4 à 5 milliards de dollars : c'était la fortune attribuée à Mobutu. Elle aurait pour une bonne moitié été planquée en Suisse. Seuls 3 millions ont effectivement été restitués au nouveau gouvernement de Kinshasa, au terme d'une longue procedure. Et la villa de Mobutu à Savigny (Vaud), mise en vente (3). « Environ 8 millions de francs suisses restent gelés, montant confirmé par les autorités suisses à notre demande », nous précise à Bâle Max Mader, d'Action place financière suisse. Il souligne que le délai est fixé à fin 2008 pour la restitution de cette somme.

Pour le Mali, la Suisse a certes rendu 2,4 millions de dollars du dirigeant Moussa Traoré (chassé du pouvoir en 1991). C'est bien peu : sa fortune était estimée à 1 ou 2 milliards, provenant en partie de centaines de kilos d'or enfouis dans des caisses métalliques et expédiées en Suisse. Pour la Côte d'Ivoire sous Houphouët-Boigny, qui avait une belle propriété à Cologny, la pêche au trésor en Suisse serait encore plus fabuleuse, a en juger par la liste établie par le CCFD (voir ci-dessous).

Voyons le sinistre Charles Taylor (Liberia, 1989-1996), inculpé pour crimes de guerre et jugé en ce moment devant le Tribunal spécial des Nations unies pour la Sierra Leone (TSSL) à La Haye : sur les 3 milliards amassés sur la vente, entre autres, de diamants du sang, de trafic d'armes et de bois tropicaux, seuls 2,1 millions ont été bloqués en Suisse… Là aussi, des experts s'interrogent : on sait pourtant qu'en 2002, « 25 % des fonds en provenance d'Afrique et déposés dans les banques suisses étaient libériens. Monrovia y disposait ainsi de 3,8 milliards de dollars (placements faits par le gouvernement et fonds détournés). Une somme supérieure à celle placée par l'Afrique du Sud (2,4 milliards de dollars) ou le Nigeria (900 millions de dollars), selon les estimations de la Banque nationale suisse », explique Anne Kappès-Grangé, journaliste à la rubrique économique de Jeune Afrique.

Autre procédure actuellement en cours au niveau international : celle concernant les fonds d'Arap Moi (Kenya, 1978 et 2002, despote notoire dont la fortune était estimée à 3 milliards de dollars, qui a inspiré le célèbre romancier John Le Carré). Dès 2003, le nouveau gouvernement kenyan a fait appel à un cabinet d'enquêteurs américains, Kroll Associates, spécialistes des affaires de restitution d'avoirs illicites, pour retrouver le magot volé (4). « On retrouva des comptes bancaires d'Arap Moi à la Citibank et à l'Union bancaire privée en Suisse », note le rapport du CCFD. Interrogé sur ce cas à Berne, le porte-parole de l'Office fédéral de justice, Folco Galli, répond que pour Arap Moi, « rien n'est bloqué en Suisse ».

L'enquête de Kroll retrace pourtant la fortune exfiltrée vers une trentaine de pays – dont plusieurs centaines de millions vers la Suisse, via une dizaine d'établissements bancaires, dont certains situés à Genève . Un des principaux intermédiaires de cette époque : Gabriel Moussa Katri, aussi branché sur des réseaux nigérians. Il est alors décrit par les chargés d'investigation comme « l'un des plus importants blanchisseurs d'argent à Genève ». A ce jour, « seul le Royaume-Uni a ordonné en 2005 le gel de près de 1 milliard de dollars volés dans les caisses de la Banque centrale du Kenya et transférés sur des comptes bancaires en Grande-Bretagne », poursuit le CCFD.

Faute d'informations, le rapport du CCFD « sèche » aussi sur la fortune exfiltrée des anciens potentats africains qui ne font l'objet d'aucune procédure en cours, mais qui posent problème. « De forts soupçons existent sur des biens mal acquis au Tchad, Togo, Centrafrique, Cameroun… ». Après 38 ans de règne et une fortune familiale estimée à 4 milliards de dollars, une enquête aurait pu être ouverte pour récupérer les comptes en Suisse et au Liechtenstein du général Gnassingbé Eyadéma (Togo). Hélas : c'est un de ses fils qui lui a succédé au pouvoir, en avril 2005.

Notes:
(1) « Biens mal acquis… profitent trop souvent. La fortune des dictateurs et les complaisances occidentales », Document de travail, direction des études et du plaidoyer, CCFD (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement), Paris, mars 2007. Sur les biens mal acquis en Suisse, voir aussi l'ouvrage collectif de Dominique Froidevaux, Bernard Bertossa, Sébastien Guex, Edouard Dommen, Gérard Perroulaz et Gertrud Ochsner, La Suisse dans la constellation des paradis fiscaux, éditions d'En bas/COTMEC, Lausanne, 2002.
(2) Sur plus d'un milliard placé en Suisse, les trois quarts ont été restitués. 7 millions sont toujours bloqués aujourd'hui, nous informe à Berne l'Office fédéral de justice.
(3) Une vue aérienne de son ancienne demeure est disponible sur le site : www.swisscastles.ch
(4) Pour un apercu, lire: Xan Rice, "The looting of Kenya. Leak of secret report exposes corrupt web", The Guardian, 31 août 2007.


Houphouët-Boigny, investisseur en Suisse
Parmi les perles trouvées dans le rapport du CCFD et concernant la Suisse, celle-ci : « Félix Houphouët-Boigny dirigea la Côte d'Ivoire pendant trente-trois années, de 1960 à 1993. Il fut sans doute l'un des chefs d'Etat africains les plus riches d'Afrique. R. Baker évalue sa fortune à 7 milliards de dollars. Le Quid, en 1992, un an avant la mort du dictateur ivoirien, l'évaluait à 11 milliards. Le président ivoirien aurait possédé une dizaine de propriétés en région parisienne (…). A cela s'ajoutent d'autres propriétés, si l'on en croit la Lettre du Continent. Il détenait aussi une maison en Suisse (Chêne Bourg) et une propriété en Italie, à Castel Gondolfo. Il possédait aussi des comptes à l'étranger, notamment en Suisse (UBS, SIB, Everlasting). Il avait d'ailleurs déclaré à des enseignants ivoiriens en grève : « Quel est l'homme sérieux dans le monde qui ne place pas une partie de ses biens en Suisse ? ». Pays qu'il connaissait bien puisqu'il y avait de multiples sociétés immobilières (SI Grand Air, SI Picallpoc, Intercafco) et était actionnaire des bijouteries horlogeries huppées de Genève : Piaget et Harry Winston. Cet argent, il l'obtenait principalement du pillage des ressources du pays, café et cacao. (…) Son successeur, Henri Konan Bédié, a connu plus d'ennuis. Non pas en France, où il entretenait des relations avec les hommes politiques qui lui offrirent d'ailleurs l'exil quand il fut renversé par un coup d'Etat en décembre 1999. Mais en Suisse, où ses comptes furent gelés le 8 mars 2000 par l'Office fédéral de justice. Ce dernier avait en effet reçu une demande d'entraide judiciaire de la justice ivoirienne pour bloquer les comptes de l'ancien président, qui aurait notamment détourné 24,8 millions de dollars d'aide européenne à la santé. Seulement 5 à 7 millions de francs suisses furent bloqués dans neuf banques concernées. L'entraide judiciaire accordée à la Côte d'Ivoire n'a depuis pas été poursuivie, faute de volonté politique des nouvelles autorités ivoiriennes ».
Quand des intérêts privés sont en jeu, les choses vont plus vite : ainsi en mars 2008, « La société Vistra (Genève), qui avait fait valoir une créance de 3,5 millions d'euros de la SA Gase Immobilier sur l'Etat béninois, a saisi le 14 février des avoirs en Suisse de la Sonapra (coton) et du CNCB (Conseil national des chargeurs du Bénin) », informe La Lettre du Continent.

GLE / DATAS

Retour sur des affaires « françafricaines », courantes et à venir
Villas, comptes courants, fonds de placement, dépôts à terme ou comptes d'investissement sont encore plus difficiles à dépister pour des dirigeants encore en exercice, ayant recours à des prête-noms et des sociétés écran.

Qu'en est-il par exemple de Paul Biya, président du Cameroun depuis 25 ans, qui vient de modifier la Constitution pour briguer un énième mandat, malgré de violents des mouvements de contestation ? Il aurait lui aussi passablement investi en Suisse, notamment dans l'immobilier, selon un de nos informateurs. On sait qu'il passe plus de temps à Genève que dans son propre pays, et qu'il est un excellent client de l'hôtel Intercontinental : Herbert Schott, ancien directeur de l'établissement de luxe, peut en témoigner.

La liste des « biens mal acquis » s'allonge avec les mentions du Gabon, de la Guinée équatoriale et du Congo-Brazzaville, « caricatures d'une kleptocratie familiale » : trois pays très riches en pétrole, mais classés parmi les plus pauvres du monde, où la population peine à survivre. En 1997, en plein coeur de l'affaire Elf et à la suite d'une commission rogatoire internationale de la France, le juge d'instruction suisse Paul Perraudin, saisissait les comptes de deux protagonistes (Alfred Sirven et André Tarallo), cherchait les bénéficiaires ultimes de cet argent et découvrait un compte bancaire à la Canadian Imperial Bank of Commerce (CIBC) de Genève, dont profitait Omar Bongo.

De son côté, le président congolais Denis Sassou Nguesso « détiendrait des comptes en Suisse, aux Etats-Unis et sans doute en France, pour lesquels il n'a jamais été inquiété », selon le CCFD. Questionné sur les avoirs du clan Sassou Nguesso en Suisse, un confère français nous suggère de regarder du côté du juriste suisse et « agent » spécialisé dans les préfinancements d'affaires pétrolières congolaises, Nicolas Junod . Un autre nous apprend que le demi-frère aîné du président, Maurice Nguesso, aurait créé une fondation qui porte son nom. Elle aurait signé, le 6 mars à Lugano, un accord pour la commercialisation de 180 millions de barils de brut congolais…

Les « affaires françafricaines », avec leus réseaux Foccart, occultes et parallèles, ont presque toujours une antichambre en Suisse. En témoigne un autre scandale, celui de l'implication du fils Mitterrand dans le trafic d'armes en Angola (Jean-Christophe, surnommé « papa m'a dit », a finalement reconnu avoir perçu une « rémunération » de 1,8 million de dollars de la société Brenco, sur un compte en Suisse).

Un dossier qui reviendra très bientôt sous les feux de l'actualité : le procès de l' « Angolagate », qui s'ouvrira le 29 septembre 2008 à Paris. Instruit par le juge Philippe Courroye, actuel procureur de Nanterre, il verra comparaître avec une quarantaine de personnes dont Charles Pasqua, Pierre Falcone, Arkady Gaydamak, Jacques Attali, Jean-Christophe Mitterrand et Paul-Loup Sulitzer. « Ce procès fera référence à des transferts d'argent via la Suisse », nous rappelle à Londres Sarah Wykes, de l'ONG Global Witness.

Gilles Labarthe / DATAS

Biens mal acquis: que des saisies symboliques ?
En portant plainte en mars 2007 pour « recel de détournement d'argent public » contre plusieurs chefs d'Etat africains et leurs familles, qui auraient acquis en France des biens immobiliers grâce à des détournements d'argent public dans leur pays, les associations Survie, Sherpa et la Fédération des Congolais de la Diaspora entendent dénoncer « un scandale qui n'a que trop duré ». Leur action s'inscrit « dans un vaste mouvement international de plaidoyer impulsé notamment par des ONG et des juristes, pour la saisie et la restitution de ces biens et avoirs « mal acquis » », comme l'explique à Paris un porte-parole de Survie.

Les biens des dirigeants africains Omar Bongo (au pouvoir au Gabon depuis 41 ans) et Denis Sassou Nguesso (revenu au pouvoir au Congo-Brazzaville après avoir ordonné une répression meurtrière en 1997, qui s'est poursuivie les années suivantes) sont particulièrement visés par la plainte, la première du genre en France à concerner des despotes encore en exercice.

Après analyse du dossier, le Parquet de Paris annonce le 18 juin l'ouverture d'une enquête préliminaire, confiée à l'Office central de répression de la grande délinquance financière. Depuis, cette enquête « a permis de confirmer intégralement l'ensemble des informations communiquées s'agissant du patrimoine immobilier acquis et utilisé par Denis Sassou Nguesso et Omar Bongo ainsi que par leurs familles », notent les ONG.

Le 23 novembre 2007, la plainte est classée sans suite, « en raison notamment du fait que les infractions dénoncées ne seraient pas suffisamment caractérisées ». Une décision « consternante », selon les associations, qui ne vont pas en rester là. Avec une dizaine d'autres ONG, dont Global Witness et les sections françaises d'Oxfam, Secours catholique Caritas et Transparence International, elles ont lancé en décembre 2007 une pétition pour réclamer la restitution des biens mal acquis des dictateurs aux populations spoliées .

Le 10 avril dernier était encore organisée à Paris la « saisie symbolique » d'un hôtel particulier de la famille Bongo. Situé rue de la Baume, dans le 8ème arrondissement, ce bien immobilier vaut la bagatelle 18 million d'euros. L'action a été initiée par la Cellule françafrique, réseau dénonçant le soutien actif de la France à des potentats africains, en présence d'Odile Biyidi, présidente de Survie et de Marc Ona Essangui, de la société civile gabonaise.

Gilles Labarthe / DATAS

Lire le communiqué :
http://www.asso-sherpa.org/Dossier%20Page%20index/CPbiensmalacquisfr.pdf.
La pétition est disponible en ligne : http://www.biensmalacquis.wb.st

Des campagnes similaires en Suisse
La Suisse est un lieu de séjour privilégié pour des potentats vieillissants qui souhaitent poursuivre leurs affaires au calme. Outre le secret bancaire et les connexions avec de nombreuses filiales de banques suisses établies dans les Caraïbes, certains en profitent pour se refaire une santé à la fameuse clinique privée de Genolier, surnommée « la clinique des chefs d'Etat africains », qui dispose même d'une suite présidentielle. Genève leur donne garantit aussi un accès aux organisations internationales. C'est aussi à Genève, une des capitales du trading pétrolier et du commerce de cacao, qu'est établi le siège pour l'Afrique et le Moyen-Orient de beaucoup de multinationales anglo-saxonnes. C'est à Crans-Montana qui se tient en été un forum économique, sorte de « mini-Davos » dédié à l'Afrique et aux « pays émergeants »…
Au DFAE, on se veut rassurant : « La Suisse a un intérêt fondamental à ce que ces valeurs patrimoniales d'origine criminelle ne soient pas investies dans la place financière suisse. Elle s'est donc dotée d'un arsenal de lois et de procédures pour réprimer le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme et la corruption, grâce auquel elle peut lutter efficacement contre la criminalité financière des potentats ».
A Genève, l'avocat François Membrez se montre très sceptique : « les dispositions suisses en matière de lutte conter el blanchiment sont insuffisantes pour limiter, voire empêcher l'arrivée du produit de la corruption politique. L'arsenal législatif est aussi insuffisant pour la restitution de ces fonds, on le voit actuellement avec les affaires Duvalier et Mobutu ». A cela s'ajoute le manque de volonté politique.
La multiplication des cas peut faire douter de l'efficacité de nos autorités. Difficile d'avoir une vision claire de la situation : sur la somme des biens mal acquis actuellement bloqués en Suisse, on manque d'informations. Sur une fuite de capitaux estimée à 187 milliards de dollars entre 1970 et 1996 pour les seuls pays d'Afrique subsaharienne, 20 milliards seraient planqués sur des comptes bancaires suisses, selon des chiffres étonnants publiés dans The Economist en juillet 2005. D'autres sources concordantes évaluent le total à plus d'un milliard. Un montant qui ne nous a été ni confirmé, ni démenti au Département fédéral des affaires étrangères. « Nous ne faisons pas de statistique là-dessus », nous répond Folco Galli, de l'Office fédéral de justice. Les autorités suisses ont-elle d'ailleurs bloqués des avoirs liés au clan Mugabe (Zimbabwe) ? « Je n'ai jamais entendu quelque chose ».
Plusieurs ONG suisses mènent des campagnes sur les « biens mal acquis » : à Bâle, Action place financière Suisse suit les développements concernant la fortune d'une douzaine de potentats. De son côté, la Déclaration de Berne s'est beaucoup investie dans l'affaire concernant des transferts douteux sur un compte bancaire à Genève de millions de dollars à la fin des années 1990, provenant de revenus pétroliers destinés au remboursement de la dette angolaise envers la Russie. Elle a encore dénoncé en février dernier « l'inertie du Procureur général (Daniel Zappelli, ndlr) et du Juge d'instruction du canton de Genève dans une enquête financière pendante depuis 2000 ». François Membrez, vice-président du comité TRIAL, rappelle que si la justice genevoise avait agi à temps, elle aurait pu éviter que 500 millions de dollars liés au remboursement de la dette angolaise quittent subrepticement les banques suisses - dont UBS Genève - et « partent en fumée ». Pour l'heure, le comité TRIAL s'occupe « principalement du dossier Duvalier et dans une moindre mesure, du dossier Mobutu », explique Sandrine Roth.

Gilles Labarthe / DATAS

Séparation des pouvoirs violée pour soi-disant raison d' État et gros sous dans certains cas, mais pas dans d'autres, révision pour arbitraire grave.

Le journal "La Liberté" de Fribourg révèle dans ses éditions du 19 et 28 avril 2008 notamment les faits suivants:

Une séance secrète du Conseil fédéral a eu lieu le 14 novembre 2007, séance au cours de laquelle il a été décidé de soustraire de nombreuses pièces dans un dossier pénal international, notamment sous enquête en Suisse et en Allemagne.

Les juges d'instruction suisse et allemand chargés de ces affaires et la justice notamment allemande ont été bloqué à de nombreuses reprises dans ces affaires impliquant notamment en plus la Libye, le Pakistan, des émirats arabes, la Malaisie, l'Angleterre, les USA (CIA)...

Les mêmes parties sont aussi impliquées dans les affaires Brozicek et Ferraye notamment, aux plus hauts niveaux des États concernés.

En effet, si un juge apprend des faits qui démontrent des cas de corruptions graves, il doit faire diligenter une enquête ou des enquêtes.

Ceci avec grande prudence car ces corruptions touchent le plus haut du panier.

Rainer Vollmerich a été condamné en 2005 à plus de 7 ans de prison. Gerhard Wisser à 18 ans avec sursis...dont 3 à résidence...

Les forces de l'ordre laissent toujours courir dans la nature un tueur à gages de 2,30 mètres, du nom d'Alan KURTOVIC, qui, montrant un jour à Joseph FERRAYE, le silencieux qu'il transportait dans son attaché-case, en outre des deux revolvers qu'il portait dans des holsters sous ses aisselles, lui proposa de le mettre à son service. Il lui déclara avoir été au service des complices de Pierre MOTTU, Dominique WARLUZEL et Yeslam BIN LADEN pour des affaires analogues et sensibles, pour des solutions de dernier ressort.

Kurtovic est probablement le commando K de Genève impliqué dans la mort de Dody Al Fayed et de Lady Dy, et cité par le document de la NSA US et aussi celui qui a défenestré M. Brozicek à Vevey, en affaires avec les libyens et Saddam Hussein sur des affaires de pétrole et de nucléaire slovaque et russe, notamment client de l'avocat Davidoff à Genève et Zürich.

M. KURTOVIC devint blême et prit la fuite en toute hâte, en laissant telle quelle, toute pleine et fraîche, la chope de bière qu'il venait de commander, lorsque Joseph FERRAYE s'avisa de mentionner l'assassinat d'André SANCHEZ à Essertines-sur-Rolle, en affaires sur dans les mêmes réseaux.

Signalons que le lobby nucléaire ne recule devant rien pour faire passer ses intérêts et que le Conseiller fédéral Couchepin est pour de nouvelles centrales nucléaires.

Délits d'initiés avant le 9-11

Au lendemain des attentats, des manœuvres caractéristiques du " délit d'initié " ont été constatées dans les six jours précédents l'attaque [ 1]. L'action United Airlines (compagnie propriétaire des avions qui se sont écrasés sur la tour sud du WTC et à Pittsburg) a artificiellement chuté de 42 %. Celle d'American Airlines (compagnie propriétaire de l'appareil qui s'est écrasé sur la tour nord du WTC, et de celui qui se serait écrasé sur le Pentagone) a chuté de 39 %. Aucune autre compagnie aérienne dans le monde n'avait fait l'objet de manœuvres comparables, à l'exception de KLM Royal Dutch Airlines. De sorte que l'on peut déduire qu'un avion de la compagnie hollandaise avait probablement été choisi pour faire l'objet d'un cinquième détournement.

Des agissements identiques ont été constatés sur les options de vente des titres de Morgan Stanley Dean Witter & Co qui ont été multipliées par douze dans la semaine précédant les attentats. Or, cette société occupait vingt-deux étages du WTC. De même pour les options de vente sur les actions du premier courtier en Bourse du monde, Merrill Lynch & Co, dont le siège social se trouve dans un immeuble voisin menacé d'écroulement, qui ont été multipliées par vingt-cinq. Et surtout pour les options de vente sur les actions des assureurs impliqués : Munich Re, Swiss Re et Axa.

La Commission de contrôle des opérations boursières de Chicago a été la première à donner l'alerte. Elle a constaté qu'à la Bourse de Chicago, les initiés avaient réalisé 5 millions de dollars de plus-values sur United Airlines, 4 millions de dollars sur American Airlines, 1,2 millions de dollars sur Morgan Stanley Dean Witter & Co et 5,5 millions de dollars sur Merrill Lynch & Co.

Les autorités de contrôle de chaque grande place boursière recensent les plus-values réalisées par les initiés. Les investigations sont coordonnées par l'Organisation internationale des commissions de valeurs (IOSCO) [ 2]. Le 15 octobre, elle a tenu une vidéo-conférence où les autorités nationales ont présenté leurs rapports d'étape. Il apparaît que les plus-values illicites porteraient sur des centaines de millions de dollars, constituant le " plus important délit d'initié jamais commis ".
Il a été possible d'établir que la majeure partie des transactions avait été " portée " par la Deutsche Bank et sa filiale américaine d'investissements, Alex. Brown [ 3]. Cette société était dirigée, jusqu'en 1998, par un personnage haut en couleurs, A. B. Krongard. Capitaine des Marines, féru de tir et d'arts martiaux, ce banquier est devenu conseiller du directeur de la CIA et, depuis le 26 mars, numéro trois de l'Agence de renseignement américaine. Compte tenu de l'importance de l'investigation et de l'influence d'A. B. Krongard, on aurait pu penser qu'Alex. Brown aurait coopéré sans difficulté avec les autorités pour faciliter l'identification des initiés. Il n'en a rien été.
De même, on aurait pu penser que la révélation par Ernest Backes [ 4], il y a quelques mois, de l'existence d'enregistrements des principales transactions interbancaires par deux organismes de clearing aurait facilité la traque des enquêteurs. Là encore, il n'en a rien été.

Tout se passe donc comme si, malgré les déclarations bellicistes des dirigeants occidentaux, on avait renoncé à mener les investigations jusqu'à leur terme et que l'on avait rapidement déclaré forfait : même lorsque la paix du monde est en jeu, l'opacité des paradis fiscaux ne permettrait pas de " tracer " les transactions et de remonter aux criminels.

Au demeurant, les initiés ont prudemment renoncé à percevoir 2,5 millions de dollars de plus-values sur American Airlines qu'ils n'avaient pas eu le temps d'encaisser avant que l'alerte ne soit donnée.

La fortune d'Oussama Ben Laden

Parallèlement, des investigations poussées ont été conduites pour déterminer l'étendue de la fortune d'Oussama Ben Laden, commanditaire présumé des attentats, et pour repérer les sociétés qu'il contrôle. Diplômé en management et en économie de la King Abdul Aziz University, Oussama Ben Laden est un homme d'affaires avisé. Dès 1979, il fut sollicité par son tuteur, le prince Turki al-Fayçal al-Saud (directeur des services secrets saoudiens de 1977 à août 2001), pour gérer financièrement les opérations secrètes de la CIA en Afghanistan. En quelques années, la CIA investit 2 milliards de dollars en Afghanistan pour faire échec à l'URSS, faisant de ces opérations les plus coûteuses jamais engagées par l'Agence.

En 1994, alors qu'il était devenu l'ennemi public des États-Unis et qu'il avait été déchu de sa nationalité saoudienne, Oussama Ben Laden hérita d'environ 300 millions de dollars, correspondant à sa part au sein du Saudi Binladen Group (SBG) [ 5].

Cette holding, la plus importante d'Arabie saoudite, réalise la moitié de son chiffre d'affaires dans le bâtiment et les travaux publics, et l'autre moitié dans l'ingénierie, l'immobilier, la distribution, les télécommunications et l'édition. Elle a formé une société suisse d'investissements, la SICO (Saudi Investment Company), qui a créé plusieurs sociétés avec des filiales de la National Commercial Bank saoudienne. Le SBG détient d'importantes participations dans General Electric, Nortel Networks et Cadbury Schweppes. Le SBG est représenté aux États-Unis pour ses activités industrielles par Adnan Khashoggi (ex-beau-frère de Mohammed al-Fayed), tandis que ses avoirs financiers sont gérés par le Carlyle Group. Jusqu'en 1996, les montages des filiales du SBG étaient préparés à Lausanne par son conseiller, le banquier nazi François Genoud [ 6]. Le SBG est indissociable du régime wahhabite, au point d'avoir longtemps été le contractant officiel et unique pour la construction et la gestion des lieux saints du royaume, Médine et La Mecque. De même, il a remporté la majorité des marchés BTP de construction des bases militaires US en Arabie Saoudite et de reconstruction du Koweït après la guerre du Golfe. Le groupe a été fondé en 1931 par le patriarche, cheikh Mohammed Ben Laden. Après son décès accidentel, en 1968, son fils aîné, Salem, lui a succédé. Celui-ci est décédé à son tour dans un " accident " d'avion survenu au Texas, en 1988. Désormais, le SBG est dirigé par Bakr, le deuxième fils du fondateur.

Bien que le SBG déclare avoir rompu tout lien avec Oussama Ben Laden depuis 1994, de nombreux auteurs, distinguant le droit positif du droit coutumier, prétendent que le leader intégriste continue à exercer une autorité morale sur lui et à percevoir des dividendes.

Oussama Ben Laden [ 7] a investi son héritage dans la création de plusieurs banques, sociétés agroalimentaires et de distribution au Soudan. Parmi celles-ci, il a placé 50 millions de dollars dans l'Al-Shamal Islamic Bank, dont la Tadamon Islamic Bank (logo ci-dessous à droite) est l'autre actionnaire de référence. Par ce biais, Oussama Ben Laden est le partenaire financier du ministère des Affaires sociales des Émirats Arabes Unis et de la Dar al-Maal al-Islami (DMI, cf. logo ci-contre à gauche) que le prince Mohammad Al-Faisal Al-Saud utilise pour financer au nom de l'Arabie Saoudite l'ensemble des mouvements wahhabites dans le monde. Oussama Ben Laden est également réputé détenir des parts dans la Dubaï Islamic Bank de Mohammed Khalfan Ben Kharbash, ministre des Finances des Émirats Arabes Unis. D'abord avec l'appui du colonel Omar Hassan el-Béchir, puis d'Hassan el-Tourabi, il développa diverses compagnies au Soudan, construisant un aéroport, des routes, installant un pipe-line et contrôlant la majeure partie de la production de gomme arabique. Malgré ces réalisations, il fut expulsé du Soudan en 1996. Par ailleurs, Oussama Ben Laden aurait été actionnaire du laboratoire pharmaceutique d'Al-Shifa, suspecté par les États-Unis de préparer des armes chimiques et bombardé à ce titre, en 1998. Enfin, il est suspecté de jouer un rôle central dans le commerce international de l'opium dont l'Afghanistan est le premier producteur mondial.

Oussama Ben Laden exerce une autorité spirituelle sur de puissantes associations caritatives musulmanes, dont principalement l'International Islamic Relief Organisation (IIRO) et la Fondation du beau-frère du roi Fahd, Abdul Aziz al-Ibrahim.
Si l'on ajoute à ces avoirs des stocks d'armes de la première guerre d'Afghanistan qu'Oussama Ben Laden aurait pu conserver, sa fortune peut être évaluée dans une fourchette de 300 à 500 millions de dollars. On est donc bien loin des 6 milliards de dollars évoqués par certaines personnalités politiques.

Quoi qu'il en soit, aucun élément n'a été relevé qui permette de relier les sociétés contrôlées par le leader intégriste aux délits d'initiés du 11 septembre.

Les partenaires financiers d'Oussama Ben Laden

Deux personnalités de premier rang paraissent omniprésentes dans les sociétés d'Oussama Ben Laden : Cheikh Khaled Salim Ben Mahfouz et Saleh Idris.

Selon la revue Forbes, Khaled Ben Mahfouz détient la 251ème fortune mondiale, évaluée à 1,9 milliards de dollars. Son père avait fondé la principale banque saoudienne, la National Commercial Bank (photographie ci-contre : le siège de la NCB à Djeddah), qui a créé diverses sociétés avec la SICO du Binladen Group. Sa sœur a épousé Oussama Ben Laden [ 8]. Jusqu'en 1996, les Ben Mahfouz, comme les Ben Laden, recouraient aux conseils du banquier nazi François Genoud pour les montages de leurs filiales. Khaled Ben Mahfouz dispose d'une résidence à Houston (Texas) et, avec le soutien de la famille Bush, a acheté une partie de l'aéroport de la ville pour sa convenance personnelle. Il possède des sociétés dans le monde entier.

Bien que partenaires réguliers d'Oussama Ben Laden, Khaled Ben Mahfouz est un homme d'affaires respecté sur les places financières internationales. La chose est d'autant plus troublante, qu'il fut au cœur du principal scandale bancaire du début des années 90, le crack de la BCCI [ 9].
La Bank of Credit and Commerce International (BCCI) était un établissement anglo-pakistanais présent dans soixante-treize pays. Elle était conjointement détenue par trois grandes familles : les Gokal (Pakistan), les Ben Mahfouz (Arabie saoudite) et les Geith Pharaon (Abu Dhabi).
Elle fut utilisée par Ronald Reagan pour corrompre le gouvernement iranien pour qu'il retarde la libération des otages américains de l'ambassade de Téhéran et saboter ainsi la fin de la présidence de Jimmy Carter (opération dite " October Surprise "). Puis, sous l'impulsion de l'ex-directeur de la CIA et vice-président George Bush (père), l'administration Reagan utilisa encore la BCCI pour faire transiter les dons saoudiens aux Contras du Nicaragua, et pour faire transiter l'argent de la CIA vers les Mujahidines en Afghanistan. La BCCI est également impliquée dans les trafics d'armes du trader syrien Sarkis Sarkenalian, dans le scandale Keatinga aux USA, dans les affaires du trader Marc Rich, dans le financement du groupe Abu Nidal, etc. En définitive, la banque sombra lorsqu'il fut établi qu'elle blanchissait aussi l'argent du Cartel de Medellin. Elle grugea un million de petits déposants lorsqu'elle ferma ses portes.

Le fait que la BCCI a pu être manipulée, sinon créée, par la CIA ne doit pas surprendre. Il existe une longue tradition bancaire dans les services secrets américains depuis la fondation de l'OSS par des juristes d'affaires et des courtiers de Wall Street. Deux anciens directeurs de la CIA, Richard Helms et William Casey, ont travaillé à la BCCI, ainsi que deux prestigieux agents d'influence de la CIA, Adnan Khashoggi et Manucher Ghobanifar (les principaux traders de l'Irangate). Sans parler de Kamal Adham (beau-frère du roi Fayçal et chef des services secrets saoudiens jusqu'en 1977), du prince Turki al-Fayçal al-Saud (chef des services secrets saoudiens de 1977 à août 2001) et d'Abdul Raouf Khalil (directeur adjoint des services secrets saoudiens).

Pour mémoire, on notera que la BCCI semble avoir aussi joué un rôle occulte en France. Elle aurait notamment servi à masquer le transfert de technologie nucléaire américano-français vers le Pakistan et à payer la libération d'otages. Un homme d'affaires des Hauts-de-Seine, proche de Charles Pasqua, a été inculpé à l'étranger pour son rôle à la BCCI, indépendamment de ses mises en examen en France dans l'affaire Elf-Thinet. Trois ans après la déconfiture de la banque, ce sont ses anciens dirigeants qui jouèrent les intermédiaires lors de la passation du contrat Sawari-II et organisèrent un système de rétrocommissions censé financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur. Les interrogations soulevées par cette vente de vedettes à l'Arabie Saoudite conduisirent Jacques Chirac, dès son arrivée à l'Élysée, à faire placer sur écoute l'ancien ministre de la Défense d'Edouard Balladur, François Léotard.

La BCCI travaillait en étroite collaboration avec la SICO [ 10], filiale suisse d'investissement du Saudi Ben Laden Group, et l'on remarquait parmi ses administrateurs, l'un des frères d'Oussama Ben Laden, Salem.

Un an avant sa banqueroute, la BCCI servit à monter une vaste opération d'enrichissement illicite de George Bush Jr, alors directeur d'une petite société pétrolière, Harken Energy Corporation. Harken emporta les concessions pétrolières du Bahrein, comme rétrocommission des contrats américano-koweïtiens négociés par le président George Bush père [ 11]. Khaled Ben Mahfouz était actionnaire d'Harken à hauteur de 11,5 %. Ses actions étaient " portées " par l'un de ses fondés de pouvoir, Abdullah Taha Bakhsh. Tandis que l'un des frères d'Oussama Ben Laden, Salem, était représenté au conseil d'administration d'Harken par son fondé de pouvoir américain, James R. Bath.

Tenu pour solidairement responsable de la faillite de la BCCI, Khaled Ben Mahfouz fut inculpé aux États-Unis, en 1992. Il parvint à faire lever les charges à son encontre, en 1995, à l'issue d'une transaction avec les créanciers de la banque d'un montant de 245 millions de dollars.

Saleh Idris, quant à lui, est le directeur de la Saudi Sudanese Bank, filiale soudanaise de la National Commercial Bank de Khaled Ben Mahfouz. Il était l'associé d'Oussama Ben Laden dans l'usine pharmaceutique d'Al-Shifa. Au Royaume-Uni, Salah Idris est actionnaire majoritaire d'IES Digital Systems, une importante société produisant des matériels de surveillance high-tech.

La baronne Cox s'est étonnée la semaine dernière à la Chambre des Lords qu'IES Digital Systems, assure actuellement la sécurité des sites gouvernementaux et militaires britanniques les plus sensibles [ 12].

De la BCCI au Carlyle Group

Les principaux responsables et clients de la BCCI se retrouvent aujourd'hui dans le Carlyle Group, un fonds de placement créé en 1987, soit quatre ans avant la déconfiture de la banque. Carlyle gère aujourd'hui un portefeuille de 12 milliards de dollars. Il détient des participations majoritaires dans Seven Up (qui assure la mise en bouteille pour Cadbury Schweppes), Federal Data Corporation (qui a par exemple équipé la Federal Aviation Administration de son système de surveillance du trafic aérien civil) et United Defence Industries Inc. (le principal équipementier des armées américaines, turques et saoudiennes). À travers les sociétés qu'il contrôle, le Carlyle Group arrive au 11ème rang des compagnies d'armement américaines.

En 1990, le Carlyle Group a été mis en cause dans une affaire d'extorsion de fonds. Un lobbyiste du Parti républicain, Wayne Berman, avait racketté des fonds de retraite américains pour financer les campagnes électorales des Bush, l'un de ces fonds avait accepté de verser 1 million de dollars au Carlyle Group pour obtenir un contrat public dans le Connecticut.

The Carlyle Group gère l'essentiel des placements financiers du Saudi Binladen Group.

Parmi ses dirigeants, on trouve Sami Mubarak Baarma, le fondé de pouvoir au Royaume-Uni de Khaled Ben Mahfouz, et Talat Othmann, un ancien administrateur de Harken Energy Corporation, la société qui permit à George Bush Jr de s'enrichir illégalement.
Le Carlyle Group est présidé par Frank C. Carlucci (ancien directeur adjoint de la CIA, puis secrétaire à la Défense). Il est conseillé par James A. Baker III (ancien chef de cabinet du président Reagan, puis secrétaire au Trésor, enfin secrétaire d'État sous Georges Bush père) et Richard Darman (ancien directeur du Budget).
Pour le représenter à l'étranger, le Carlyle Group a recours à John Major [ 13] (ancien Premier ministre britannique) et Georges Bush père [ 14] (ancien directeur de la CIA, puis président des États-Unis).

En France, le Carlyle Group est devenu l'actionnaire de référence du Figaro (cf. RV 99/0422) [ 15].

***

Contrairement à une idée reçue, Oussama Ben Laden n'est pas seulement un sous-traitant de la CIA, employé pour combattre le nationalisme arabe, puis l'URSS, au nom de l'islam radical. Il a été - et sa famille reste - l'un des principaux partenaires financiers de la famille Bush.

S'il est exact, comme le prétendent de nombreux officiels américains, que la famille Ben Laden continue à entretenir des relations avec Oussama et à financer ses activités politiques, alors le Carlyle Group, qui gère les placements financiers du Saudi Binladen Group, serait nécessairement impliqué dans les délits d'initiés. Georges Bush père serait alors l'un des heureux bénéficiaires des manœuvres boursières du 11 septembre 2001.



Affaire Lady D

Gillery réfute la thèse officielle d'un banal accident de la route, dans lequel la princesse Diana trouva la mort le 31 août 1997. L'enquêteur laisse également de côté la théorie du complot selon laquelle le mari de la Reine d'Angleterre aurait commandité l'assassinat de Lady Di pour l'empêcher de mettre au monde un hypothétique enfant conçu avec Dodi Al-Fayed. Même si le réalisateur reconnaît que la princesse de Galles, personnage controversé, était devenue gênante pour l'establishment britannique et pour la famille royale, notamment en raison d'opinions politiques exprimées librement depuis son divorce avec le prince Charles. Selon lui, Diana dérangeait bien des intérêts économiques et politiques. Une série de témoignages viennent corroborer cet état de fait.

Mais la piste que Francis Gillery choisit de creuser concerne avant tout Dodi Al-Fayed. Le fils du milliardaire égyptien Mohamed Al-Fayed et neveu du marchand d'armes saoudien Adnan Khashoggi serait devenu la cible d'intérêts malveillants.

Un portrait d'Al Fayed

Ce documentaire de 90 minutes brosse un portrait du père Al-Fayed, en insistant sur la manière dont il a forcé les portes de la City à Londres, ne se faisant pas que des amis. En pénétrant dans les sphères opaques du business, du luxe, du pouvoir et des groupes d'influence, Gillery rassemble les pièces d'un puzzle complexe. Il aboutit à une hypothèse : Dodi se serait arrêté à Paris de manière inattendue le 30 août 1997 pour négocier une affaire sensible et serait tombé dans un piège, Lady Di l'accompagnant.

Le réalisateur met aussi à mal, l'une après l'autre, les pièces du dossier officiel, et notamment les analyses de sang pratiquées après l'accident sur la dépouille du chauffeur de la Mercedes noire, Henri Paul. Les expertises médico-légales sont toujours contestées en justice. Mais Gillery ne se contente pas de démonter la thèse officielle. Il essaie de trouver une raison technique à cet accident peu banal. Là encore, son analyse est surprenante.

Le 31 août 2007, l'affaire sera frappée de prescription en France. Côté Anglais, une enquête criminelle a finalement été ouverte en janvier 2004. Aucun jugement n'a été rendu. Parmi d'autres éléments édifiants avancés par Gillery, le MI5 et le MI6, les services secrets britanniques, ne pouvaient ignorer les risques que Diana prenait aux côtés de Dodi. Ce documentaire, décidément, dénote avec l'ensemble de la programmation destinée à honorer la mémoire de la princesse.

Il avait rendez-vous avec un Saoudien ou Koweïtien et un Français. C'est le même milieu corrompu par Kashogi à Genève...qui a acheté quelques personnes à Genève pour sortir les fonds Marcos...et Brozicek...et Sanchez...Barschel ... et Gastikah etc


[1] Cf. " Black Tuesday : The World's largest Insider Trading Scam ? " par Don Radlauer, International Policy Institute for Counterterrorism, Israël, 9 septembre 2001. http://www.ict.org.il/articles/arti...

[2] http://www.iosco.org/iosco.html

[3] Cf. " Suspicious Profits Sit Uncollected Airlines Investors Seem to Be Lying Low " par Christian Berthelsen, et Scott Winokur, San Francisco Chronicle, 29 septembre 2001.

[4] Cf. Révélation$, par Denis Robert et Ernest Backes, Les Arènes éd., 2001. http://www.arenes.fr/livres/page-li...

[5] http://www.saudi-Binladen-group.com (depuis le 11 septembre, ce serveur est momentanément indisponible).

[6] François Genoud, exécuteur testamentaire du dr. Goebbels, passait pour " le banquier du IVe Reich ". Il travaillait en lien avec de nombreux groupes anti-juifs dans le monde et finança notamment des actions de " Carlos ".

[7] Les éléments relatifs à la fortune personnelle d'Oussama Ben Laden sont empruntés à une étude non publiée, réalisée par un cabinet privé à la fin de l'année 2000, dont Intelligence OnLine s'est fait l'écho et qui a été largement citée dans la presse.

[8] Cf. Audition de James Woolsey, directeur de la CIA, devant le Sénat US, 3 septembre 1998.

[9] Le scandale de la BCCI a fait l'objet d'une abondante littérature. Nous nous sommes principalement référés à " The BCCI Affair ", report by Sen. Joseph Kerry (D-Mass.) and Sen. Hank Brown (R-Colo.) to the Senate Committee on Foreign Relations, Subcommittee on Terrorism, Narcotics and International Operations, 30 septembre 1992. Texte intégral consultable sur http://www.fas.org/irp/congress/199....

[10] Initialement la SICO se dénommait CYGNET.

[11] Cf. " Fuel for Fantasy ", Forbes, 3 septembre 1990 ; et " Ex-Bush Aide Turns to Stumping for Kuwait... While Jr. Reaps Oil Windfall ", The Guardian, 12 décembre 1990.

[12] " Terror link TVs guard UK ", The Observer, 14 octobre 2001.

[13] Cf. " John Major link to Ben Laden dynasty ", Sunday Herald , 7 octobre 2001.

[14] Cf. " Bush of Arabia ", The Nation, 27 mars 2000 et " Elder Bush in Big GOP Cast Toiling for Top Equity Firm ", The New York Times, 5 mars 2001.

[15] Voir aussi " L'axe Bush-Pasqua ", Amnistia.Net, 6 février 2001. http://www.amnistia.net/news/articl...

Autres commando K liés ?



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Invitation pour coordonner les résistances:

Les risques de guerres et d'explosions nucléaires sont sérieux. Ceux qui n'ont plus rien à perdre peuvent déclencher des catastrophes.

Invitation à réfléchir sérieusement avant qu'il ne soit trop tard.

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Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia

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Image des rings burgondes. Donner à chaque souverain, le peuple est le souverain en Suisse, sa part des créations monétaires volées actuellement par les banques commerciales. La banque nationale suisse doit devenir une coopérative, et pas une société anonyme, qui distribue à chacun et chacune ce qui lui est dû par un dividende social à tous dès la conception ! Voter oui à l'initiative monnaies pleines, monnaies au pluriel qui respectent notamment les wirs, voir www.wir.ch http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Les combats intérieurs.

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Signification des armoiries:chapelle de Gstaad, St Niklaus. Mettons le dragon qui est en chacun de nous sous 7 verrous. Meaning of the coat of arms: Chapel of Gstaad, St Niklaus. Let the dragon that is in each of us within 7 locks. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

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Archives du blog

Les sept verrous qui bloquent le dragon qui est en chacun d'entre nous.

On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

de l’avarice par la libéralité,

de la luxure par la chasteté,

de la colère par la patience,

de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

de la paresse par la diligence et l’ardeur dans le service de Dieu.

Un combat à la fois, un par jour est plus efficace.

Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.

Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont en nous et qui nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire mieux agir en faveur du bien commun.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php

Les conseils du pape François pour se confesser

Dans un petit livret intitulé « Prends soin de ton cœur », offert par le pape François aux pèlerins de la place Saint Pierre après l'Angelus du 22 février, se trouvent différents textes à méditer pendant le carême et un examen de conscience pour se préparer à la confession.

  • Une distribution un peu particulière a eu lieu il y a quelques jours place Saint-Pierre, à Rome. Des bénévoles, parmi lesquels de nombreux sans-abri venus en pèlerinage, ont distribué à la foule réunie pour entendre l'Angelus un petit carnet offert par le pape pour le premier dimanche du carême.
  • Notre cœur doit se convertir au Seigneur, a insisté François lors de l'Angélus. C’est pourquoi, en ce premier dimanche, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la place, un petit livret de poche intitulé "Prends soin de ton cœur". »

Celui-ci rassemble quelques enseignements de Jésus et les contenus essentiels de la foi, comme les sept sacrements, les dons de l'Esprit Saint, les dix commandements, les vertus, les œuvres de miséricorde, etc. On y trouve aussi un examen de conscience dont le pape avait souligné l'importance lors de sa messe quotidienne à la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 11 octobre 2014. « Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur »

I. Petits rappels sur le sacrement de Confession (ou de Pénitence ou de Réconciliation)

Un vrai chrétien a le souci constant de conserver son âme en état de grâce aux yeux de Dieu. Il sait, en effet, d’une part, que nul ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort et que, d’autre part, l’âme, pour être admise au bonheur parfait et éternel du Ciel, doit être entiè­rement purifiée du péché. C’est pourquoi il reçoit volontiers le sacrement de la Réconciliation.

Par ce sacrement, on obtient la rémission de tous les péchés person­nels (quelle qu’en soit la gravité) commis après le baptême. Ce pouvoir qu’avait le Christ, il l’a transmis à ses Apôtres quand, leur apparaissant après sa Résurrection, il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean, XX, 23). Ce pouvoir passa des Apôtres à leurs successeurs.


Tout chrétien doit recevoir ce sacrement au moins une fois chaque année. Il comporte :

L’examen des fautes commises.
Le regret de les avoir commises (Contrition).
La résolution sincère de les éviter à l’avenir.
L’accusation des péchés, au moins graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu.
L’absolution donnée par le prêtre au nom de Jésus-Christ.
L’accomplissement de la pénitence qu’il a imposée (Satisfaction).


Le sacrement de pénitence produit notre propre mort au péché et notre résurrection à la vie en Dieu. Il prolonge ainsi notre baptême et nous prépare à l’eucharistie. Il doit laisser dans nos âmes une immense joie, car c’est un sacrement de vie.


II. Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience

Par une courte prière, demander à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.

S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.

Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surna­turellement : le péché a été "mortel" pour elle.

L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés com­mis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispen­sables pour obtenir le pardon de ses péchés.

Pour exciter en soi le regret de ses fautes, réfléchir durant quelques instants :

au redoutable châtiment du purgatoire ou de l’enfer que l’on a mérité ;
aux souffrances et à la mort que Jésus-Christ endura pour l’expiation de nos péchés ;
à la bonté d’un Dieu d’amour et de miséricorde, offensé par le péché qui a produit une rupture profonde, surtout s’il a été mortel.

Puis, réciter lentement l’acte de contrition.

III. Quelques conseils pour recevoir le sacrement lui-même

Avant de rentrer au confessionnal, ou immédiatement en entrant, suivant la coutume, réciter le « Je confesse à Dieu… » LeConfiteor nous remet devant cette réalité du péché et nous fait accomplir le mouvement de « conver­sion » nécessaire, vers Dieu et vers les autres :

Parce que nous nous sommes opposés à l’Amour tout-puissant, en cherchant à réaliser notre bonheur contre Lui ou sans Lui, nous disons : « Je confesse à Dieu tout-puissant » ;

Parce que nous avons porté atteinte à l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, en nous séparant de tous ceux qui ont coopéré à cette œuvre, notamment de la Mère du Christ, nous disons : « Je confesse … à la Bienheureuse Marie toujours Vierge » ;

Parce que nous nous sommes opposés à l’œuvre de lutte et de fidélité des anges, l’attente des martyrs, des prophètes de l’Ancien Testament, morts pour que le Règne du Messie se réalise, à l’œuvre des apôtres et des saints qui ont travaillé pour le Christ, nous disons : « Je confesse… à saint Michel (vainqueur du démon), à saint Jean Baptiste (dernier des pro­phètes), aux apôtres (représentés par saint Pierre et saint Paul), et à tous les saints » ;

Enfin, parce que notre péché s’est opposé à toute l’Église et nous sépare des autres membres du Corps Mystique que le prêtre représente, en même temps qu’il tient la place de Jésus Christ, nous disons : « Je confesse… à vous, mon Père… ».


Avant de commencer l’énumération des péchés, préciser : le temps écoulé depuis la dernière confession ; un oubli ou une dissimulation de péché grave dans celle-ci ; une ou plusieurs mauvaises communions (en état de péché grave) ; une omission de la pénitence donnée (volontaire ou non).


Accuser sincèrement tous les péchés mortels que l’on a commis, avec leur nombre et les circonstances qui les ont modifiés (aggravés, allégés), comme par exemple, les péchés commis avec d’autres personnes qu’on a ainsi scandalisées, ou qu’on a entraîné au péché.

L’accusation des péchés véniels n’est pas indispensable car on peut en obtenir le pardon par d’autres moyens que la confession, par exemple la prière, l’aumône, la pénitence… Pourtant, cette accusation est fort conseillée car, par le sacrement de la Confession, on obtient des grâces spéciales pour éviter ces péchés véniels à l’avenir.

Dans le cadre de confessions régulières, on peut dire où l’on en est par rapport à son défaut dominant, ou par rapport à ses résolutions.

Si l’on est troublé ou que l’on a peur, ou tout simplement si on hésite, on peut demander au prêtre de nous interroger, ou de nous renseigner sur la gravité d’un péché.

Terminer par : « Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne ».


Ecouter avec attention le mot d'exhortation du prêtre. Avant l'absolution, bien regretter ses péchés, et réciter à cet effet l'acte de contrition : « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »


Après la confession, accomplir la pénitence imposée par le confesseur au plus tôt, afin de ne pas l’oublier ; remercier Dieu du pardon obtenu ; renouveler sa résolution d’éviter tout péché à l’avenir, surtout le péché grave.


Examen de conscience détaillé

Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.


Examen sur les commandements de Dieu

1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »

Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fré­quentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…


2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »

Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…


3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »

Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe domini­cale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…


4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »

Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…

Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur édu­cation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…


5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »

Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scan­dales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silen­cieuse…


6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… »

Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…

Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…

Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…


7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »

Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…


8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »

Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calom­nies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…


Examen sur les commandements de l’Église

Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.

Tu te confesseras au moins une fois l’an.

Tu communieras chaque année au Temps pascal.

Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).

Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).


Examen sur les péchés capitaux

ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…

AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …

LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.

ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…

GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…

COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, res­sentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…

PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…


Examen sur les devoirs d’état

N.B. L’examen suivant est très détaillé, et reprend en partie ce qui a déjà été vu auparavant.


Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :


1. Devoirs personnels de chrétiens :

Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?

Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?

Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Sei­gneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?

Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?

Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?

Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?

Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?

Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?

Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accom­pli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?

Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?

N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?

Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?


2. Devoirs envers le prochain :

Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?

La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les sou­lager ?

Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?

N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?

Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des im­prudences dans le travail, le sport ou sur la route ?

En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, rail­lerie, médisance, calomnie, secrets ré­vélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scan­dale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.


3. Devoirs familiaux :

Enfants :

Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?

Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?

Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?

N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?

Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?

Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?


Personnes mariées :

Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?

Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?

N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les pro­blèmes de ma famille ?

N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?

N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?

La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?

N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?

Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?

Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?

Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?

Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?

Est-ce que je leur donne le bon exemple ?

Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?

Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?

Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?

Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?


4. Devoirs professionnels :

Enfants :

Ai-je manqué l’école par ma faute ?

Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?

Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?


Adultes :

Ai-je négligé mon travail ?

Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?

Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?

Ai-je pris ma place dans les organisa­tions professionnelles ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en res­pectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?


5. Devoirs civiques :

Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?

Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les pro­blèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?

Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orienta­tion ? Ai-je su accepter les charges mu­nicipales ou autres en les envisageant comme un service ?

Ai-je choisi mes représentants en fonc­tion de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?

Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce, euthanasie, pacs, etc.) ?

Examen de conscience pour Adultes

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Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.

"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez." (Jean XX : 21-23)

"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)

"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.

Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:

Matière grave
Pleine connaissance
Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires:

Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession .
La confession est secrète, c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)

L'amour de l'argent est la racine de tous les maux, c'est une idolâtrie...

Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
Ai-je trahi Dieu?
Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.

Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.

Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.

Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
En ce qui concerne mes enfants:

Ai-je négligé leurs besoins matériels?
Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
Ai-je veillé à leurs compagnies?
Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
Leur ai-je donné un mauvais exemple?
Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
Ai-je gardé la modestie à la maison?
Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

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1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.

Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.

Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
Ai-je opprimé quelqu’un?
Ai-je désiré la vengeance?
Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
Ai-je été jaloux ou envieux?
Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement? (c’est à dire avec des aliments sains)
Ai-je manqué à la correction fraternelle?
Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple?
Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?

Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.

Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés en dehors du mariage ?
Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet en dehors du mariage?
Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
Ai-je consenti à des regards impudiques?
Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé en dehors du mariage?

Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.

Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
Ai-je endommagé le bien des autres?
Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
Ai-je triché ou fraudé?
Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
Ai-je acquis un bien notoirement volé?
Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
Ai-je été avare?
Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.

Ai-je menti à propos de quelqu’un?
Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
Ai-je révélé les péchés d’autrui?
Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
Ai-je flatté les autres?

Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.

Orgueil..............................................Humilité
Avarice............................................Libéralité
Luxure.............................................Chasteté
Colère...............................................Douceur
Gourmandise....................................Tempérance
Jalousie...........................................Amour fraternel
Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil

La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
Ambition
Mépris des autres
Colère / Vengeance / Ressentiment
Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?

Le conseil
Le commandement
Le consentement
La provocation
La louange ou la flatterie
La dissimulation
La participation
Le silence
La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.

Le meurtre volontaire
La Sodomie ou le Lesbianisme
L’oppression des pauvres
La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.

Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?

Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.

L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:

Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).

Prière pour une bonne confession

O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Note Finale

N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.

Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen.


EXAMEN DE CONSCIENCE POUR ADULTES

Résumé: Il faut rechercher au moins tous les péchés mortels dont on se souvient et qui n’ont pas encore été confessés dans une bonne confession et à un prêtre ayant les pouvoirs pour absoudre. Un péché est mortel s’il y a : gravité de matière, pleine connaissance et plein consentement. Indiquer, dans la mesure du possible, leur espèce et leur nombre (même pour les désirs). Pour cela on demande à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes et on s’examine sur les Dix Commandements et les préceptes de l’Église, sur les péchés capitaux et les devoirs de notre état. Il faudra penser à accuser également les péchés qui ont pu être commis par omission. N.B.: La confession est sacrilège lorsqu’on a volontairement caché des fautes mortelles. COMMANDEMENTS DE DIEU l er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. » Dieu est-il au centre de ma vie ? Est-il bien pour moi un Père à l’amour duquel je réponds par un amour total et une généreuse obéissance ? Jésus est-il vraiment mon Maître et mon modèle, celui dont je vis par la foi et les sacrements ? Manquements par omission ou négligence dans les prières (matin, soir, dans les tentations) et la réception des sacrements. Tiédeur. Respect humain pour manifester sa foi. Parole ou acte contre la religion. Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique. Superstitions, spiritisme. Avoir tenté Dieu. Péchés contre la foi : refus d’adhérer à une ou plusieurs vérités révélées. Doutes volontaires. Négligeance dans sa sa propre formation religieuse. Lectures, émissions et spectacles portant atteinte à la foi ou à la morale. Péchés contre l’espérance : manque de confiance en la bonté et la providence de Dieu. Découragement, désespoir. Compter sur ses seules forces. Prétexter de la bonté de Dieu pour pécher. Ne pas désirer le ciel. Péchés contre la charité : indifférence par rapport à Dieu ; absence de prière et de pratique religieuse. Sacrilèges en profanant les choses saintes, en particulier confessions (incomplètes volontairement) et communions sacrilèges (reçues en état de péché mortel). Envers le prochain : refus de voir Dieu dans nos frères; haines, mépris, moqueries ; refus d’assister son prohain dans les graves nécessités. 2e Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect. » Transgresser les serments et vœux faits en son nom. Associer son nom à des serments faux ou inutiles. Blasphémer son nom, celui de la Vierge ou des saints. Prononcer des imprécations contre soi ou contre autrui. 3e Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Avoir manqué à la sainte Messe par sa faute, y être arrivé en retard. Avoir fait ou fait faire “des travaux et des occupations qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur, ou la détente convenable de l’esprit et du corps” (can.1247). Avoir été à des amusements ou réunions dangereuses pour la foi ou les mœurs. 4e Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Enfants de tous âges : Manque d’amour, de respect, d’obéissance (dans les limites de leur autorité), de reconnaissance et d’assistance (matérielle, spirituelle) aux parents. Parents : ne pas témoigner de l’affection à tous ses enfants ; ne pas leur donner l’exemple d’une vie vertueuse et chrétienne. Envers ceux encore sous leur dépendance : Association Notre Dame de Chrétienté manquements dans leur formation humaine et chrétienne (instruction religieuse, choix de l’école); et dans ses devoirs de surveillance, de conseil et de corrections nécessaires. Tous : disputes d’intérêt en famille. Manquements dans l’accomplissement du travail dans le respect dû à l’autorité (dans le métier, la vie collective) ou dans les responsabilités des dirigeants (conditions de travail honnêtes, juste salaire, respect vis-à-vis des employés). Insoumission aux lois civiles justes (impôts, service militaire, devoir civique). 5e Commandement : « Tu ne tueras point. » Meurtre, tentative de suicide, imprudence exposant à tuer ou blesser son prochain (sport à risque, transgression grave et volontaire du code de la route, conduite en état d’ivresse). Colères, disputes, vengeances, refus de pardon, rancunes, envie, jalousie, drogue. Excès dans les boissons, gourmandise. Attitude insultante et scandaleuse. Participation (par action ou par omission), à la stérilisation, à l’avortement, à l’euthanasie, au suicide. Incitation à la violence, à la lutte des classes. Haine raciale ou ethnique. 6e et 9e Commandements : « Tu ne commettras pas d’impureté. Tu n’auras pas le désir impur volontaire. » Pensées, désirs et actes commis seul ou avec d’autres contre la pureté. Conversations et chansons déshonnêtes. Lectures, spectacles (TV, films,...), fréquentation de lieux exposant à l’impureté. Responsabilité dans le péché d’autrui (danse, mode et attitude provocantes). Personnes mariées : Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse. Moyens contraceptifs, ponctuels ou permanents. Refus des droits du conjoint. Adultère (pensées, désirs, actions). Infidélité affective. Liaison extra-matrimoniale. Divorce. “Remariage”. Fiancés : Manifestations de tendresse excessivement sensuelles. Relations pré matrimoniales. Cohabitation. 7e et 10e Commandements : « Tu ne voleras pas. Tu ne désireras pas injustement le bien des autres. » Participation direct ou indirect à des vols, fraudes, injustices. Dettes impayées. Non restitution. Recel d’objets volés. Tort causé dans les ventes, contrats, transactions. Tricheries. Fraudes. Pots de vin. Non-respect des lois sociales justes sur le travail, les assurances... Travail bâclé ; perte de temps. Dépenses excessives, par luxe, vanité, etc. Gaspillage. 8e Commandement : « Tu ne mentiras point. » Mensonges. Faux témoignage. Accusations injustes. Jugements téméraires. Calomnies (personnes ou institutions). Secrets violés. Médisances, ragots. Refus de réparer ou de rectifier COMMANDEMENTS DE L’ÉGLISE 1. Tu sanctifieras les dimanches et fêtes d’obligation (en France : Noël, Pâques, Ascension, La Pentecôte, Assomption, Toussaint) : par l’assistance à la messe et l’abstention d’activités contraires à la sanctification du jour du Seigneur (voir 3e commandement de Dieu). 2. Tu te confesseras au moins une fois l’an. 3. Tu communieras chaque année au Temps pascal (de Pâques à la Pentecôte). 4. Tu jeûneras ou feras abstinence les jours fixés. Jeûne et abstinence: Mercredi des Cendres et Vendredi Saint ; abstinence : tous les vendredis de l’année (les vendredis autres que ceux du Carême, on peut remplacer l’abstinence par une autre pénitence). 5. Tu contribueras selon tes moyens aux dépenses de l’Eglise. Association Notre Dame de Chrétienté DEVOIRS D’ÉTAT 1. Devoirs de chrétien : effort pour tendre à la perfection de la charité ; témoignage de cohérence entre la foi et les œuvres ; fidélité à la vocation reçue de Dieu ; dimension apostolique de sa vie ; approfondissement de sa foi ; aide à l’Eglise ; respect et obéissance à la hiérarchie dans ce qui dépend de son autorité. 2. Devoirs dans la famille : fidélité et don de soi dans le mariage ; générosité dans la procréation et l’éducation des enfants ; amour et entraide ; affection et assistance aux ascendants. 3. Devoirs dans la profession application au travail ; sens de la justice dans les rapports professionnels, dans les contrats. 4. Devoirs dans la cité : participation à la vie de la cité, devoir électoral ; respect des lois justes ; effort pour faire changer les lois injustes (avortement, ...) ; solidarité avec les plus démunis. MAÎTRISE DE SON TEMPÉRAMENT Il faut soumettre à la raison et à la loi de Dieu les passions déréglées par le péché originel et nos propres péchés. On distingue sept tendances qui nous inclinent au mal : - l’orgueil : amour désordonné de soi-même qui engendre l’ambition, la présomption, la vaine gloire, les attitudes hautaines, les vanités mondaines. - l’avarice : attachement désordonné aux richesses qui engendre l’injustice, l’endurcissement du cœur, le défaut de générosité pour faire l’aumône, l’aveuglement de l’esprit. - la luxure : vice contraire, voir 6e et 9e commandements. - L’envie : nous attriste à la vue des qualités ou des succès d’autrui ; engendre la calomnie, la jalousie, les discordes, les actions portant tort à autrui. - la gourmandise : excès dans le manger et le boire (alcoolisme) qui met en danger notre santé et nous fait perdre la possession de nous-mêmes. - la colère : fait perdre le contrôle de soi-même et porte aux injures, querelles, coups... - la paresse : incline à fuir l’effort dans le travail, l’accomplissement des devoirs. Association Notre Dame de Chrétienté

Mit freundlichen Grüssen

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely
Saludos cordiales
בברכה, בכבוד רב
С уважение
ขอแสดงความนับถือ
你的真诚的
المخلص

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement ! Comme à Chypre et en Grèce... Arnaque de la création monétaire du néant, ex nihilo... Grâce à monnaie-pleine, on peut rédiger ensemble un projet de loi d'application ou un contre-projet et reprendre ainsi toutes les meilleures solutions, BNS, RBI, monnaie, crédits, etc...

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Thème pour l'année 2016: Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Invitations 2017
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Donner à chaque souverain, le peuple est le souverain en Suisse, sa part des créations monétaires volées actuellement par les banques commerciales. La banque nationale suisse doit devenir une coopérative, et pas une société anonyme, qui distribue à chacun et chacune ce qui lui est dû par un dividende social à tous dès la conception ! Voter oui à l'initiative monnaies pleines, monnaies au pluriel qui respectent notamment les wirs, voir www.wir.ch
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

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